LA CI RE D ALTITUDE
dant 3 jours : la proiluclion de CO^ revient à G litres 740 et s'y maintient (fig. 49).
Nous avons fait quatre autres expériences iJenliques qui ont donné des résultats comparables.
Interprétons ces faits.
Au moment où tombe la pression, l'oxygène otTert aux combustions organiques diminue subitement; les combustions
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Fig. 4S. — (Jrapliique longlomps à une
représentant la ([uantité de CO-^ produite par un animal lai dépression eorrespondant à une altitude de 30U0 mètres.
diminuent aussi. Puis les globulins commencent à se former, l'hémoglobine les teint et les combustions se restaurent au point de dépasser la normale. Le jour où la pression revient à son chiffre habituel, il y a du même coup un changement dans les combustions qui ramène le chiffre ordinaire quelquefois avec la persistance d'un léger excès.
En somme, tout cela concorde parfaitement avec ce qui a été vu par Sellier. Cela concorde même avec ce qu'ont vu Veraguth à S'-Moritz, et Mermod à Sainte-Croix. Tous deux ont affirmé
ACTION DE L'aLTITLDE SUR LA NUTRITION ]9t
une légère augmentation dans les combustions organiques à l'altitude.
Il convient du reste de ne pas s'en tenir, en cette matière, à la seule expérience du laboratoire. Il est certain, qu'en montagne, l'appétit, provoqué par l'air frais, la marche, déterminent une nutrition bien plus active et des combustions plus intenses.
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