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Fig. 41.1. — Graphique l'epré.-^fiiUiit la production d'acide carbonique lerelle maintenue à une dépression correspondant à une altitude 3000 mètres.
Nous en avons la preuve par les faits cliniques.
Excrétion de l'azote. — H y a très peu de recherches sur ce point parce qu'elles sont aussi difficiles à faire au laboratoire qu'en montagne. Paul Bert affirme que sous l'influence de la pression l'azote excrété diminue considérablement; seulement il ne soumettait les animaux à cette diminution que pendant quelques heures et les oxydations mettent plus que cela pour arriver à l'urée qu'il dosait. Il avait entrevu que la quantité de l'acide urique ne change pas.
192 LA r.i RE d'altitlde
La critique que nous venons de faire s'ap{)lique à Fraenkel et Geppert, qui, eux, ont trouvé chez des chiens soumis au vide dans des cloches une grande augmentation du taux de l'urée éliminée : leurs résultats ne sont pas plus sûrs que ceux de Bert et, de plus, ils ne concordent pas avec la vraisemblance.
Que survient-il dans le cas de l'acclimalemenl pendant un long séjour? Nous avons dosé l'azote total éliminé par nos tourterelles dans l'appareil déjà décrit. Les variations ont été si minimes que nous les considérons comme rentrant dans les erreurs possibles d'expérience. Il est vrai que nous expérimentions chez les oiseaux, <|ui ne rendent guère que de l'acide urique, et, de l'avis général, celui-ci ne varie pas.
Veragulh a fait sur lui-même un certain nombre de recherches : il a dosé, par la méthode de Liebig, l'urée qu'il excrétait et, par la pesée, l'acide urique qu'il rendait. Voici les conclusions auxquelles il arrive :
1° Dans les premiers jours passés dans un climat de hautes montagnes, il se produit une augmentation de la sécrétion urinaire, suivie d'une diminution de la même fonction pendant plusieurs jours. Ensuite la quantité d'urine en vingt-quatre heures se rapproche de la moyenne, pour rester constamment un peu au-dessous de celle-ci. Le poids spécifique suit toutes ces oscillations, mais en proportion inverse;
2" La quantité d'urée éliminée est considérablement diminuée pendant les premiers jours : ensuite elle augmente un peu pendant un espace de temps assez court, pour rester dans la suite constamment au-dessous de cette moyenne;
3" L'élimination de l'acide urique n'est pas influencée par le changement de climat;
4" Au retour dans la plaine, on voit revenir les quantités d'urine, d'urée et d'acide urique aux chiffres qu'ils avaient avant le séjour dans les hauteurs.
En résumé, ces conclusions concordent avec tout ce que nous avons vu et dit jusqu'à présent. Il eût été étonnant qu'il y eût une différence entre l'entrée du produit oxydant et la sortie des