‹ La cure d'altitude [electronic resource]Chapitre 36 sur 101 · PROCÉDÉS DE LA CURE D'ALTITLDE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DE LA CURE D'ALTITLDE

bant » leurs centres nerveux; tandis que les cellules où s'endort pour ainsi dire la force vitale fonctionneraient avec autant d'énerg-ie cjue de régularité, si on leur fournissait l'excitation nécessaire.

« Ce qu'il y a de certain, c'est que la cure d'altitude conduite suivant la barbare métbode de Rikli a guéri, à ma connaissance, plusieurs malades traités vainement par tous les agents pharmaceutiques. 11 est vrai que ces malades n'étaient ni des tuberculeux, ni des cardiaques, mais des neurasthéniques arthritiques, malades si nombreux à notre époque, et dont la vie est empoisonnée par les souffrances les plus diverses, sans qu'aucun de leurs organes soit lésé. »

Il reste bien entendu que je n'ai cité ce singulier traitement que pour mémoire. Je répète que je ne le connais que par ce que j'en ai entendu dire et que je serais bien étonné d'apprendre qu'il ait pris une grande extension quelque part et surtout dans notre pays.

Cure d'CErtel. — Certains malades se rendent à la montagne pour faire disparaître un commencement d'obésité. D'autres, emphysémateux ou cardiaques, ont besoin de soins spéciaux si on veut les faire profiter de la cure d'air... Qîrlel a imaginé de faire tracer dans la montagne des sentiers en pentes graduées qui sont numérotés et mesurés quant à leur longueur et leur inclinaison. On gradue l'exercice en faisant accomplir tel ou tel travail à mesure que se fait l'acclimatement à l'altitude et à la fatigue.

Les stations de cure d'CErtel ne sont jamais à grande hauteur, on le conçoit. Yoici les localités oii il est le plus facile de la mettre en pratique. Macolin (900 m.), Baden (382 m.), Coire (590 m.), Davos (1560 m.), Eglisau (337 m.), Gersau (440 m.), Langenbrïick (730 m.), Tarasp (1185 m.), Witznau (440 m.), Schauenbourg (486 m.). Un certain nombre de ces localités n'étant pas des stations d'altitude, leur description ne figurera pas ci-après. Le lecteur qui voudra les connaître pourra se reporter au livre de De la Harpe sur la Suisse balnéaire.

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