VI AVANT-PROPOS
triu'tifs, il s'introduit on nous par nos aliments, par l'eau que nous buvons, |)ar l'air niènic que nous respirons.
Si bien qu'il est partout. Le pneumoco([ue vit dans noti'e salive, et voilà que Straus vient de nous ai)pren(lre que le terrible baeille de la tubereulose se trouve presque ehez cbaeun de nous, noyé dans les mucosités de nos fosses nasales.
Et pourtant nous n'avons pas tous des pneumonies, nous ne devenons pas tous phtisiques.
C'est que, comme on l'a dit, c'est peu de chose d'être ensemence^ ce qu'il faut, c'est ne pas (jenner.
Pouvons-nous, quand les bacilles de la fièvre typhoïde se voient dans nos eaux, aftii mer que nous n'en ingurgiterons pas quelques-uns? (Juand le bacille de la tuberculose existe dans les poussières qui flottent autour de nous, pouvons-nous être sur de ne pas le respirer? Quand le microbe du choléra pullule dans noti'e tleuve, pourquoi qu(dques-uns seulement succombent-ils à ses atteintes? Pourquoi les plus faibles, les moins bien nourris, les débilités?
C'est qu'à côté du parasite qui attaque il y a autre chose : l'économie qui résiste. Le grain de blé qui tombe dans le sable sec ne germe pas, le bacille qui vient s'implanter sur un tissu dans un certain état meurt sans se développer. Quel est cet état? Nous n'en savons rien : c'est une chimie que feront nos successeurs.
Mais si nous ignorons sa nature, nous savons le réaliser. Nous savons produire un organisme résistant, endurci et sur lequel ne pros|)èrent i)as les germes pathogènes.
Je ne me fais pas d'illusions et je sens fort bien tout ce qu'a encore de vague ce que j'affirme. Mais la réalité des faits est pour moi.
Les cures hi/giénir/ues ont remplacé la poly[)harmacie de