‹ La cure de déchloruration dans le mal de Bright et dans quelques maladies hydropigènesChapitre 10 sur 41 · ÉQUILIBRE CHLORÉ DE L’ORGANISME NORMAL · texte numérisé non relu

ÉQUILIBRE CHLORÉ DE L’ORGANISME NORMAL

bilan des chlorures. — Ce bilan ne peut fournir de renseignements précis que s’il est établi par nychtémère et suivi pendant plusieurs jours consécutifs. On ne saurait trop répéter que l’appréciation des quantités de chlorures urinés n’a de signification que par la comparaison des chlorures ingérés.

Pour connaître exactement la quantité des chlorures absorbés, il faut distinguer Jes cas où le sujet est au régime lacté, au régime déchloruré ou au régime salé ordinaire.

S’il est au régime lacté, il suffit de connaître la quantité de lait absorbé pour en déduire, d’après des moyennes bien connues, la quantité de chlorures absorbée.

S’il est à une alimentation déchlorurée, on sait que la ration d’entretien comporte à peu près lgI’,50 de chlorures naturels et il suffit de prendre ce chiffre comme moyenne des chlorures ingérés.

Si enfin, le sujet veut prendre un régime salé, il lui faut de toute nécessité peser exactement chaque jour la quantité de sel dont il additionnera ses aliments pour les besoins culinaires. Il est bon d’employer du sel chimiquement pur, car le sel de commerce contient couramment de 10 à 15 p. 100 d’eau et d’impuretés, comme nous l’avons vérifié. Supposons qu’un tel sujet prenne chaque jour 5 grammes de sel pour la préparation de ses aliments; en ajoutant à ce chiffre celui qui représente la petite quantité de chlorures naturellement contenue dans les substances alimentaires, on obtient un total de 6Br,50 qui correspond d’une façon suffisamment exacte à la quantité de chlorures ingérée.

On peut ainsi graduera volonté l’épreuve de la chloruration alimentaire et, comme nous le verrons plus loin, la réaliser pour le plus grand profit du malade avec un régime très peu chloruré.

Il est indispensable, sous peine de commettre des erreurs grossières, de recueillir l’urine totale des vingt-quatre heures. La proportion de sel par litre d’urine ne fournit aucune indication utile. Pendant les jours d'épreuve, il faut adopter une heure fixe pour le début du nychtémère; 1 heure du réveil est celle qui convient le mieux à cause de l’éloignement du repas précédent : elle permet de réduire à leur minimum les causes d’erreur provenant des variations de la digestion et de la rapidité de la sécrétion rénale.

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