‹ La cure de déchloruration dans le mal de Bright et dans quelques maladies hydropigènesChapitre 30 sur 41 · COMPOSITION DES RÉGIMES DÉC1ILOHURÉS · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES RÉGIMES DÉC1ILOHURÉS

L’eau peut être additionnée de sucre, de citron, de sirop, au goût du malade.

Le thé, le café , la bière , le cidre ne renfermant que des quantités de chlorures tout à fait négligeables, et étant légèrement diurétiques, peuvent être prescrits avec mesure.

Le vin , qui a été si longtemps proscrit de la table des brightiques avec la sévérité que l’on sait, ne nous a jamais paru, a dose modérée, présenter le moindre inconvénient chez les divers malades que nous avons suivis.

Les conserves, les viandes salées ou fumées, les différentes espèces de charcuteries, la choucroute, le pain ordinaire, les huîtres et les moules, les poissons de mer, la plupart des fromages doivent tout naturellement être toujours proscrits du régime, même dans les périodes où l’on est amené à en adoucir la sévérité et à permettre une l'aihle chloruration. Certains de ces produits artificiellement salés renferment une quantité véritablement énonne de chlorures. 11 suffit pour s’en convaincre de jeter un coup d’œil sur les tables de Kônig ou sur les ch i lires rapportés par Munk et Ewald (1), A. Gautier et les divers auteurs qui se sont occupés d’alimentation.

Le lait, dont on connaît depuis longtemps les bons effets au cours de certaines néphrites, doit avant tout ses qualités à sa pauvreté en sel; on a fait souvent avec lui de la déchloruration sans le savoir. Il reste toujours un aliment utile et commode à faire entrer dans le régime et il est bon de ne pas oublier qu’on a en lui un aliment qui, dans certaines circonstances, peut, à lui tout seul, suffire pendant un temps à la nutrition d’un malade; il fournit l’appoint important du régime lactovégétarien, qui est déjà une alimentation mieux appropriée que le régime lacté pur, à condition que l'on n'ajoute pas de sel aux végétaux herbacés ou amylacés qui le composent.

Le lait ne doit plus cependant être considéré comme l’aliment inofïensif que l’on peut donner sans compter aux

(1) D’après Munk et Ewald (Traité de diététique , Irad. française, Paris, 1897, p. 147), la viande.de porc salée contient 5 p. 100 de chlorure de sodium, la morue 8,5 p. 100, le hareng 14 p. 100, les anchois 20 p. 100. Le caviar, d’après Konig (Chemie der menschlichen Nahrungs und Geriussmitlcl, 1904, Bd 11. p. 572) en contiendrait 0.20 p. 100. Le Bourre salé, d’après Duclaux (Le lait, Paris, 1894), en renferme de fi à 7 p. 100.

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