COMPOSITION DE LA DATION
briglitiques cl il faut se garder de penser que l’on a rempli loutes les indications diététiques en imposant strictement a ces malades le régime lacté. Donner du lait sans compter aux briglitiques, c’est les exposer à prendre un régime trop chloruré et trop hydraté pour certains d’entre eux et en tous cas toujours liyperalbumineux. Le lait nécessaire pour une ration d’entretien, contient en effet près de 1 fois plus de chlorures qu’un régime mixte déchloruré susceptible de subvenir aux mêmes besoins, soit 5R1',50 au lieu de lgr,5(f; il contient enfin environ 3 litres d’eau et au moins 120 grammes d’albumine, c’est-à-dire plus que n'en comporte la ration normale.
D’autre part, le régime lacté absolu est souvent mal supporté, il est à la longue débilitant et beaucoup de malades finissent par en éprouver le dégoût; d’autres souffrent, par son usage, de dyspepsie gastrique ou intestinale.
La quantité des albuminoïdes à prescrire est au moins aussi importante à fixer que leur provenance. Le régime lacté ne doit pas être systématiquement opposé au régime carné, comme on l’a l'ait trop longtemps. 11 ne faut pas perdre de vue qu’un litre de lait contient au moins autant d’albumine que 180 grammes de viande. La viande n’est pas pour le brightique un aliment nocif, pourvu que la ration en soit à peu près proportionnée à la quantité d'azote dont les reins peuvent assurer le passage, sans forcer l’accumulation d’urée dans le sang.
composition de la NATION. — Nous connaissons maintenant les aliments, qui, privés de sel, peuvent entrer dans le régime d’un brightique, mais comment en composer la ration?
Nous avons montré dans nos premières observations d’étude que, chez un brightique épithélial à grands œdèmes et à grosse albuminurie, on pouvait, en pleine poussée aiguë, voir l’albuminurie diminuer et les œdèmes s’effondrer en remplaçant les 3 lilres 1/2 de lait qu’il absorbait par un régime isothermique et isohydrique dans lequel il entrait 100 grammes de viande crue, 100 grammes de sucre, 80 grammes de beurre, 500 grammes de pain ou 1000 grammes de pommes de terre. L’emploi de telles quantités montre jusqu’à quelle dose on peut élever, chez certains malades, la ration de ees diverses