‹ La cure de déchloruration dans le mal de Bright et dans quelques maladies hydropigènesChapitre 32 sur 41 · COMPOSITION DES RÉGIMES DÉCFILORURÉS · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES RÉGIMES DÉCFILORURÉS

substances, tout en tirant de la cure de déchloruration tous les bons effets qu’on est en droit d’en attendre. Dans la pratique il est inutile d’atteindre de telles quantités qui fournissent un nombre de calories supérieur à celui dont a besoin l’homme au repos ; on doit commencer par un régime moins substantiel. Depuis longtemps déjà (1) nous prescrivons couramment aux brightiques, en même temps que des substances amylacées suivant leur appétit et suivant les circonstances, 10U à 200 grammes de viande par jour, ce qui donne un chiffre restreint d’albumine.

Gadaud (2) a rapporté les différents menus qui sont donnés aux malades de notre service; il a indiqué la ration moyenne suivante qui s’applique à un grand nombre de brightiques et qui est celle (pie nous commençons par prescrire aux malades qui entrent avec de l’appétit, et cela alors même qu’ils sont chargés d’œdèmes : pain déchloruré 200 gr., viande 200 gr., légumes 250 gr., beurre 50 gr., sucre 40 gr., eau 1 lit. 1/2, vin 30 centilitres, café 30 centilitres.

Avec un peu d’habitude, les malades qui doivent pendant longtemps s’astreindre à un tel régime, arrivent à reconnaitre au jugé les portions qui leur sont permises avec une exactitude suffisante pour qu’ils n’aient plus besoin, au bout d’un certain temps, de les peser d’une façon constante.

Le régime que nous venons d’indiquer donne environ 1500 calories, chiffre suffisant pour un malade au repos, et 00 grammes d’albumine qui assurent la quantité d’azote nécessaire pour la conservation et la régénération des tissus.

Il y a toujours intérêt pour des malades, dont les humeurs sont encombrées d’un excès de molécules, à observer une diète relative. L’élimination de ces molécules en excès impose déjà à leur rein un travail suffisant qu’il faut éviter d’accroître par un régime trop substantiel.

Une telle ration n’a rien d’immuable, elle n’est qu'une moyenne et la proportion des diverses substances qui la composent peut être sans cesse modifiée par le médecin, suivant la marche de la maladie, suivant la tolérance et suivant l’appétit des malades.

(1) F. Widal, La cure de déchloruration dans le mal de Bright (Arch. çjéii. de méd,. 1 1)04, p. 1293).

(2) Gadaud, Thèse citée.

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