CONTRÔLE RADIOGRAPHIQUE. ACTION DU BAIN DE SOLEIL SUR LE SQUELETTE
résistance des malades, la virulence du germe morbide ou des infections surajoutées varient dans des proportions qu'il est impossible d'apprécier à l'origine. On ne peut donc prévoir à l'avance jusqu'où les lésions vont s'étendre ni quand elles rétrocéderont. Dans la coxalgie, par exemple, un foyer de la tête peut s'ouvrir vers la partie supérieure, amener une érosion du sourcil cotyloïdien et de l’'ililum: la cavité articulaire se trouve alors déplacée vers le haut en même temps que la tête du fémur est plus ou moins diminuée par les pertes de substances. D'autre part on voit souvent la guérison survienir avant que les progrès de la maladie soient allés aussi loin. En sorte qu'on serait tenté d'attribuer à tout processus morbide une vitalité particulière ayant pour conséquence une succession déterminée de phénomènes dont le cours ne saurait être interrompu. En somme, le pronostic de la coxalgie ne peut être établi que sur plusieurs radiographies prises à de longs intervalles quoique le siège du fover et le degré de dystrophie squelettique permettent cependant de s’en faire d'emblée une idée approximative. Les rayons X font constater en pareil cas que. contrairement à ce que donne la méthode opératoire, la ouérison par l'héliothérapie conserve des segments d'os ou de membre que l'intervention de choix aurait nécessairement sacrifiés. La résection d'une tête fémorale, qui constitue une mutilation grave, est d'autant plus injustifiée que — l'expérience l'enseigne tous les jours — souvent le tiers ou la moitié seulement de cette tête seront détruits par la maladie. Lorsqu'il y à migration vers le haut de la cavité cotyloïde, la fonction articulaire se rétablit quand par sclérose cicatricielle la nouvelle cavité et les restes de la tête sesont franchement.délimités. Quoi qu'on en ait dit, ce”rétaz blissement de la mobilité n'est pas une conséquence de Ia destruction complète ‘du tissu osseux: il est bien plutôt dû à la formation d’une véritable néarthose au niveau de l’ancienne articulation et souvent même à une véritable « restitutio ad integrum » de cette articulation.
Le mal de Pott guéri présente tous les stades intermédiaires entre la légère perte de substance et l’écrasement ou la destruction complète de vertèbres entières. On constate comme caractéristiques de la guérison, des contours nettement dessinés et souvent une soudure de 2 ou plusieurs vertèbres malades en un bloc unique et résistant. Les abcès ossifluents qui sont généralement bien visibles se résorbent ou se calcifient.
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Dans Îles arthrites du genou, le processus morbide s'étend parfois très loin du côté de la diaphvyse : une restitution à peu près complète est cependant la règle. Les cavernes et les pertes de substance qu'on rencontre, surtout chez les adultes, se comblent et S’égalisent peu à peu en même temps que les fonctions se rétablissent. Dans les formes purement synoviales la tendance à la guérison est plutôt lente.
Dans la tuberculose du pied, on voit l'articulation tibio-tarsienne reprendre sa forme normale tandis que la fonction se rétablit en général complètement. Les lésions des os du tarse guérissent le plus souvent par synostose des petites articulations sans que la mobilité générale du pied en soit entravée.
Au niveau du coude, il se constitue parfois avec les débris de l'extrémité supérieure du cubitus des néarthroses dont le fonctionnement est excellent quoique lamplitude des mouvements soit un peu diminuée après la guérison.
Dans la spina ventosa de la main, 1l s’agit en général d’une association des formes périostique et centrale. Des fragments de phalanges, des os du carpe peuvent fondre par suppuration ou être éliminés comme séquestres. En se rétractant, la plaie donne naissance à des néarthroses de formes bizarres. Cependant des articulations qui paraissaient au début très fortement compromises, reviennent à l’état normal. Les exostoses d'origine périostique se soudent à la couche compacte de l'os ou se résorbent. Une fois guéri, le squelette présente une structure très résistante.
Ces brèves notes de radiographie, jointes à nos planches, suffiront à montrer que la guérison est la règle dans les cas de tuberculose pure et qu'elle est encore très fréquente en cas d'infection mixte. Les résultats de l’héliothérapie, en même temps que sûrs et durables. sont aussi parfaits que possible puisqu'il est exceptionnel d'observer la perte complète
d'une fonction articulaire importante.