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LOTUS RE RE 20 106 (88 %) SAIS LÉROE

1 Broca, 1. c., page 848, en compte 12 0/0.

Le traitement. — Dans la tuberculose du pied, comme dans lostéo-arthrite du genou, la jambe doit être placée sur un plan incliné. Pour com-

battre l’équinisme qui a toujours tendance à se produire, ie pied est mis

Fig. 28.

Traitement de l’arthrite libio-larsienne. — Notre attelle articulée en celluloïd servant de goniomètre. Elle est adaptée à un pied en équinisme. La jambe est placée sur un plan incliné.

dans une gouttière £de plâtre ou de celluloïd très largement échancrée. Cette gouttière peut être articulée au niveau du talon au moyen d’une charnière qui forme goniomètre. (Voir figures 28 et 29.) Plus simplement encore, on peut attacher le gros orteil au moyen d’une bande de gaze ou d’une lanière qui est fixée d'autre part au-dessus du genou et qui empêche ainsi l'angle que forme normalement le pied sur la jambe de s'ouvrir démesurément.

Il nous est arrivé une seule fois de pratiquer une amputation. Il s'agis-

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sait d'un jeune homme atteint de tuberculoses multiples. dont le pied présentait 27 fistules et chez qui plusieurs mois d'héliothérapie n'avaient pas donné de résultat. [1 va sans dire que ce cas s’est présenté tout à fait au début de notre activité à Leysin et qu'actuellement nous attendrions plus longtemps avant d'intervenir chirurgicalement. Dans cette localisation, comme dans toutes les autres. notre règle de conduite est, en

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Trailement de l’arlhrile tibio-larsienne. -— Le même pied que dans la fig. 28. L’angle que forment les deux parties de l’attelle mesure le degré

de correction réalisé.

Les résultats cliniques. — Cette méthode nous donne d'ailleurs d'excellents résultats. Rappelons à ce propos l'observation que nous avons résumée déjà et qui concerne l'élimination d’un séquestre qui représentait le scaphoïde tout entier.

Voici une autre histoire de malade atteinte de tuberculose fistulisée de

l'articulation tibio-tarsienne.

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Mnt H., âgée de 37 ans, arrive à Leysin en juin 1911. Elle souffrait depuis quatre ans de tuberculose fistulisée de l'articulation tibio-tarsienne. Après avoir subi une résection et un grattage, elle nous arrive avec un état général médiocre. La face dorsale du pied gauche est tuméfiée. Le long du péroné il existe un ulcère de 20 centimètres de long, à bords décollés et bleuâtres, en avant du tibia une cicatrice opératoire et à la face interne de la jambe une ulcération longue de 8 centimètres et large de 3. Les mouvements passifs et actifs de l’articulation tibio-tarsienne sont impossibles. Aux rayons X, on constate que les surfaces articulaires du tibia sont détruites et qu'il existe dans l’épiphyse du tibia un séquestre aux contours irréguliers. — En juin 1912. il n’y a plus de douleur à la pression, les fistules sont cicatrisées et la mobilité: est presque normale. La radiographie montre que l’articulation tibio-tarsienne est guérie avec reslitutio ad integrum. Le tibia présente cependant un peu de dystrophie beSéuse cblespace arniculaire cest rétréci.

Voici une observation intéressante par la rapidité avec laquelle guérilentues lesions ires sraves el LES anciennes du pieds:

Me J. S., âgée de 15 ans, est atteinte de tuberculose du métatarse depuis sept ans. Elle a subi diverses interventions : ouvertures d’abcès; grattages, résection, etc. À son arrivée, en octobre 1908, la jeune fille est dans un état général peu satisfaisant. Le pied droit présente une tuméfaction dont le maximum siège au niveau du tarse et de l’articulation tibio-tarsienne. Une large mèche de gaze iodoformée épaisse comme un doigt traverse le pied de part en part au-dessous des malléoles. — En mars 1909, le pied a repris son volume normal. La palpation ne décèle plus ni infiltration ni sensibilité. La marche elle-même ne provoque aucune douleur quoique le pied enfle iorsque la malade s'est un peu fatiguée. L'amplitude des mouvements dans l'articulation tibio-tarsienne est normale. Les plaies sont bien cicatrisées. — En mai 1913, la malade nous informe que son pied n'enfle plus du tout quoiqu'elle marche « comme si elle n'avait jamais été malade ».

D'après le travail du D' Leubat, qui a minutieusement étudié les

1 W. Leuga, Die Heliotherapie der Fusstuberkulose. Jnaug. Dissert. Lausanne, 1918.

154 LA CURE DE SOLEIL 94 cas de tuberculose du pied que nous avions eu l’occasion de soigner à Leysin jusqu’en 1913, il s'agissait de tuberculose

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