RHUMATISME DE PONCET
les muscles sont très atrophiés. Les deux hanches sont très ankvylosées. La jambe gauche est en;légère rotation externe, la droite est dans l'attitude normale. Les grands trochanters font un peu saillie en dehors et remontent à un demi-centimètre au-dessus de fa ligne Nélaton-Roser. Toute fa région antérieure de ces deux articulations paraît un peu infltrée et les ganglions inguinaux sont tuméfiés. La palpation des hanches, qui renseignerait sur lempâtement profond périarticulaire, est impossible, en raison de douleurs vives qu’elle provoque à la plus légère tentative. Les mouvements actifs et passifs sont complètement abolis. Le genou gauche, qui est le plus enflé des deux, présente une ‘capsule articulaire épaissie clique HE SChauddrrotule et ammobHétlaneulaionpeet ankylosée ; l’attouchement, la palpation et les essais de mobilisation passive sont très douloureux. Le genou et l'articulation tibio-tarsienne droit sont gonflés et ankylosés. Le pied. droit est en équinisme assez prononcé et l'articulation est tuméfiée. La voûte plantaire est très marquée et le calcanéum sensiblement plus volumineux que normalement. Les mouvements des orteils se font activement dans des limites assez étendues. Les articulations. tarsiennes sont relativement moins libres. (cest à gauche que ces phénomènes sont le plus prononcés. Il n’a ni paresthésie ni dysesthésie ; les pupilles sont égales et réagissent bien: les réflexes tendineux et cutanés sont normaux. L'enfant pèse 26 kg. 400.
Les quelques jours qui suivirent son arrivée à Leysin furent assez pénibles pour le petit malade. Les fatigues qu'il avait éprouvées au cours d’un long voyage en étaient certainement la cause. De plus, ‘il avait contracté, en cours de route, une entérite qui fut longue. C’est à cela qu'on dut dans le premier mois de son séjour une perte de poids d'un kilogramme. L'enfant, débarrassé de son appareil platré. fut maintenu au lit etimmobilisé par des sangles, car il n’était pas possible de le faire par le moven de l’extension continue, les articulations étant particulièrement douloureuses et enflées. À la fin du mois de janvier 1912, la température devint très régulière et n’atteignit plus 88° le soir. Les fonctions digestives s’améliorèrent. La cure solaire fut alors instituée. L'enfant parut bien supporter les premiers essais et éprouva immédiatement du soulagement. Les douleurs spontanées perdirent de leur acuité et insensiblement les articulations diminuèrent de volume. Toutefois le poids resta station-
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naire. — Vers la mi-août, l'enfant se plaignit de ressentir des douleurs dans les deux épaules; l'examen objectif ne montra rien de particulier. Mais bientôt les coudes et les poignets enflèrent simultanément des deux côtés. La peau ne changea pas de couleur, mais devint chaude au toucher: les mouvements étaient donloureux. Il s'agissait d'un épanchement articulaire qui ne fut pas accompagné de fièvre. Le maximum d'intensité de ces phénomènes inflammatoires fut atteint au commencement de septembre. Et tout de suite après la: défervescence se manifesta, si bien qu'à la fin du même mois il ne subsistait de ces divers troubles qu'un peu d'épaississement des articulations et un peu de gène de la mobilité. Pendant tout ce temps, l’état des membres inférieurs restait stationnaire. — En octobre 1912, il ne paraissait plus rien des troubles survenus aux extrémités supérieures. La température était normale, l'état général amélioré visiblement et laugmentation régulière du poids montrait que les aliments s’assimilaient mieux. La cure de soleil, qui n'avait jamais été interrompue, continuait à produire ses effets. Les hanches et les genoux, ainsi que l'articulation tibio-tarsienne droite, étaient moins douloureux et sensiblement moins tuméfiés qu'à l'arrivée. Au mois de février 1913, les épanchements articulaires avaient disparu. sauf celui du pied gauche, au niveau duquel on trouvait toujours une fluctuation très lévère. La musculature prenait une consistance plus ferme et se reconstituait. La circonférence des cuisses était de 36 centimètres et demi à droite et de 34 à gauche; celle des mollets'était der25 centimètres des deux côtés. Le poids était de 29 kg. 600, La température osGillait de 36°3 le matin à 36°8 le soir. Les douleurs spontanées avaient complètement disparu : la pression n'était pénible que sur l'articulation tibio-tarsienne gauche. De temps à autre il se produisait encore une petite poussée d’entérite et l’auscultation, si elle relevait encore un certain degré de rudesse du soufle respiratoire, ne permettait plus de découvrir de ràles ou de crépitations. — À partir du mois de mai 1915, des essais de mobilisation des muscles et des articulations furent tentés et on institue des massages. — En janvier 1914, l'enfant est mis sur ses pieds. Ses mouvements encore limités reviennent progressivement. En mai 191%, les épanchements ont complètement disparu et les articulations sont
indolores et d'aspect normal. La voûte du pied est toujours plus arquée
RHUMATISME DE PONCET Fe
que normalement. La circonférence des cuisses est de #1 centimètres a droite et de, A0 à sauche + cellerdeswmollets estide 26% droite età gauche. Le poids est de 36 kg. La température est normale ; le pouls est de 78.- L'enfant à un état général extrêmement satisfaisant. Les muqueuses sont bien colorées; la musculature est en très bon état. L'état pulmonaire est excellent. L'enfant continue ses exercices de mar--
che et peut faire des promenades journalières.