‹ La cure de soleilChapitre 3 sur 82 · L'HISTORIQUE · texte numérisé non relu

L'HISTORIQUE

En faisant au soleil une place parmi leurs dieux, les religions * de l’antiquité lui ont tout naturellemeut attribué une force protectrice et tutélaire, c’est-à-dire, la faculté d'accorder des bienfaits de tous genres, y compris la guérison de maladies diverses comme l'octroi de maléfices pour les ennemis gêénants. Mais à côté de cette conception assez répandue, rencontre-t-on une divinité solaire qui aurait été spécifiquement salutaire, ÉLPar CconSéquentrassocice d'une manière toute particuhère 2 Partwtde guérir? Cest peut-être discutable. En tous cas, les exemples qu’on en à apportés sont peu probants. Sans doute, Apollon était le père d’Asclepios. led médecmezÆétices deux divinités se conondariemiwplus ou moins avec Héliost, la personnification du soleil. I ne faut pourtant pas revarder de trop près ces choses changeantes et diverses sous peine de s’apercevoir que ces parentés et ces rapprochements sont discutables ou peu importants. Si Roscher? considère qu'Apollon est essentiellement une divinité solaire et si le savant D' Hôfler croit que sous le nom de Paian il se confondait chez Homère avec Asclepios, d’autre part, les auteurs de l’encyclopédie Pauly-Wissowaÿ contestent de la manière la plus formelle qu'Apollon ait eu aux temps homériques, où la religion était dans toute sa pureté, des rapports étroits avec le soleil ou avec la médecine. En fait, d’ailleurs, Apollon était le dieu de la mort et, s’il dispensait la santé, il dispensait aussi la maladie. Et il faut également

10. Grupre, Griech. Mythologie und Religionsgeschichte, 1906. Le coq était également consaà Hélios et à Asclepios.

2 W, H. Roscrer, Ausführliches Lexikon der griech. u. rôm. Mythologie, 1884-1886.

. $Pauzy, Real-Enzyklopädie der klass. Altertumswissenschaft. Neue Bearb. von Wissowa . 1894-1913.

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