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loi de Rayleigh sur la diffusion des rayons par les corpuscules plus petits que la longueur d'ondes. Il ne saurait d’ailleurs être admis, comme on l’a récemment laissé entendre, que pour les altitudes basses Ia luminosité du ciel puisse conpenser la diminution de luminosité solaire puisque la diffusion des ravons par les corpuscules atmosphériques ne se fait pas exclusivement dans la direction de la terre, au moins quand le temps est-clair.
Dorno, qui à minutieusement étudié ces questions, est ArTIVé à là conclusion suivante. La luminosité totale est due pour le 88,5 ‘/o au soleil et pour 11,5 °/ à la lumière diffuse.
Reste encore à examiner la question de l’électricité atmosphérique. La . conductibilité de l’air est très forte à l’altitude, de même que les chutes de potentiels. Ge sont là des faits qui sont en rapport étroit avec la pureté de l’air aussi bien au point de vue des poussières que des brumes ou des brouillards. [1 en est de même de la radioactivité. qui est toujours plus forte à l'altitude qu’à la plaine. Saak! à constaté qu’à Arosa (1,800 m.) on trouve trois fois plus d’émanation radio-active qu'à Wolfenbüttel (75 m.).
En résumé, le climat d'altitude diffère de celui de la plaine, surtout en hiver. Il est caractérisé. indépendamment de l’abaissement de la pression atmosphérique, de la tension de la vapeur d’eau et de la température, par une très forte proportion de toutes les radiations solaires : calorifiques, lumineuses et ultra-vioiettes. En été, les différences tendent à s’effacer. Il faut pourtant noter que les nuits restent fraiches sur les hauteurs, même par des étés chauds.
L'action physiologique de l'altitude fut étudiée pour la première fois par Paul Bert? qui constata l'augmentation des hématies et de l'hémoglobine du sang qu'elle provoque. Après Tui, un nombre considérable d’auteurs ont approfondi ce problème sans être d’ailleurs arrivés à des chiffres dénniirs. LOest Büurkerqui, au cours de ces dix dernières années. par de longues recherches relatives, tout d’abord et comme il convient, à la méthode, puis ensuite à l’observation des faits, a apporté, on peut le dire, une solution définitive à ce problème. Les observations auxquelles
1 Saak, Ein bisher unbekannter Faktor des Hühenklimas, Mäünch. med. Wochenschr. 1904, no
2? PauL BERT, Sur la pression barométrique. Paris 1878.