SOLE
IURE DE
LA
AS
‘UISA9'T & 39 OUUBSNETT E S9/JO[OIA-BIJIN SUOIFBIPEI S9P S9FISUAJU]
nn TA TT +4 be.
NES MOEALSE7 RÉ SSII
PSS 20 ER 22 EPA RS ERENEULUE HER TER 1 REP on En ER CEE ET pi RM SE
SOGT 241quaaou ‘u1Sh9T
SN EE ER RER it ÉBÉR SABRE
CSI EI EURE EEE le EE 0 1 PT
“ SONMAESNTME.
CIRE ESS mEITET Tr
Mars hbleiR RRREESESE a 2 VA OT SR
GOGI A4914a9/"‘ouuDSND']
ue UGT ‘UTT
SOGT 91QUWAIROU AUUDSN DT
procédait Bürker ! peuvent se résumer de la manière suivante : les trois personnes dont le sang fut étudié passèrent à Schatzalp (1.800 m.) quatre semaines pendant lesquelles il fut, chaque jour, procédé à des mensurations précises relatives à leur sang; après quoi elles rentrèrent à Tubingue, d’où elles étaient venues et où, un mois après leur retour, il fut procédé à de nouvelles analyses du sang. Le tableau suivant donne l'augmentation en pour cent des chiffres constatés à Tubingue avant le départ pour Schatzalp, pour chacune des trois personnes examinées. Les chiffres entre parenthèses sont ceux qui furent constatés à Tubingue
un mois après le retour.
NOMBRE DE GLOBULES ROUGES. IÉMOGLOBINE EN GRAMMES. 1 + 11,5 % (+ 15,2 °/o) + 10.7°/0 (+ 14,7 1/0) PR EEE en (+ 9.45) + 8,6» (+ 10.45») III. + 4,0» (— 1l») + 7,85 (+ 6,65)
Ces chiffres montrent que les résultats trouvés autrefois par Paul Bert étaient fortement exagérés. Ils prouvent néanmoins que « la lutte pour l'oxygène » a sur les organes hématopoiétiques une action nettement excitante.
En second lieu. la proportion de sang qui passe par les poumons dans l'unité de temps est augmentée à l’altitude pour compenser la raréfaction de l'oxygène. Suivant que le cœur est plus ou moins résistant, il réalisera cette Compensation en augmentant l'énergie de chacune de ses pulsations ou leur fréquence. Au début, c’est par l’accélération du pouls que se réalise cette adaptation. Plus tard, le cœur s’hypertrophie. L’anatomie comparée donne des indications extrêmement intéressantes à ce sujet. Strohl, au cours de ses recherches sur la perdrix blanche des Alpes et sur sa proche parente, la perdrix blanche des marais, animaux qui se correspondent assez exactement au point de vue du volet dela manière de vivre, trouve des différences squelettiques extrêmement faibles: par contre, chez l'animal alpin, le poids du cœur atteint le 16,3 ‘Jo du poids total, tandis que chez l'animal de la plaine il n’atteint que le
LK. Bürker, in: P/fugers Arch., 1904, 1907, 1911; Zeztschr. f. Biologie, 1913.
ss
50 LAVOUREMDE SOLEIL
11,98 °%. En d’autres termes, l'espèce alpestre manifeste une hypertrophie physiologique du cœur et particulièrement du ventricule droit.
En troisième lieu, le volume d'air inspiré dans lunité de temps est plus erand pour suppléer à la raréfaction de l'oxygène. Mais, comme l'ont montré notamment Jaquet et Stæhelint, les échanges gazeux sont augmentés absolument et non pas proportionnellement à la diminution de la pression de Fair. Il y a plus d'oxygène absorbé et plus d'acide carbonique expiré. Gomme des expériences dans la chambre pneumatique ont permis à différents auteurs de constater que la respiration dans une atmosphère raréfiée n'augmente pas les échanges gazeux, il faut donc admettre que le climat d'altitude à le pouvoir de rendre les échanges plus intenses.
Notons enfin que. à cause de la diminution de la tension de la vapeur d’eau, les déperditions de calorique sont, à l'altitude, comme nous l'avons déjà fait remarquer, plus considérables qu’à la plaine, les températures restant les mêmes. Dans quelle mesure l’absorption des radiations calorifiques du soleil compense-t-elle cette déperdition ? Le problème ne semble pas encore résolu, quoiqu'on soit obligé d'attribuer à ce phénomène une grande influence sur le métabolisme.
I y a donc là toute une série de phénomènes, dont quelques-uns étudiés de très près par un nombre considérable d'auteurs, démontrent que le climat d'altitude, pris dans son ensemble, possède une action excitante sur l'organisme. Comme la constaté Arnold Engler pour les plantes, l’organisme, sur les hauteurs, arrive à s'adapter à des conditions de vie un peu plus difficiles et il devient ainsi plus résistant aux influences
nocives en général.
Le climat maritime. — La mer constitue pour le climat maritime une caractéristique extrêmement importante, mais qui semble n'avoir pas réussi, commetdlararéfachion de l'air avec Ja hauteur. à susciter la curiosité des physiologistes. On à quelque peine à trouver, dans ce domaine, des travaux comparables à ceux qu'on trouve en si grande abondance
surle-climat d'altitude. Seuls, ou à peu près, les médecins praticiens se
1 À. JaAQUET et R. STæHELIN, Stoffwechselversuch im Hochgebirge. Arch. f. exper. Path. uw. Pharm., 1901.
sont préoccupés de rechercher ce qui pouvait expliquer les bienfaits du bord de la mer pour certains malades. Il faut reconnaitre d’ailleurs que le malade observé par des veux exercés est un réactif d'une très grande délicatesse, Néanmoins, l’action physiologique du climat maritime n’a pas été, jusqu'aujourd'hui, aussi clairement mise en évidence que celle du climat d'altitude.
HÆnÉSENpaS beSoinede rappeler qu'auvbord dela mer preesion atmosphérique et Ia tension de la vapeur d'eau ont une valeur plus grande qu à l'altitude. De même, les températures moyennes sont plus hautes au bord de la mer. Sur les côtes de l'Atlantique notamment, les tempé Fute sonEexceptionnellementiélevées pour da latitude "On saitequre Pisotherme de 6° pour janvier suil les côtes occidentales de la France, coupant ainsi perpendiculairement les parallèles.
Le régime des vents présente, en général, au bord de la mer, des particularités intéressantes. D'abord, en été, les vents rafraichissent la température et permeîitent, au moins sur certaines côtes, de supporter un soleil assez vif. D'autre part, ces vents amènent sur terre des gouttelettes d’eau de mer extrêmement ténues qui chargent l’atmosphère de divers sels et lui donnent ainsi une composition spéciale, On y trouve, en effet, du chlorure de sodium, de Tl'iode, du brome, de la silice, etc., etc. Ce sont là, sans doute, des éléments très actifs du climat maritime: en tout cas leur présence intéresse beaucoup les auteurs qui se sont occupés de ces questions.
Albert Robin et Binet! ont cru pouvoir résumer de la manière suivante les effets de la cure marine : elle provoque une augmentation du nombre et de la valeur des corpuscules rouges : elle augmente la consommation de l'oxygène et le quotient respiratoire : elle améliore ainsi le métabolisme des substances ternaires : elle permet de mieux utiliser les substances alimentaires : elle diminue le coefficient de minéralisation azotée ; elle active les échanges dans le système nerveux et dans le squelette: elle augmente le poids spécifique et diminue le poids mort qui est représenté par de l’eau et de la graisse.
1 À. Rosnet Biner, Des effets du climat marin et des bains de mer sur les phénomènes intimes de la nutrition. Congr. int. de Thalassothér, Biarritz 1908.