INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS
On serait tenté d'écrire devant la bégninité de la cure déclive qu’elle est indiquée toutes les fois qu’une adhérence apicale n’est pas sectionnable. Cependant. si l’on veut obtenir une amélioration de l’état tant général que local, il sera bon de n’appliquer la méthode que dans quelques cas de pneumothorax incomplets répondant aux conditions suivantes :
a) Lésions apicales ou sous-apicales : dans les lésions massives, il ne semble pas que l’on puisse attendre beaucoup de la cure déclive, et ce serait quelquefois perdre un temps précieux que d'en faire l'épreuve.
b) Système udhérentiel apical ou sous-apical, non sectionnable avec liberté du poumon sur le reste de ses faces costales et sur sa face diaphragmatique. est évident que, en présence d’une adhérence diaphragmatique compliquant ladhérence apicale, le moignon pulmonaire tendu verticalement entre ces deux brides, ne sera pas influencé par une position même très fortement déclive. Dans des cas sembla-
bles, il nous paraît logique, avant tout autre chose, de
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compléter le collapsus par une alcoolisation du phré-
nique ou une phrénicectomie.
Quels sont les malades auxquels nous allons appliquer la
cure déclive ?
1° Tout d’abord aux sujets qui présentent des adhé-
rences apicales, insectionnables du fait même des adhérences (brides trop importantes ou situées trop près des gros vaisseaux pour que la tentative de section ne fasse courir de grands risques). Chez de tels malades, où en quelque sorte la cure déclive a pour but de remplacer une section adhérentielle impossible, il sera nécessaire de leur faire conserver cette position aussi longtemps qu’on le pourra ; le plus souhaitable étant de la leur faire abandonner seulement quand on aura décidé d'abandonner le pneumothorax. Nous croyons en effet que ce serait compromettre les résultats encourageants que l’on aurait pu obtenir que d'abandonner la cure quand les lésions auront cessé d’étre évolutives ; augmentant le traumatisme à leur niveau, on risquerait de voir se réveiller l'évolution
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2° La position déclive nous paraît être en outre
tuberculeuse ;
une position de cure utile en certains cas où, envisageant une section d’adhérences, celle-ci est remise à une date ultérieure, soit que l’état général du malade ait besoin d’être remonté, soit que, en temporisant, on estime obtenir une élongation de la bride, la rendant par la suite plus facile à sectionner. Dans ce dernier cas, en effet, il sera toujours préférable pour le
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É malade de détendre ses lésions au maximum, et si 5 l’adhérence doit s’étirer, ce n’est pas la position dé- 4 . clive qui y mettra obstacle ; elle retardera sans doute 2% cette élongation, mais n'est-il pas préférable que celle-
4 ei se fasse lentement sans traumatiser les lésions, plu- É. tôt que de risquer tous les accidents pleuraux en es- À sayant d'obtenir rapidement un étirement qui est ; peut-être hypothétique ? | 3 Chez un malade très fébrile, avec température irrégulière à grands clochers, il peut y avoir intérêt à retarder l’intervention endo-pleurale ;, quel danger y a-t-il à le placer en position déclive en attendant, d'autant que, la lésion se trouvant détendue, on peut assister dans les jours qui suivent à une rapide dé- A fervescence ?
| 3° Enfin, il y a quelques maladies associées à la 2 tuberculose pulmonaire qui sont souvent des contre- | indications à la pleurolyse, contre-indications quel- 3 quefois temporaires. Là encore, la cure déclive peut F être utile.
a) Les insuffisances cardiaques et les myocardites
sont de vraies contre-indications aux interventions
2 endo-pleurales ; mais dans des cas semblables, il est 2 impossible de mettre les malades en position déclive E en raison de leur dyspnée. Les affections compensées
ne sont pas des contre-indications à la pleurolyse. b) Les affections du sang. Une anémie très pronon-
& cée est une contre-indication temporaire. Il faut tà-
cher de remonter le malade avant d'intervenir. I y
a intérêt pendant ce temps à assurer le maximum de
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