‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 12 sur 51 · FN UE · texte numérisé non relu

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114 tuberculo-cäverneuse, aux phtisiques avancés dont per-

sonne ne veut et qui sont rejetés comme des parias NS hors de toutes ces cures. »

Aù On sait que c’est dans le bassin d'Arcachon qu’en 1894 le D: Lalesque, avec la collaboration de deux autres ! Aire confrères, les D* Pauliet et Festal, organisa, Le premier, (AEREeS la cure libre de la tuberculose. Aujourd’hui, cette cure est pratiquée sur une vaste échelle à Arcachon, soit sur ‘le rivage du bassin, soit en forêt, soit en barque même. LA CÔTE MÉDITERRANÉENNE a été, depuis Bennet, le sé- F f jour favori des épuisés et des surmenés. Elle a pour elle la douceur de l'hiver, la sécheresse relative de ‘ l'air, le petit nombre de jours de pluie, la grandeur de

l'insolation, l’incomparable beauté de la contrée, la ri-

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chesse de la végétation, mais contre elle, la grande différence entre la température au soleil et à l’ombre, la chute rapide de la température au coucher du soleil, la fréquence et la violence des vents, l’abondance des poussières, l'intensité de la vie mondaine, le jeu, les plaisirs... (Lalesque.)

Quoi qu’il en soit, elle convient admirablement à certaines formes de tuberculose. AFabri du soleil, dans certains endroits tranquilles, loin des centres mondains, la cure libre peut y être pratiquée avec avantages et profit.

« Là, dit M. le professeur Landouzy, le tuberculeux trouve dans l’ensoleillement de sa résidence, aussi bien

que dans l’air qu’il respire et dans le riant de Ja cam-

pagne qui l'entoure, sans excilation, sans fatigue et

sans promiscuités, de quoi se réconforter et tromper son ennui. »

On y enverra, d’après Guiter, les tuberculeux âgés

ou ayant dépassé la première moitié de la vie et les

enfants... On, en exclura les tuberculeux cachectiques, :

les phtisiques dont la maladie évolue rapidement ou par poussées phlegmasiques, à intervalles assez rapprochés, les tuberculeux avec éréthisme marqué, à poussées congestives et bronchitiques répétées, les tuberculeux arthritiques ou neuro-arthritiques particulièrement impressionnables.

Dans son livre : La mer et les tuberculeux, Lalesque a formulé quelques indications et contre-indications

générales du climat: marin sur lesquelles nous devons

dire quelques mots avant de terminer ce chapitre.

Ces indications et contre-indications visent certains

ND a symptômes de la tuberculose, certaines lésions et quelques formes cliniques.

La fièvre n’est pas une contre-indication à la cure marine ; la fièvre de surmenage, la fièvre de suppuration ne peuvent être qu’influencécs favorablement par le climat marin. La toux sèche, quinteuse, avec expecloration pénible, est améliorée par un climat marin à état hygrométrique élevé. L’hémoptysie, liée à l’hyperhémie tuberculeuse, est une indication des plus favorables de l’aérothérapie marine.

La tuberculose à l'étape d'infiltration ou de germination est la forme qui sera la mieux améliorée au bord de la mer. À la période de ramollissement, comme à celle d’excavation, le bénéfice de la cure est douteux, mais il n’y a pas toutefois de contre-indications.

Des formes chronique ulcéreuse commune, pneumonique ou pneumocaséeuse, miliaire aiguë, la première est celle qui convient le mieux à la cure marine. La dernière forme est nettement contre-indiquée.

Parmi les complications de la phtisie enfin, le catarrhe laryngé simple,comme la trachéo-bronchite catarrhale, sont des indications nettes.

Avant la période d’ulcération, la tuberculose laryngée ne peut être qu’améliorée au bord dela mer ; plus tard, elle ne constitue pas une contre-indication formelle. Enfin, on pourra envoyer en cure marine les malades atteints de troubles intestinaux simples, de catarrhe intestinal ; mais s’ils sont porteurs d’ulcérations tuberculeuses de l'intestin, il faudra leur défendre rigoureu-

sement la cure marine.

Que la cure libre soit organisée à la ville, à la campagne, à la mer,ou à la montagne, partout sa technique est la même. Elle’ consiste dans l’application méthodique et raisonnée des agents physiques, du repos, de lPalimentation, de la cure hygiéno-diététique en un mot, telle qu'on la réalise dans les sanatoria.

Beaucoup de médecins certes appliquent la cure d’air et de repos à leurs malades, beaucoup leur conseillent la cure libre, quand ils ne peuvent les envoyer au sanatorium, mais cela comme un pis-aller.Et le tuberculeux à qui l’on a dit :il faut respirer le bon air,ne point vous fatiguer. vous reposer sur une chaise longue, bien vous alimenter, s'efforce de réaliser ces indications, mais comme il agit sans discipline et sans méthode, comme aussi, il faut bien le dire, il n’est pas suffisamment surveillé, il n’obtient que de piètres résultats, sé décourage et languit.

Ce qu’il faut que les médecins sachent, c'est que la cure libre, comme elle a ses principes, ses indications, a aussi sa technique qu’il faut bien connaître, et sans

laquelle elle ne saurait être.

to —H—

« La cure libre, a dit Guiter, n'existe pas si elle n’obéit à un programine d'existence dont tous les détails doivent être réglés par le médecin traitant avec précision et minutie, elle n’existe pas si elle n’est pas l’observation d’une discipline librement consentie dont les multiples exigences doivent être débattues et imposées dès les premiers jours.Cure libre ne signifie pas cure livrée aux hasards de la vie courante, aux fantaisies des malades, aux sollicitations imprudentes des proches ou des relations mondaines. » :

Quand les médecins connaîtront à fond la technique de la cure libre, quand ils sauront l’appliquer avec méthode à leurs malades et la faire suivre avec discipline, ils en obtiendront de merveilleux résultats, et en eux ne s’accréditera plus cette idée { que la cure de sanatorium est la médication spécifique de la tuberculose, comme la quinine est le spécifique de la malaria ou la méthode de Récamier-Brandt.le traitement spécifique des maladies typhoïdes >» (professeur Landouzy).

La vie du tuberculeux en cure libre peut s'inspirer du fameux décalogue tant en honneur dans les sanatoria : \ «

Toujoùrs air pur respireras,

Dès le début du traitement.

A l'air libre t’exerceras

Pour te guérir rapidement.

Sans extrêmes soit le climat

Est précepte très important.

Penn rt tu porteras on

Des habits chauds suffisamment. à

Avec Phébus te lèveras,

Te coucheras pareillement.

Travail quelconque ne feras

Te Qu'en dehors de l’appartement.

. Jamais de part ne prendras Û

. Qu’aux jeux le thorax dilatant.

Lt

D'’être propre, il t’importera h EX

En toute chose absolument.

=. Des précautions tu prendras ; É \

Contre le refroidissement.

= ‘ MAN Vénus tu ne fréquenteras, *

Mais mangeras abondamment (1):

Trois éléments primordiaux de la cure libre sont à

bien connaître, et dans leur SPACE et dans leur

réglementation : l’aération, le repos, l'alimentation.

MOVE Pt NAËRATION

A tout moment, partout, le tuberculeux doit respirer l'air pur. Il est quelquefois très difficile d’habituer à la vie à l’air libre un malade qui, jusqu'ici, a demeuré

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