‹ La Cure Radicale de l'Ulcus Gastrique Haut Situé: Technique et RésultatsChapitre 15 sur 66 · D PE · texte numérisé non relu

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les nombreuses ligatures nécessaires après arrachement; enfin il n'y a pas ces moignons d'épipioon qui peuvent toujours s’infecter plus ou moins, et créer par la suite des adhérences.

III. — SECTION DU DUODÉNUM. — Une fois l’estomac exploré, et la lésion reconnue, on pratique la section du duodénum :

1° Elle est facile, la première portion du duodénum étani d'ordinaire libre près du pylore;

2° Elle facilite la libération de la petite courbure adhérente et la section du petit épiploon;

3° Elle facilite la recherche et la ligature de la coronaire.

On sectionne au bistouri ou aux ciseaux les attaches Éépiploïques des bords supérieur et inférieur du duodénum, en particulier la partie supérieure du bord droit du grand épiploon que l’on coupe entre deux ligatures, en prenant soin autant que possible de ne pas léser le revêtement séreux intestinal. On pince les vaisseaux qui saignent, spécialement l’artère pylorique en haut. Puis on place deux fortes pinces sur la portion juxta-pylorique du duodénum, et on coupe ce dernier entre les deux pinces et on passe à l’iode les deux tranches de section.

Si la portion libre du duodénum est trop courte pour qu'on ne puisse placer qu'une pince, on aura soin, une fois la section effectuée, de vider immédiatement s’il y a lieu le contenu de l'estomac au moyen d'un aspirateur pour éviter l’inondation possible du champ opératoire. L'extrémité pylorique ouverte ainsi que l'estomac devra être entourée ds: compresses pour ne pas infecter le champ. (Planche VI).

IV. — SECTION DU PETIT ÉPIPLOON. — LIGATURE DE LA CORONAIRE. — Suivant le bord supérieur de l'estomac et un peu au-dessus de lui, on sectionne l’épiploon gastrohépatique en allant dans la direction du cardia. Cette sec tion ne donne généralement pas de sang. Dans le cas contraire, on pince et on lie les vaisseaux qui pourraient être coupés. Ce faisant, on libère la petite courbure. Si elle est adhérente aux plans profonds, on use de la pointe du bistouri ou des ciseaux. Lorsque l’ulcère est térébrant, il arrive d'ouvrir l'estomac. Par l’ouverture ainsi faite on introduit le tube de l'aspirateur pour éviter de souiller :? champ opératoire par le contenu gastrique. Il faut pousser loin le dépouillement de la petite courbure pour dépasser largement et nettement la zone malade. On pratique alors la ligature de la coronaire au moyen d’un passe-fil arme d’un solide catgut. Cette ligature doit être placée le plus haut possible dans le voisinage du tronc cœliaque.

V.— SECTION DE L’ESTOMAC. — Elle peut se faire en un ou deux temps.

a) Section en un temps. — L’estomac ayant été complètement libéré de ses attaches. on choisit l’endroit où doit se faire la portion verticale de la section, à peu près à la jonction de l’autre et du corps. On place à ce niveau sur 1a grande courbure une tenaille de tour qui l’amarre solidement, et on en place une deuxième sur la petite courbure au point correspondant, au-dessous de l’ulcus. Ces deux pinces sont confiées à l’aide qui les tire en sens inverse pour tendre l'estomac dans sa largeur. L'opérateur tire à son tour sur la pince qui ferme le pylore sectionné et tend

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