‹ La cure radicale des herniesChapitre 13 sur 17 · PRÉCAUTIONS CONSECUTIVES A L'OPÉRATION DE · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS CONSECUTIVES A L'OPÉRATION DE

Quand la guérison est accomplie, que la plaie est exempte de suintement et que la zone opérée est à peu près dégonflée et insensible, on continue à faire porter au malade un pansement protecteur, destiné à rester en place longtemps : poudre de salicylate de bismuth et d'amidon, éponge entourée d'ouate, le tout soutenu par un spica que l'on resserre chaque jour.

Les opérés gardent le lit vingt jours au moins. Barker et Mac Even parlent de quatre ou six semaines, et rien ne serait meilleur, si on peut obtenir ce sacrifice.

C'est un sacrifice en effet.

Le monde a une tendance à croire que la guérison radicale est la conséquence immédiate de l'opération.

Reconnaissons que la faute en est un peu aux chirurgiens, qui, avec ce mot de « cure radicale », semblent entretenir une telle illusion.

Le terme d'opération radicale des hernies nous aurait paru beaucoup plus sage et certainement plus vrai.

Nous opérons, c'est la nature qui guérit. C'est ce qu'il faut avoir la franchise de dire, car il y a certainement des insuccès qui tiennent à la complaisance avec laquelle on rend les opérés trop vite à la vie commune, et cette complaisance est comme la conséquence morale d'un malentendu entre les promesses du chirurgien et les espérances du malade, insuffisamment prévenu de la réalité des choses.

Quoi qu'il en soit, c'est progressivement que les opérés drivent se mettre à marcher et ce n'est que le plus tard possible qu'ils sont autorisés à reprendre leur travail, surtout si c'est un travail de force.

Chez les enfants, le repos prolongé est peut-être plus indiqué que chez les adultes, en raison de la vivacité et de la brusquerie de leurs mouvements. Ce n'est même quelquefois que grâce à l'usage continu des préparations bromurées qu'on arrivera à. obtenir chez eux le calme et la patience nécessaires.

On évitera avec le plus grand soin les refroidissements susceptibles de provoquer des rhumes et des bronchites, car de tous les efforts qu'il est essentiel d'éviter, les plus fâcheux sont les efforts de toux.

On veill ra soigneusement au bon fonctionnement de l'appareil digestif.

On pen era à la constipation, conséquence ordinaire du séjour prolongé au lit. On aura recours au

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