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le malade n'est ni diabétique, ni albuminurique, après avoir consulté l’état de son cœur, on peut souvent intervenir « mais il ne faut pas se dissimuler que la gravité de l'opération est plus grande ».
La grosseur de la hernie n'est pas toujours une contreindication à l'intervention. Celle-ci sera infiniment plus délicate, et nécessite, pour être menée à bien, l’expérience d’un chirurgien rompu aux difficultés de la chirurgie abdominale.
Voici, à ce sujet, l'opinion de Berger : « L'opération de la cure radicale des grosses hernies ombilicales est souvent difficile, parfois même impossible à mener à bien, à cause des adhérences qui unissent non seulement l’épi- -ploon, mais le côlon transverse et son mésocôlon, au sac et au pourtour de l’anneau ombilical.
‘On ne saurait poser en règle générale l'opération des grosses hernies irréductibles; elle présente trop de difficultés dans son exécution pour qu'on puisse l’entreprendre dans la condition où elle se présente le plus souvent, c’est-à-dire chez des femmes très grasses et ayant déjà dépasséela période moyenne de l'existence. »
En résumé, un irès grand nombre de hernies ombilicales sont justiciables de la Cure radicale; mais on ne peut pas ériger celle-ci en principe dans tous les cas.
L'opportunité de l'intervention doit être discutée pour chaque sujet, suivant son âge, son état général, l’état de sa paroi abdominale, suivant l'ancienneté de l’exomphale et sa grosseur, les hernies les plus grosses n'étant d'’ailleurs pas toujours les plus graves. |
C’est là très souvent pour le chirurgien une affaire de jugement et d'impression personnelle, et qui le fera
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quelquefois éearter la cure radicale chez tel malade, qu'il vaut mieux laisser à son infirmité, à la merci même des complications possibles, que de l’exposer à faire les frais d’une intervention dont les conséquences pourraient être désastreuses.
Quelques mots d'histoire et des principales méthedes de cure radicale : de la Hernie ombilicale
Sans vouloir faire un historique complet de la question, qui nous entrainerait beaucoup trop loin, il nous semble pour le moins utile de rappeler brièvement quelles ont été les étapes successives dans la pratique de
-la cure de la hernie ombilicale.
Nous ne rappellerons que pour mémoire les noms antiques de Celse, Oribase (IVe siècle), Fabre d’Egine, : Ætius, Haliabbas, etc., qui tentent les premières inter-
ventions : ligature du sac, sphacélation par des caustiques ou le cautère ;ligatures en X par deux fils entrecroisés ; torsion du pédicule.
Guy de Chauliac (XIV siècle) est hostile à toute in- -tervention. A. Paré pratique la ligature du sac au moyen
de plusieurs fils placés à sa base, mais se garde bien d’en pratiquer l’incision. |
Le XVIIL: siècle voit l'intervention des bandages, et dès lors, la majorité des auteurs réservent l'intervention -aux seules hernies étranglées.
:; Desault, au début du XIX: siècle, se montre partisan -à nouveau de la cure radicale et pratique la ligature du sac. — Son exemple n’est pas suivi. — Jusque vers 1835,