‹ La Cure Radicale des Hernies OmbilicalesChapitre 9 sur 15 · A0 LAS · texte numérisé non relu

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suture à étages, s’exprime ainsi: « En cas de hernie à anneau très large, ce procédé est impraticable. La paroi abdominale est atrophiée; les muscles droits amincis et graisseux sont fort écartés l’un de l’autre; il est impossible de les rapprocher par une suture; d’ailleurs, les tissus sont si friables qu'ils se coupent sous une tension un peu forte, toujours nécessaire en pareil cas. — Pareille chose n’est pas à craindre avec la pratique de l’incision et de la suture tansversales. Les bords de la plaie se rapprochent aisément, la suture ne tire pas et tient bien. »

Il est, en effet, presque toujours très facile de rapprocher, pour les unir, les deux demi-circonférences de la boutonnière transversale.

La cure transversale ne crée pas de perte de substance, dit Gourdet, au niveau de l’ombilic fibreux, ne résèque rien de l’aponévrose utile de la région. — «Ou peut poser comme principe qu'il faut sectionner le moins possible de tissus sains. » Jaboulay et Patel.

«Le procédé d’excision large de l’ombilic fibreux, dit encore Gourdet, aboutit en définitive à faire une solution de continuité dans la paroi plus grande que l’orifice herniaire préexistant. » — Le procédé de Le Dentu, qui résèque en haut et en bas de l’orifice deux triangles à base touchant l'anneau, et celui de Berger, qui, pour détruire toute dépression, sectionnent-des fibres aponévrotiques intactes, de direction transversale, et diminuent les conditions de résistance de la paroi.

Un autre des avantages de la cure transversale est de permettre aux malades de s'asseoir, dans leur lit, très peu de temps après l'intervention. "

Les auteurs s'accordent tous à répéter qu'il est utile, pour obtenir une bonne cicatrisation après une cure d’exomphale, de laisser les malades au repos absolu un temps assez long, d'éviter efforts et mouvements qui distendent les tissus connectifs de nouvelle foimation. Certains auteurs y joignent un régime sévère qui évite la distension intestinale et celle des sutures.

L. Championnière rapporte l'observation d’un malade de 38 ans qui, ayant voulu quitter l'hôpital dix-huit jours après l'opération, préséntait une récidive au cinquième mois. « Le séjour au lit le plus longtemps possible, dit-il, est indispensable. Plus il aura été sérieusement observé et plus parfaite sera la guérison. » +

Berger partage cet avis: «Il faut exiger des malades un repos au lit complet dans le décubitus dorsal très prolongé, afin que la cicatrice de la paroi soit déjà très résistante quand elle aura à supporter la poussée des viseères, et la traction des plans musculaires de l’abdomen. »

Mais la longue durée d’un décubitus dorsal prolongé n’est pas toujours sans danger pour les malades. Il faut craindre les complications pulmonaires, et tout particulièrement chez la plupart des opérés pour exomphale, emphysémateux, chez lesquels la pneumonie hypostatique, la congestion pulmonaire surviennent avec la plus grande facilité.

«Le plus grand danger qui puisse être couru par l’opéré vient de la congestion pulmonaire. » L. Championnière. ne

Ce sont là de nombreux avantages qui semblent bien justifier la pratique de la cure transversale. Cette mé-

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