AU LOU VUE
léon I" el l’impératrice Marie-Louise, assis et vêtus à l’antique.
La fameuse cou])e dite de Cellini, dont la beauté justifie la réputation. Cette coupe, en argent doré et ciselé, a été moulée fréquemment , et les répétitions sont entre les mains de tout le monde. Il est donc superflu de la décrire ; mais je dois dire que rien n’autorise l’attribution qu’elle porte. C’est une pièce évidemment française de la fin du seizième siècle. En outre, le bas-relief de l’intérieur de la vasque est postérieur de plusieurs années à ceux de l’extérieur et du pied, où l’on sent encore l’influence de l’école de Fontainebleau. Mais quels que soient son époque el son orfèvre, ce n’en est pas moins une œuvre hors ligne. Elle fut acquise de M. Wagner en 1832 pour le prix de 2,000 francs, et vaudrait aujourd’hui dix fois celle somme.
Puisque je rencontre le nom de Cellini, je ferai remarquer combien sont imaginaires les fréquentes attributions au grand ciseleur florentin. On ne sait pas assez qu’il n’existe de lui qu’une seule pièce d’œ févrerie irrécusable et authentiquée par des preuves écrites. C’est la fameuse salière de François I", dont il donne lui-même la description dans scs Mémoires. Elle est maintenant à la bibliothèque de Vienne. J’ai regret de le dire, mais cette pièce ne fait que peu d’honneur à la réputation d’élégance et de bon goût,