AU LOUVRE
perdue dans cel amas de merveilles que l'on appelle ' le Louvre , et à laquelle on rend enfin justice en lui réservant la place d’honneur dans le nouvel aménagement. Je veux parler du cabinet des bijoux.
Par un singulier hasard, ces richesses sont revenues , après cinq cents ans , occuper à peu près la môme place qu’elles occupaient sous Charles V en 1 370. Il est au moins fort probable que la salle aux joyaux de ce souverain était située dans le vieux Louvre sur une portion de la salle actuelle des sept cheminées. Plus tard les inventaires manuscrits nous ont conservé le détail de collections semblables appartenant aux successeurs de Charles V et faisant partie de l’hôtel Saint-Paul , du palais des Tournelles, des châteaux d’Amhoise, de Blois et de Fontainebleau. Au seizième siècle, le goût d’une extrême recherche de travail da*ns la joaillerie importé d’Italie à la suite de nos guerres , et favorisé par nos deux reines de la famille des Médicis, dut accroître rapidement les collections royales. Les rois de la dynastie des Valois, Henri III principalement, héritèrent de leur mère de ce goût pour les belles choses. Ce sont surtout des rois artistes. Cette tradition fut continuée par Henri IV, plutôt par politique que par penchant naturel, quoiqu’il ait, reçu de Marie de Médicis la passion poussée très-loin chez lui des camée.? et des intailles. On sait l’enthousiasme de Louis XIII