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MA AO

LE CABINET DES BIJOUX

pour les belles armes. Plus tard encore, en avançant dans le dix-septième siècle, Mazarin, en léguant au jeune Louis XIV la collection de vases, de marbres rares, de meubles splendides, de pierres précieuses, d’orfèvreries artistiques qui remplissaient son palais, et qu’il examinait encore d’un œil éteint et attendri peu de moments avant sa mort ; Mazarin, dis-je, augmenta considérablement le fonds de la couronne, et prépara au grand roi ce cabinet des bijoux qui n’était pas une des moindres magnificences du château de Versailles qui en contenait tant.

Les descriptions de Versailles à la fin du dix-septième siècle nous fournissent des indications brèves, mais précises sur ce cabinet. Il occupait deux salles formant antichambre aux appartements du roi dans l’aile de la partie centrale qui regarde le nord. Ces salles portent les n“ 106 et 137 du catalogue de M. Eudore Soulié. Le cabinet même occupait la salle 137. « On peut distinguer en cinq classes, dit Piganiol de la Force, le magnifique trésor qu’il renferme ; 1® les bijoux; 2® les curiosités; 3° les médailles ; 4® les pierres gravées et antiques ; 5° les tableaux. » Détruit vers 17S0, les objets qu’il contenait rentrèrent au Garde-Meuble. La salle n“ 106 lui servait de vestibule en même temps qu’elle formait ’ l’antichambre de l’appartement du roi. Sur le plafond et la voûte le peintre Douasse avait représenté

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