‹ La Dacryocystite congénitaleChapitre 11 sur 24 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Etiologie

Nous serons bref sur le chapitre étiologie, car si on a beaucoup écrit pour expliquer les anomalies osseuses des voies lacrymales, il n’en est malheureusement pas de:même pour expliquer les malformations des part'es molles. Cependant, certaines causes ont

été invoquées. Nous les reproduisons ici :

1° L’hérédité, si souvent constatée, serait une raison de croire que la diathèse agit sur le fœtus en retardant son développement, en faisant dévier l’évolution de ses organes, en dyscrasiant l'individu (Lévy). Cette influence ne pourrait-elle pas, du reste, avoir à elle seule toute son importance, sans qu’il soit possible de trouver une cause syphilitique ou autres causes.

On la retrouve dans beaucoup d’observations. Quelquefois, on signale l'affection chez les ascendants, ou les parents plus ou moins proches : deux enfants non jumeaux, dans la même famille, sont atteints de da-

cryocystite congénitale (Obs. IV et V),.

Dr

2 Age. — C’est en général dès le lendemain de la naissance qu’apparaissent les troubles du côté des voies lacrymales; ils peuvent apparaître plus tard, passant inaperçus les premiers jours, le rétrécisse- . ment congénital n’ayant aucune raison de se manifester, étant donné que les glandes lacrymales ne sécrètent pas de larmes les premiers jours, ou qu’une

très petite quantité.

3° Sexe. — Ne semble pas avoir une grosse influence.

4 Côté atteint. — Serait particulièrement à gau-

che ; en général, les dacryocystites congénitales sont monolatérales.

Avant de terminer ce chapitre, nous dirons un mot sur la bactériologie de cette affection.

Bactériologie. — Elle est peu connue. Les microbes proviennent soit de conjonctive, soit de la pituitaire. Les espèces trouvées le plus habituellement sont des staphylocoques blancs ou dorés, dénués d’après la plupart des auteurs de virulence. Cependant Zelenkowsky, à la suite d’une dacryocystite chez un nouveau-né, retira du pus avec toutes les précautions d'usage pour l'examen bactériologique avec une seringue de Pravaz. L'examen bactériologique du pus décela la présence dans le sac de staphylocoques dorés, très virulents pour le lapin et le chat. Hirch a constaté la présence de pneumocoques.

Dans la dacryocystite phlegmoneuse, M. le Professeur Rollet a trouvé, par ordre de fréquence décroissante : le pneumocoque, le streptocoque, le staphylocoque, le bacille de Pfeiffer et le pneumo-bacille,

CHAPTFRE VI

. Symptômes et formes cliniques

Dans sa forme la plus habituelle, elle présente des symptômes très nets, que Péchin a décrits dans sa communication au Congrès français d’Ophtalmologie de 1905 :

« On peut dire que laffection s’installe sournoisement. Aussitôt après la naissance ou dans les premiers jours qui suivent, les yeux sont larmoyants; puis bientôt on remarque de la sécrétion légère, rarement abondante, dans l’angle interne, un peu de muco-pus dans les culs-de-sac quand on a la précaution de les étaler et c’est tout. Pas de réaction inflammatoire. Pas de douleur. Ces conjonctives bulbaires et palpébrales sont, le plus souvent, normales, hypérémiées dans les régions tarsiennes. Les bords des paupières peuvent être congestionnés, les yeux sont un peu collés le matin au réveil, et, après un lavage, les yeux paraissent sains, pour redevenir quelques heures après dans le même état qu'auparavant. La pression sur la

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