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LF. DÉCRliT DU 15 AVRIL 181I
J';iilk"iirs nutant et plus de services que les auditeurs; c'étaient des hommes riches comme Grisogono, de Brazza, et Caboga, de Curzola, ou protouJément attaciiés .\ la Prance comme Sauio, de Spalato, et (lavalA, de Makarska, et l'on pouvait compter sur leur expérience, leur dévouement, leur connaissance du pays et leur influence personnelle. A Cattaro seulement il y eut un subdélégué français, ;\ raison des difficultés exceptionnelles que présentait ce pays qu'on pouvait croire chaque jour à la veille de s'insurger.
M. de la Bergerie, intendant de Dalmatie, succéda, le i6 mars 1810, au commissaire provisoire Psalidi, et il devait rester à Zara jusqu'au dernier jour de l'occupation française, en décembre 1813. C'est probablement de tous les intendants celui qui trouva la situation la plus difficile, et c'est peut-être lui qui apportait le plus d'inexpérience juvénile dans les délicates fonctions auxquelles on l'avait appelé. Il trouvait une grande partie des amis de la France encore sous l'émotion qu'avait produite, quelques semaines avant, la retraite de Dandolo ; d'autre part, Psalidi se cramponnait ù ses fonctions et était, de plus, soupçonné d'infidélités dans sa gestion. Une autre cause de mécontentement était le non-remboursement d'un emprunt ù court terme contracté pendant le siège par le général de Maureillan; une partie des bons d'emprunt (40.000 fr. sur 250.000) avait été remboursée, mais, sous l'empire de nécessités urgentes, avait été remise en circulation; le gouvernement de Milan, au nom duquel Dandolo avait garanti l'emprunt, se refusait à rembourser deux fois cette somme; les autorités françaises se déclaraient étrangères à l'opération. Il s'en suivit un procès qui était encore pendant en 1821, et les habitants de Zara, lésés dans leurs intérêts pour avoir eu confiance dans le crédit de la France, faisaient mauvais visage au nouvel intendant.
Enfin, comme instruction complémentaire, la Bergerie reçut un arrêté de Marmont ' lui prescrivant d'énormes réductions de dépenses ; on y lisait : « Art. 10. Tout emploi non compris dans le projet de budget ci-joint « est supprimé. Art. 11. Ponts et chaussées. Toute dépense est différée « jusqu'.'i présentation d'un budget spécial. Art. 12. Eaux et forêts. En « 18 10, une somme de i.ooo fr. sera employée en encouragements à » l'agriculture et 4.000 fr. à la remise en état de la pépinière de Demo- » . nico. Art. 14. Toutes autres dépenses sont supprimées, » et ainsi de suite. La Bergerie crut devoir suivre l'exemple qui lui était donné, et, par un arrêté du ir avril-, congédia d'un trait de plume quarante employés de la provéditure; il est certain que Dandolo avait multiplié le personnel au delà des besoin.5, et que Psalidi avait profité de son pass.age à la