‹ La Dalmatie de 1797 à 1815Chapitre 3 sur 156 · I. Tour du Monde, 1876, p · texte numérisé non relu

I. Tour du Monde, 1876, p

PRàpAClî XI

Zara renferment environ 200.000 pièces que j'ai été autorisé à parcourir pendant l'hiver 1888-1889; c'est là que se trouvent la plupart des matériaux utilisés dans cette histoire.

Cependant, si riches qu'elles fussent, les Archives historiques de Zara présentaient des lacunes et des obscurités : pour combler les unes et dissiper les autres, j'ai eu recours à diverses collections : j'ai poursuivi mes recherches à Paris, aux Archives nationales, dans celles des ministères des affaires étrangères, de la guerre et de la marine; à Vienne, aux Archives de Cour et d'État, aux ministères de la guerre et de l'intérieur; à Laybach, aux Archives communales et à celles de ÏHistoriscbes Fereiii; à Trieste, aux Archives du Musée; à Zara, à la Bibliothèque Paravia; à Raguse, aux Archives publiques et à celles des Franciscains. Partout j'ai trouvé les portes grandes ouvertes; partout les archivistes ont cherché à faciliter mon travail en mettant même à ma disposition le résultat de leurs recherches personnelles '.

Enfin, des archives de familles, mises à ma disposition en France et en Dalmatie, m'ont mis en possession de précieux moyens d'information; je me fais un devoir d'exprimer ici ma gratitude à tous ceux qui ont bien voulu me fiKiliter la tâche que j'avais entreprise.

I. J'adresse ici des remerciements bien sincères à M. le baron d'Arneth, i qui je dois d'avoir été introduit dans tous les dépôts d'archives de la monarchie austrohongroise où m'appelaient mes recherches; à M. le comte Giôry, du Hof tiiul Stals archiv devienne; à M. le docteur Deschner, de Laybach; à M. Attilio Hortis, de Trieste; à MM. Brunelli, Erber, Bôttner et Danilo, de Zara; à Mgr Bulic, de Spalato; à M. Giuseppe Gelcich et au R. P. Provincial des Franciscains de Raguse ; aux capitaines Kasnacic et Addob.iti, du Si'-' régiment de Landwehr; à MM. les maréchaux de Blazekovic et David, gouverneurs de Dalmatie, et à tous les fonctionnaires placés sous leurs ordres qui, tous sans exception, m'ont témoigné la plus parfaite bienveillance.

Est-il besoin de dire qu'en France je ne pouvais trouver que des encouragements partout où j'avais des recherches à faire? Je me reprocherais cependant de ne pas avoir manifesté ma reconnaissance à MM. Léon Gautier, Girard de Rialle, de Neuville et au colonel Henderson, ainsi qu'à leurs collaborateurs aux bons offices desquels je n'ai jamais recouru en vain.

XH PREFACE

Outre les documents inédits, je devais consulter les monographies publiées en Dalmatie, au Monténégro, à Trieste, à Laybach; j'aurai l'occasion d'en citer un grand nombre dans le cours de ce travail, mais je ne crois pas qu'il y ait avantage à donner à part une énumération qui serait bien sèche si je me bornais à un simple catalogue, et qui deviendrait encombrante s'il fallait donner sur chaque ouvrage quelques lignes d'analyse et d'appréciation.

Je ne signalerai ici qu'un seul ouvrage : la Storia délia Dalmaija dal iy()y al 1814, par un historien de grand mérite, collectionneur infatigable de documents, M. Tullio Erber, professeur au Gymnase de Zara '.

Par son titre et par la période qu'il embrasse, ce travail paraît faire double emploi avec celui-ci; cependant j'ai la prétention d'avoir fait autre chose. La vérité est une, il est vrai, et si les faits n'étaient pas rapportés identiquement dans les deux ouvrages, il faudrait en conclure que l'un des deux au moins est dans l'erreur; je ne pense pas qu'on puisse rencontrer de semblables divergences entre M. Erber et moi ; j'ajouterai même que plusieurs mois de travail en commun ont foit naître entre nous non seulement une solide amitié, mais même une certaine conformité dans la manière d'apprécier les événements; il serait néanmoins fort inexact de dire que nous présentons en langues différentes deux éditions du même travail. Nous examinons les mêmes faits à des points de vue très divers, et nos conclusions sont loin d'être identiques; de plus, certains côtés des questions, négligés par l'un, ont pu être approfondis par l'autre; enfin M. Erber, en sa qualité de fonctionnaire autrichien, était tenu de ne parler de certaines choses que par prétérition : un étranger, sans oublier les devoirs que lui imposent la

1 . Pubrice dans le Pi ogrummc du Gymmsc tk Zara (1886-1892).

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