‹ La Dalmatie de 1797 à 1815Chapitre 45 sur 156 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

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l'\TRi:H ]WS FRANÇAIS EN DALMATIE (Février iSc)6.)

;", I. Le traite de Presbourg. — Projets de Napoléon sur l'Orient. — 'j II, Occupation de la Dalmatie par Molitor. — § III. Administration provisoire. Le conseil; les finances; atïaires diverses. — S IV. Organisation militaire.

L;i victoire d'Aiisterlitz avait mis l'empereur Francoi.s Je Habsbourg à j i- Le la discrétion de Aapoleon, et le vainqueur n avait qu à dicter ses volontés. Presbourg.

C'en était fait du Saint-Empire romain et, quelques mois plus tard', François H devait abandonner son titre d'empereur allemand pour devenir François I", empereur d'Autriche.

De nouveau.x Etats indépendants étaient créés en Allemagne, destinés à graviter dans l'orbite de la France. A la Bavière, le traité de Presbourg accordait le Tvrol et le Vorarlberg, enlevés A l'Autriche; c'était une pomme de discorde jetée entre les deux principaux Etats de l'Allemagne du Sud, pour empêcher toute velléité de réconciliation ultérieure contre l'ennemi commun.

Pour lui-même, Napoléon se contenta des États italiens de la maison Acquisid' Autriche, Frioul et Vénétle : ainsi, après trois siècles de luttes, était Fr-mce.*^ "' réalisé le rêve de François l" ; le successeur de Charles-Quint n'avait plus un pouce de territoire dans la péninsule, et le royaume d'Italie s'étendait, par la cession de Goritz, Gradisca et Monfalcone, au dek\ de ses limites naturelles. Enfin, en vertu de Vaxiome <.' Airesson'uiii scquiliir principale », les anciennes possessions vénitiennes d'Istrie et de Dalmatie suivaient les destinées de Venise elle-même ; elles étaient réunies au royaume italien, quoique matériellement elles en fussent séparées par le littoral croate, de Fiume à Carlopago, qui restait aux Autrichiens.

Mais ce n'était pas au nom de la seule logique que Napoléon s'était fait attribuer le littoral oriental de l'Adriatique. Pour lui, la Dalmatie n'était pas seulement une dépendance historique de Venise, c'était autre chose et beaucoup plus : c'était une porte et même toute une ligne de portes

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