LES FRANÇAIS EN DALMATIE
remis en état une vieille caserne turque, qui avait servi à la cavalerie vénitienne', et on constata que, vu l'abondance de la pierre et la rareté du bois, il serait plus économique de construire des casernes que des baraques. Provisoirement on fit ce que l'empereur avait voulu éviter : on dispersa les troupes, au «rand préjudice de leur discipline et de Iciu' Les logeinstruction, on les logea chez l'habitant, ce qui mécontenta lort, ou dans Mires. les couvents, ce qui mécontenta encore plus. Il fallut aussi occuper quelques couvents pour y installer des hôpitaux; la fatigue, la mauvaise nourriture, l'ab.sence de matériel de couchage, le séjour dans des localités malsaines, et probablement le manque de prévoyance chez le général Molitor avaient déterminé de graves épidémies. En avril, il y eut 750 malades, en mai, 1740; les décès s'élevèrent à 76 et 151. En juin. Mauvais
1 1 1 • .1 11 11. état saill-
ies chaleurs mtenses portèrent le nombre des malades a 2.450, et, pour taire.
les soigner, il n'y avait que trois médecins et onze chirurgiens militaires^.
Quelle que soit la part de responsabilité de Molitor dans cette lamentable
situation, il fiiut reconnaître que, dès l'arrivée de Marmont, les réformes
introduites dans la nourriture, le logement et l'hygiène des troupes firent
immédiatement le vide dans les hôpitaux.
Pendant ces quelques mois, les officiers de l'état-maior et du génie Recon-
... . -11 • > • ^ ■ naissance du
taisaient une reconnaissance rapide du pays; quatorze ingénieurs revi- pays par