I. Z. L., Arch. secr. 205. — W. K., F. 5, n. 17, iR
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avaient déj;\ enlevé tout ce qu'il y avait dans le pays de vivres et d'animaux; ils furent donc privés de subsistances jusqu'à l'arrivée des convois qui arrivaient lentement de Gospic, arrêtés par le mauvais temps qu'avait amené ce dernier retour offensif de l'hiver. C'est à cette raison qu'il fuit attribuer l'attitude de Stoissevich qui aurait pu, en profitant de la retraite des Français, marclier derrière eux et lancer ses colonnes à travers le pays prêt à se soulever.
Révoltes Marmont, condamné à l'inaction, s'occupa à réprimer les premiers
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tie. mouvements msurrectionnels qui s étaient dessines des qu on avait
appris l'approche des Autrichiens. Le 60" de ligne fit une longue marche à travers l'intérieur pour faire rentrer dans l'ordre les villages insurgés; le général chercha à réorganiser les pandours : au début de la guerre, il en avait formé deux bataillons, de 500 hommes chacun, dont l'un était cantonné à Demis et l'autre à Verlika; ce dernier n'avait opposé aucune résistance lorsque le capitaine Gerstorf avait paru à la tète d'un peloton de cavalerie ; les uns avaient passé à l'ennemi, les autres, après avoir pillé les caisses publiques, étaient allés à Demis et avaient soulevé l'autre bataillon, et enfin, se dirigeant vers Sinj, avaient commencé à appeler le pays à la révolte : le 60= de ligne en ramena un certain nombre, et Marmont, après s'être contenté de les réprimander, leur accorda une amnistie et leur rendit leurs armes'.
Dans le Quarnero, le lieutenant-colonel Peharnik prit possession de Veglia le 6 mai, de Cherso le 8, de Lussin le 9; il y avait à Lussin une petite garnison, d'une compagnie d'infanterie italienne, commandée par un capitaine ; après 24 heures de résistance, cette garnison se rendit à discrétion'. Arbe s'était soulevée dès le 2 mai, et les fonctionnaires avaient été invités à continuer à administrer l'ile au nom de l'Autriche; sur leur refus, on les avait mis en prison; ils turent délivrés par les Autrichiens qui occupèrent l'île le 9 >, Pago reçut les Autrichiens le 10, et le 11 il y eut un Te DciiiH solennel; à raison de l'importance des salines, Pago reçut une garnison de 500 hommes +.
Un des chefs de l'insurrection de Quarnero était un aventurier qui se faisait appeler le comte Mascarelli 5 ; c'était un personnage peu estimé des Autrichiens eux-mêmes, mais éminemment propre à la mission qu'il s'était donnée : revêtu d'un uniforme couvert de broderies et chamarré de décorations, il exhibait une commission de « clief de l'insurrection de Dalmatie et Albanie », et, par ses discours autant que par son costume, il faisait une grande impression sur les âmes simples des paysans et marins.
I. Z. L., F. XVI, 6006, 6896. —W. K., F. i, n. 7. | 2. Z. L., Police, 220. | 3. Z. L., F. XVII. 10274, Arch. secr., 518. | 4. Z. L., Police, Dobsier « Pago ». | 5. Z. L., Arch. secr., 258.
LA CAMPACAli DE 1 809
Mascarclli se disposait ;\ propager l'insurrection dans l'archipel de Zara, quand il se laissa prendre par une canonnière française qui l'emmena ;\ /ara'. Dandolo voulait le taire fusiller et le général de Maureillan eut beaucoup de peine à lui faire comprendre que les lois de la guerre ne le permettaient pas.
La prise de Mascarelli empêcha les Autrichiens de poursuivre leurs conquêtes dans les îles et d'exécuter un projet de débarquement dans le Primorje de Makarska ; les Anglais arrivaient d'ailleurs et se chargeaient de bloquer la Dalmatie par mer.
Dans l'intérieur de la Dalmatie, en dépit des démonstrations militaires, les agents autrichiens circulaient librement, grâce à la complicité de la population. Le P. Dorotich put faire impunément une tournée en passant .1 Verlika, Sinj, Almissa, Makarska et Brazza, où il s'embarqua sur un navire anglais.
Toutes ces excitations à la révolte semblent légitimer les représailles que Marmont exerça en excitant contre les Autrichiens les Croates ottomans.
Lors du traité de Sistova (1791), l'Autriche avait restitué à la Porte les ; m. Les
o 1 • 'I 11 • Bosniaques
territoires occupes par ses troupes en berbie, et en échange, elle avait attaquent obtenu une rectification de frontières en Croatie; la nouvelle ligne ne fut i-^""'"=''<= définitivement arrêtée que le 28 septembre 1799, dans la convention de Dubica; les Autrichiens reçurent un peu moins de 50 kil. carrés, sur la rive droite de l'Unna, avec la forteresse de Czettin. Les Croates des régiments de la Lika, d'Ottochatz et de Sluin s'y installèrent et chassèrent les habitants, musulmans pour la plupart, qui se réfugièrent sur le territoire turc, en demandant vainement l'indemnité que le traité de Sistova avait prévue et mise à la charge du gouvernement ottoman.
La misère de ces émigrés avaient ému les begs bosniaques, et il fellait bien prévoir que ceux-ci profiteraient de la première occasion qui se présenterait pour reprendre Czettin et son territoire.
Cette occasion, la guerre de 1809 la fit naître; 100.000 hommes des régiments croates avaient été appelés sous les drapeaux et il ne restait plus dans les territoires militaires que les habitants incapables de porter les armes. D'après les conseils de Marmont, à qui le ministre avait prescrit « d'appeler l'attention des Autrichiens en Croatie », le consul de France en Bosnie, David, prépara un mouvement qui se produisit dans les derniers jours d'avril -.