I.i:S PROVINCHS ILLYRlhNNES
'rriestc fut investi !e i6 septembre. La veille, Fouché avait publié un dernier arrêté édictant des mesures de rigueur centre les habitants qui avaient émigré en pays autrichien, puis il avait gagné Venise. Le i6 septembre, les troupes françaises repassèrent l'Isonzo, en laissant :\ Trieste une petite garnison qui se défendit trente-trois jours".
Si Ton ne tient pas compte des faibles garnisons qui vont bientôt être assiégées dans les places de Dalmatie, on peut dire qu'à partir du i6 septembre 1813 la France a perdu les provinces illyriennes.
Nous n'avons à apprécier ni le rôle du duc d'Abrantès ni celui du duc d'Otrante. L'un ne resta que deux mois en fonctions, et dès le jour de son arrivée il ressentait les attaques du mal qui devait lui faire perdre la raison et la vie ; l'autre fut gouverneur pendant sept semaines d'un pays envahi par l'ennemi. Nul ne peut en aussi peu de temps et dans de telles conditions donner la mesure de ce qu'il vaut.
Revenons donc en arrière, et, en parcourant le décret du 15 avril iSi r, étudions les réformes que Napoléon voulait introduire en lUyrie.
Paris, 1817. Pnris hisloriquc îles optratioiis niiUlaiics (le rarmèc iVItalic en iSi^ et 1S14, par le chef d'état-niajor de cette armée (le général Vignolle), Paris, 1817.
1. O. T., 13 octobre 1813. — Kandler, op. cit.; Mainati, o/i. cil.; Caprin. Noslri iioniii. Trieste, 1888.