FIN DE L'HISTOIRE DE LA FILLE DU PHARMACIEN
Le 29 octobre 1960, le théâtre de l'Opéra reprenait un ouvrage qui n'avait pas été joué depuis quarante ans.
A ce propos, beaucoup d'honnêtes gens faisaient judicieusement remarquer que les anciens valaient mieux que les modernes.
— Yow, disaient-ils. nos pères avaient Guillaume Tell, les fluyuenots , le Freyschtitz, Robert-le-Diable, la Muette dePortici, la Juive, Sainte-Claire et bien d'autres chefs-d'œuvre encore. Nous, nous n'avons rien.
— Bah ! répondaient les modernes, an temps dont vous parlez, on n'était pas plus content que vous ne Tètes, et vos pareils du siècle dernier fatiguaient les compositeurs des ouvrages dont vous faites aujourd'hui si grand cas, en leur citant les œuvres de Gluck, de Haase et d'Hamdel. Dans cent ans, on assommera encore les nouveaux avec les anciens ; votre système est connu ; il est vieux comme le monde.
Un événement, du reste, donnait un attrait particulier à la représentation. On parlait des déhuts d'une jeune fille, élève du Conservatoire, qu'on disait fort belle et douée d'une voix magnifique. On lisait sur l'affiche :
Pour les débuts de MADEMOISELLE AUTOMNE BIZET