‹ La dame à la plume noire (volume 2)Chapitre 4 sur 24 · LE JARDIN DES TUILERIES EN · texte numérisé non relu

LE JARDIN DES TUILERIES EN

En 1960, le jardin des Tuileries était le seul endroit

à Pari? où il fût encore possible de trouver quelques arbres verts pour se mettre à l'ombre, un peu d'espace pour respirer.

A cette époque déjà bien éloignée, le dernier d s jardins de la capitale n'était point re qu'il »~ist aujourd'hui. Nos pères ignoraient la façon d'acclimater ces merveilleuses plantes des tropiques qui croissent au haut des arbres et forment des jardins suspendus sur nos parcs.

Au temps heureux et naïf où se passe cette histoire, la simplicité la plus charmante régnait dans le jardin du palais. Les souverains en laissaient L'entrée libre à tout le monde, et dans cet endroit, où la décence la plus parfaite eût été un devoir, il n'était pas rare de voir des hommes en blouse et des femmes en bonnet; chose plus étrange, on entrait là le cigare à la bouche.

Des Parisiens qui auraient poussés des cris de paon s'ils avaient vu un gentleman se promener sous la porte cochère de leur maison, sans leur autorisation ou celle de monsieur leur concierge, trouvaient fort naturel d'aller manger des côtelettes et des œufs à la coque, boire de l'absinthe et de la bière dans un café situé dans le jardin du château; d'autres citadins, curieux mais économes, avaient l'impudence d'entrer à chaque instant du jour lire les feuilles publiques, que de vieilles dames, assises dans d'affreux kiosques blancs à raies bleues, leur louaient à raison d'un sou. Les bonnes et les nourrices du quartier avaient adopté une allée où elles se rendaient chaque jour afin de rencontrer leur pays et aussi un peu pour allaiter les petits Parisiens de l'avenir, lesquels, une fois repus, devenaient réalistes; — pauvres petits!

Les mèresjeunes et vieilles venaient ver- trois heures, accompagnées de leurs filles, voir si les bonnes accomplissaient leurs devoirs et si elles n'avaii ut point — occupées à leurs tendres amours — laissé choir le baby dans le bassin i\>'> poisson- rouges.

Une fois rassurées, elles se groupaient dans l'allée des Orangers ou dans celle de Diane et affectaient d'exécuter une tapisserie ou des broderies anglaises en regardant les passants, afin de donner à leurs demoiselles l'exemple du travail.

Partout où il y a des bonnes on voit des militaire-. Partout où l'on fait de la broderie anglaise il y a des messieurs qui se promènent. Partout où il y a d s jeunes filles on voit rêver des jeunes hommes et des vieux.

Si bien que, lorsqu'il faisait beau temps, il y avait foule dans le jardin des Tuileries. A cinq heures, la musique de chaque régiment en garnison à Paris venait tour à tour au rond-point de l'allée de Jeanne d'Arc exécuter ses meilleurs morceaux.

Nul ne saura jamais ce qui fut exécuté là de soli de petite flûte. A cette époque, la petite' flûte était i'àme de tout ' musique militaire. Hors d'1 la petite

flûte, il n'était pas d'harmonie. Les chefs, à Penvi, composaient des morceaux dont l'unique but était de mettre en relief la petite flûte. La musique de ce temps, qu'on trouve encore sur les quais, fait foi de cette démence passagère.

Ange chéri, mélodie avec solo d'octavin.

A toi mes jours! à toi ma vie! polka mazourke, pour octavin.

La bénédiction des baïonnettes, avec solo d'octavin.

La petite flûte avait un attrait tout particulier pour messieurs les employés des ministères qui, à cinq heures sonnant, arrivaient en si grande quantité que la circulation devenait tout à fait impossible dans les allées. Ce déplorable état de choses dura jusqu'au jour où l'administration décida qu'à l'avenir les bureaux ne seraient fermés qu'à six heures.

Les employés furent navrés de douleur : il n'en était pas un. parmi eux. qui n'eût rêvé la conquête d'une jeune héritière. Un vieux chroniqueur, nommé Guinot. avait, par ses légendes presque toutes erronées, inculqué dans l'esprit des bureaucrates les idées les plus saugrenues, les illusions les plus étranges. L'arrêté ministériel coupa court à ces ridicules

hallucinations, et expéditionnaires et rédacteurs se virent forcés de laisser à leur bureau, avec les manches de lustrine, leurs regards fascinateurs.

Robert Rarnix, s'appuyant sur Zidore, venait depuis deux jours prendre l'air dans le jarnin des Tuileries. Les jeunes filles avaient trouvé sa chambre trop triste, l'homme pauvre l'avait trouvée trop gaie, et tous étaient partis à tire-d'aile, bien convaincus d'avoir rempli les devoirs de la reconnaissance envers leur sauveur.

Zidore seul était resté fidèle.

— Bourgeois, avait-il dit à Robert, dans votre chambre, qui est grande comme l'estomac de mon œil, vous n'avez pas besoin d'un guide, c'est bien connu; mais laissez-moi rester. Vrai, j'aurais du chagrin de vous quitter; ça paraît drôle, mais c'est comme ça. Gardez-moi, qu'est-ce que cela vous fait? Je ne suis pas gourmand, je ne vous coûterai pas grand' chose, et puis je me rendrai utile : j'astiquerai vos guêtres, je ferai vos commissions et je vous dirai les belles batailles que mon grand' père me racontait. Je serai pour vous comme une manière de chien savant. Je sais jouer aux dominos, ça vous divertira; d'ail-

bure, moi «ni un autre, il vous faudra toujours bien un domestique.

— Mon garçon, répondit Karnix. ponnaissant tes d'indépendance, je n'osais pas l'engager à rester à mon service; mais puisque cela te convient, j'en suis charmé. Tu es un brave enfant: je te traiterai en ami. Ainsi, c'est convenu, nous ne nous quitterons plus.

— Bourgeois, reprit Zidore en roulant sa casquette entre ses doigts d'un air embarrassé, j'aurais encore une demande à vous adresser,

— Parle.

— Je n'ose pas.

— Ose.

— Eh bien, voilà! Je veux bien être votre groom, y a pas de sot métier; mais je ne voudrais pas être habillé en domestique.

— Pourquoi?

— Dans ma famille, dit l'enfant en se redressant, on ne porte que des blouses,

— A ton

— C'est encore pas tant pour moi que pour grand' mère. Si j'allais la voir à la Salpétrière avec une li-

vrée, ça lui ferait du chagrin, à c'te femme, parce que c'est le père du père de sou grand-père qu'a entré le premier dans la colonne de la Bastille quand c'était une prison où l'on faisait souffrir le peuple.

— Ah, diable!

— Oui, bourgeois, c'est comme ça! tel que je vous le dis, et vous seriez encore plus esbrouffé si je vous di-ais que grand-père qui est mort, le mari de grand' mère alors, avait la croix, qu'il avait gagnée en frictionnant les ennemis. Quand il revint du service, il se mit commissionnaire au coin de la rue Arsène Houssaye et de la place Monéglia, les commissions pleuvaient, parce que les bourgeois n'étaient pas fâchés d'avoir un commissionnaire décoré. Ça leur donnait l'air militaire. Mais voilà que le grand-père mourut au moment où il allait se faire un sac. C'est depuis ce temps que la famille est tombée dans le malheur; mon père, lui, n'a pas eu de chance, il s'est fait périr par le charbon.

— Pourquoi?

— Parce que ma mère avait mal tourné, répondit 'l'enfant en devenant rouge jusqu'au blanc des yeux.

Karnix regarda l'enfant avec intérêt et lui dit :

— Quand je pourrai marcher, nous irons voir ta grand'mère.

Les yeux de l'enfant se remplirent de larmes; il saisit la main de Robert et s'écria d'une voix entrecoupée :

— Tenez, bourgeois, voulez-vous que je vous dise, eh bien ! vous êtes un vrai bonhomme, et on pourrait bien courir Paris pendant quinze jours qu'on n'en trouverait pas vingt-six comme vous.

Depuis ce' jour, Zidore, attentif et dévoué, n'avait pas quitté Karnix. Aussitôt que celui-ci put marcher, il lui conseilla de quitter sa chambre de la rue Montmartre pour se loger près des Tuileries.

— Vous marchez difficilement, bourgeois , avait -il dit, vous n'aurez que quelques pas à faire pour être dans un beau jardin que notre monarque prête atout le monde pour respirer le grand air du ciel ; ça vous fera joliment du bien.

Karnix n'avait fait aucune objection, et comme il lui était fort indifférent de demeurer là ou là, il avait suivi son guide avec une entière confiance.

Les premières promenades que Karnix fit au jardin lui parurent monotones. Il était triste. Malgré

lui, la funèbre nuit du moulin revenait dans sa pensée. Plusieurs fois, il avait questionné Zidore afin de fixer ses souvenirs ; l'enfant avait répondu qu'à peine étaient-ils entrés dans la tour l'orage avait fait écrouler le vieux bâtiment et qu'ils n'avaient eu que le temps de fuir.

— Mais, disait Rarnix, n'est-il point venu une femme que tu appelais la dame à la plume noire?

Zidore jurait tous ses grands dieux qu'il n'avait vu ni femme ni plume, et que son bourgeois' avait rêvé bien certainement, et qu'il prenait le délire de la fièvre pour une réalité'.

L'enfant se souvenait parfaitement de l'affreux drame du moulin, dont aucun détail ne lui avait échappé ; mais la peur de voir Rarnix courir à la délivrance de la femme noire et la crainte qu'il avait de l'accompagner lui inspiraient son menscnge.

— A l'heure qu'il est, pensait-il, cette princesse doit être fricassée. Pourquoi irais-je dire à mon bourgeois des choses qui, entêté comme il est, le feraient retourner sur cette butte du diable qui n'est pas plus solide que la gelée de groseille ?

Puis il faut tout dire ; la dame à la plume noire

n'inspirait à Zidore aucun intérêt. Lorsqu'il avait vu son visage à la clarté des ('clairs il s'était écrié, lui aussi : c< C'est la Mort ! » mais clans sa bouche ce cri n'était qu'une comparaison; cela voulait dire : elle est laide comme la Mort.

Tout enfant qu'il était, Zidore savait assez le monde pour comprendre que, si la justice venait à apprendre que Karnix avait enterré une femme vivante sous les ruines du moulin, il ne laisserait pas d'être fort inquiété, bien qu'il n'y eût point de sa faute, l'accident étant venu contre sa volonté.

— Le bourgeois ne l'a pas tuée exprès, cette affreuse biche, pensait-il, mais qu'est-ce qui prouverait son innocence s'il était soupçonné ?

La complicité passive de l'enfant était, à son insu, l'une des causes de son attachement pour Robert.

Un jour, qu'assis dans l'allée de Diane, Robert se réchauffait au soleil en questionnant Zidore sur la terrible nuit, l'enfant lui dit :

— Pour l'amour de Dieu, bourgeois, ne pensez phi- à ce fantôme de votre imagination. Au lieu de rêvasser tout éveillé à cette horrible vision, regardez donc la réalité qui \oiis fait les yeux doux.

En disant cela, Zidore montrait à Robert une g dame toute empanachée, haute en couleur et ornée de cheveux d'un roux parfait.

Robert, suivant l'indication, se mit à sourire en voyant la créature grotesque qui excitait l'admiration de son guide, mais son sourire s'arrêta à moitié chemin. Une charmante vision venait de lui apparaître. A côté de la dame rousse une jeune fille blanche, que les rayons du soleil rendaient diaphane souriait en montrant ses dents, qu'on eût dit taillées dan- des noisettes. Karnix se retourna pour voir à qui s'adressait ce doux et innocent sourire ; il n'y avait personne derrière lui.

Une sensation de joie parcourut tout son être, et il se mit à trembler comme un enfant.

A partir de ce jour, il attendit avec une impatience anxieuse l'heure de la promenade. S'asseyant toujours à la même place, il retrouvait toujours la blondi' vision qui lui souriait, et il s'en retournait heureux dans son logis. Des que le jour naissait, il se réveillait et comptait les heures.

Karnix avait vingt-trois ans, et il était amoureux pour la première l'ois.

Trois heures sonnaient à L'horloge du palais. Robert, qui avait forcé Zidore de venir à midi, paraissait agité d'un vive inquiétude. A trois heures et demie, sa pâleur était extrême, et des gouttes de sueur perlaient sur son front.

— Voyons, bourgeois, dit Zidore, faut pas vous démancher comme ça, elle va venir.

— Qui? qui? demanda Karnix.

— C'te bêtise, qui! la belle demoiselle blonde que vous aimez, qui vient chaque jour s'asseoir là.

— Comment sais-tu que je l'aime? demanda d'une voix tremblante le chasseur de tigres.

— Ça se voit de reste, il n'y a pas besoin d'un baromètre. Elle aussi vous aime bien, allez.

— Que dis-tu, elle m'aime, elle ? qui peut te faire croire?...

— Ah! mon Dieu, c'est pas malin : dans les premiers temps que nous venions ici, la grosse dame qui est avec elle — une belle femme aussi tout de même — m'appelait et me demandait de vos nouvelles, et quand je lui répondais que ça boulottait couci-couci, la jeune demoiselle disait : « Ah ! tant mieux ; » elle avait l'air content, et sa voix était si douce, si douce

qu'on aurait dit qu'elle avait une musique dans le cœur.

— Qu'est-ce que cela prouve?

— Tout, je vous le dis, moi. Depuis, elle n'a jamais manqué de me faire un beau petit bonjour avec sa tète ; tenez, la voilà qui vient, vous allez voir, regardez, regardez.

La jeune fille vint s'asseoir et, comme l'avait annoncé l'enfant, elle lui fit un petit salut plein de grâce.

— Voyez-vous, dit Zidore triomphant, voyez- vous qu'elle m'a salué, l'avez- vous vue? Eh bien, pourquoi qu'elle me saluerait, moi qui ne suis qu'un pauvre gamin, si elle n'aimait pas mon bourgeois?

— Puisses-tu dire vrai, murmura Rarnix, dont le cœur battait à se briser.

Quand la belle jeune fille partit, il la suivit longtemps des yeux ; lorsqu'elle eut disparu, il poussa un long soupir ; il lui semblait qu'une nuit profonde l'environnait.

— A tout prix, murmura-t-il. il faut que je sache qui elle est.

— Qui, elle, je vous prie? demanda un monsieur

en habit noir, qui salua Karnix avec toute la grâce et le sans-gêne d'un homme du monde.

— Que vous importe ? répondit Robert avec hauteur et de quel droit, s'il vous plaît, vous permettezvous de vous mêler de ce que je fais, de ce que je dis, ou de ce que je pense?

— Monsieur, répondit en souriant le monsieur à l'habit noir, mon droit c'est le droit au travail.

— Je ne vous comprends pas.

— Je m'explique. Vous venez de dire : « A tout prix, il faut que je sache qui elle est. » Eh bien ! si vous voulez me donner le signalement de la personne dont vous parliez et y ajouter un napoléon, je vais vous satisfaire.

— Qui êtes-vous vous-même ?

— Je suis, monsieur, tout à votre service, le guide des amoureux dans Payais.

— Un confrère, fit Zidore en toisant l'étranger.

— Oui, mon camarade, un confrère.

— Avec cette différence que nous ne voyageons pas pour le même article.

— C'est vrai, fit le nouveau venu; ce petit bon-

homme est fort amusant. Eh bien! monsieur, cpntinua-t-il en s'adressant à Robert, vous ne voulez donc pas faire affaire ensemble ?

— Je ne vous comprends pas ; expliquez-vous plus clairement, dit Rarnix, qui n'osait ni questionner l'homme ni le renvoyer.

— C'est bien simple, monsieur. Ayant remarqué depuis longtemps que personne ne vient dans ce jardin sans avoir un but. l'amour ou le désir, je me suis dit qu'un homme qui serait assez habile pour faciliter les transactions du cœur serait un homme vraiment utile, et qu'il gagnerait amplement sa vie. Pénétré de cette vérité, j'ai appris par cœur les habitués et les habituées, et je donne des renseignements sur eux et sur elles au plus juste prix : vingt francs.

— Si vous voulez que mon bourgeois ait confiance en vous, dit Zidore, faut d'abord commencer par nous dire qui nous sommes.

— Ton maître, reprit l'homme, s'appelle, si j'en crois le registre de l'hôtel Kinglake, Robert Rarnix ; il arrive des pays lointains, il n'a pas vingt-cinq ans, il n'est pas riche et il s'est cassé la jambe en visitant l'héritage paternel, qui s'est écroulé, tant il était

étonné de se voir habité. Quant à toi, tu es un gamin

ramassé à la porte du Midi.

— Tout cela est vrai, nom d'un bonhomme ! j'en

suis bleu.

— Voyons, mon gentilhomme, ne restez pas silencieux ; que désirez-vous savoir, quel est l'objet qui

vous touche? Est-ce une jeune fille ou une vieille femme ? une grisette ou une grande dame ? parlez sans crainte, les femmes se ressemblent toutes, ce qui est très-heureux, parce qu'on n'a à rougir d'aucune. Voulez-vous savoir si la dame de vos pen- - js a un mari ou une fausse natte? si elle est riche ou pauvre? si elle possède la vertu ou la folie ? si ses dents sont à elle ou son cœur à quelqu'un? si elle habite le faubourg Saint-Germain ou la rue Breda ? si vrms êtes son premier amour ou son dernier ? si elle vous goûte ou si elle vous aime? si elle va passer l'été à Plombières ou à Chatou? à Cauterets ou à Bougival? Parlez, je suis votre serviteur.

— Celle que j'aime, répondit Karnix. en donnant une pièce d'or à l'homme, celle que j'aime est blonde comme un épi d'or; ses yeux sont bleus comme le ciel; jamais la lèvre d'un autr homme que son père

n'a dû effleurer ses joues, plus veloutées que la fleur qui croît la nuit sur le mont Accaba, et qui se ferme

quand vient le jour, et ses dents sont si blanches que l'on y voit s'y mirer ses lèvres roses. Le jour. elle >'assied là; la nuit, elle est dans mon cœur.

— La jeune fille dont vous parlez, reprit gravement l'homme, se nomme Hélène, elle a seize ans, c'est la fille du docteur Jean-Baptiste Garassus d'Agen. Inconnu il y a un mois, le docteur Garassus est aujourd'hui l'homme le plus illustre du monde. Demain, Paris et toutes les villes de l'univers vont célébrer son nom dans une immense fête. L'Académie va lui décerner une couronne d'or, le souverain le pressera dans ses bras. Tous les rois de l'Occident et de l'Orient vont le combler d'honneurs et le nommer par excellence le bienfaiteur de l'humanité.

— Qu'a-t-il donc fait , demanda Karnix troublé.

— Ce qu'il a fait ? mou gentilhomme? il a tué la Mort.

Robert et Zidore se regardèrent en tressaillant. Lorsqu'ils cherchèrent l'homme pour le questionner encore, il avait disparu.

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