LES INFORTUNES DU DOCTEUR
Lorsque Georges Pudler eut fini de pleurer, — tout finit en ce monde, — il dit à Garassus :
— Je vou^ demandeiai la permission, monsieur, de me soustraire à l'horrible spectacle que vous venez»de voir.
— Je ne demande pas mieux, répondit le docteur.
— Voici l'heure de mon dîner, — puisqu'on no peut plus mourir, il faut bien vivre, n'est-ce pas ?
— Certes.
•— Après le danger que vous avez couru, vous
vez avoir besoin de réparer vos forces, acceptez donc sans cérémonie mon pain et mon sel. •
— Vous êtes bien bon.
— Oh! à la fortune du pot!
— C'est comme cela que je Tentends.
— Vous acceptez? c'est bien aimable à vous.
— Comment donc I vous me faites honneur.
— Vous êtes mon obligé et mon hôte, partant je ne voudrais pas être indiscret, mais, en vérité, je serais bien heureux de savoir par suite de quel événement vous vous trouviez dans la Seine.
— Mon Dieu! répondit Garassus fort embarrassé, c'est bien simple, cela vient de ce que j'étais tombé
dans Teau.
J'aurais dû m'en douter, dit Georges Pudier en
souriant avec intention. J'ai été peut-être indiscret ; parlons d'autre chose.
Jean-Baptiste Garassus était fort empêché. Il ne se sentait pas à l'aise avec cet homme dont, grâce à lui la vie était si malheureuse. 11 appréhendait qu'un incident quelconque ne vint révéler sa personnalité, ce qui ne manquerait pas d'avoir pour lui des suites fâcheuses.
D'un autre côté, le docteur ne pouvait se débar passer de Tinventeur, qui, heureux de pouvoir parler de ses malheurs, ne voulait pas laisser partir son nouvel ami. Moitié par force, il accepta Tinvitation. Son hôte le poussa dans la salle à manger, et ils se mirent à table.
Hélène et Robert désolés avaient repris le chemin de la maison paternelle.
— Mon Dieul disait Hélène, quel malheur, quel affreux malheur! Devions- nous voir finir ainsi cette journée qui s'annonçait si merveilleusement I
— Mamselle, disait Zidore, ne pleurez pas comme ça. A quoi que ça vous sert? à vous rougir les yeux, voilà tout, et pas à autre chose.
— Mon pauvre pèrel disait Hélène, je ne le verrai plus.
Karnix ne trouvait rien à dire pour consoler sa fiancée. Comme il n'avait lui-même jamais aimé son père, il demeurait impuissant à calmer une douleur qui lui était inconnue.
Lorsque les deux jeunes gens et leur guide arrivèrent à la place de la Madeleine, un nouveau malheur les attendait.
198 tA DAM£ A LA PLUHfi NOIRE
Une foule immense, dirigée par riafâme Grenuchot, était venue saccager rappartement de Tinfortuné Garassus.
Le peuple qui, comme les roiâ, a besoin parfois de s'amuser, avait brisé les meubles et jeté les morceaux par la fenêtre.
Comme le propriétaire s'était venu plaindre avec amertume de ce qu'on lui enlevait son gage, en avait pris le propriétaire et on l'avait envoyé chercher ses meubles par le même chemin.
Heureusement qu'il s'agissait d'un simple troisième. Le propriétaire se releva, frotta son côté gauche, sur lequel il était tombé, et avec im entêtement qui n'appartient qu'aux propriétaires, il alla de nouveau s plaindre aux envahisseurs qui lui rirent au nez.
— Démolissons la maison, s'écria un gamin de dix douze ans, ce sera drôle.
— Démolissons, cria la foule, qui se mit à l'œuvre sur-le-champ et ne se retira que lorsque la destruction fut achevée.
Hélène, qui depuis le matin montrait, malgré sa douleur, un certain courage, ne put résister à ce nouveau désastre. En retrouvant un espace vide à la place
de la makon où eUc était née, elle pensa qu'elle devenait folle.
— Les nûsérables pillards, munnura Karnix, ah ! ce peuple de Paris, quelle misérable engeance.
Zidore, lui, ne disait rien; il considérait les décombres et il pensait — c'est douloureux à dire — que les camarades avaient fait proprement la besogne.*
— Seigneur, mon Dieu, dit Hélène, je n*ai plus de père, je n'ai plus rien; que vais-jc devenir?
— Oh I Hélène ! reprit Robert, ce que vous dites là n'est pas bien. Ne suis-je pas votre fiancé et ignorezvous combien je vous aime?
— Non, mon ami, je ne l'ignore pas, répondit la jeune fille; mais en vérité, ma situation est affreuse ; je n'ai point d'amies : mon père ne recevait pas et je n'ai jamais été en pension; les parents de ma mère n'habitent point Parias. Je me demande avec efiroi ce que je vais devenir en attendant le retour de mon père, si toutefois Dieu me le rend.
— Hélène, reprit Rarnix, vdus n'avez pas compris l'étendue de mon amour; j'ai pour vous toutes les tendresses, tous les amours : je remplacerai père, amies et parents.
200 LA DAME A LA PLUHB NOIRB
— Je ne doute pas de l'avenir, dit Hélène; mais le [)réscnt m'eflfraye. Voici la nuit qui vient, que faire, que devenir? Quel que soit le respect dont vous m'entouriez, n*aurai-je pas Tair d'une aventurière?
Karnix, qui était né dans la ville des savants et avait passé sa jeunesse dans le désert, ne comprenait pas précisément bien les alarmes de la jeune fille. Le Que dira le monde ? n'existait pas pour lui. Amener sa fiancée sous son toit lui eût semblé la chose la plus désirable et la plus naturelle du monde.
Hélène eut beaucoup de peine à persuader à son amant qu'il ne pouvait en être ainsi.
— Que faire alors? demanda Karnix.
— Je ne sais, répondit la jeune fille en sanglotant, je suis bien malheureuse.
— Écoutez, mamselle, dit Zidore, il n'y a pas à aller par quatre chemins, comme vous disiez tout à Theure, voilà la nuit qui vient et nous ne sommes pas ici pour nous amuser. Prenez le bras de M. Robert et partons. La dame qui tient l'hôtel Kinglake est trèsbonne; nous lui dirons vos malheurs; elle vous recevra et aura soin de vous comme de sa propre fille
jusqu'à ce que votre père revienne, ce qui ne saurait manquer d'arriver tôt ou tard.
— Dieu vous entende, répondit Hélène, allons.
Ce que Zidore avait prévu arriva. M"® Hudson, la maîtresse d'hôtel, reçut parfaitement la jeune fille. A chaque phrase du récit qu'Hélène lui faisait de ses malheurs, elle levait les bras au ciel et se lamentait. La jeune fille la remerciait avec effusion. /
— Que vous êtes bonne, madame, de me plaindre ainsi et de vous attendrir sur les infortunes d'une étrangère.
— Étrangère 1 mais vous n'êtes pas une étrangère pour moi; n'êtes-vous pas la fiancée de mon pensionnaire, de M. Karnix ? un bien bel homme, par exemple, que vous avez choisi là; je vous en fais mon compliment. Quand vous passerez dans les rues, on vous regardera.
Hélène rougit un peu; la bonne dame continua :
— Mais, à propos, chère demoiselle, — ahl mon Dieu, moi qui n'y pensais pasl — Où diable avais-je l'esprit? — Une chose si simple. — Je ne suis pas pardonnable.
— De quoi s'agit-il, madame, je vous prie?
— Ah ! mon eher ange, que je suis étourdie ! mais ce n'est pas ma [faute. J'ai été si surprise de tout ce que vous m'avez raconté, que ça ne m'est pas venu à l'esprit; je vais vous faire retrouver votre père.
-^ Ah I madame, soyez bénie.
— Dès demain, nous irons consulter Malvina.
— Malvina ?
— Oui, la somnambule la plus lucide de Paris.
— Excusez mon ignorance, madame, dit Hélène, mais je ne sais pas ce que vous appelez une somnambule?
Madame Hudson, fort embarrassée de cette question, cherchait inutilement une explication satisfaisante. Zidore vint à son aide.
— Une somnambule, mamselle, dit-il^ c'est une femme qu'on endort pour la faire rêver toute éveillée.
— C'est cela même. Ayez bon espoir, et à demain, chère mademoiselle.
Le lendemain, Hélène, Robert et Zidore, accompagnés de madame Hudson, frappaient à la porte de Malvina, la somnambule la plus lucide de Paris.
Un domestique en grande livrée, qui se tenait dana' Tantichairbre, vint au-devant d'eux.
— Cesr dames ^ ces messieurs sont ensemble ? dcmanda-t-il.
— Oui, répondit madame Hudson ; tâchez de nous faire passer bien vite, si c'est possEble.
— Madame, répondit le valet, voici le numéro trois cent quatre-vingt-dix-sept ; vous n*«vea juère que quatre mois à attendre.
Madame Hudson se mit à jeter des cris de paon.
-*- Tenez, mon ami, dit-elle, voici cinq franes ; faites que, si nous ne pouvons voir TiHustre Malvina, il nous soit au moins permis de parler au célèbre docteur Roquefort.
Le domestique s*inclina, sortit et revint presque sur-le-champ.
— Veuillez entrer, madame, dit-il en désignant la porte du cabinet du docteur.
Madame Hudson se précipita.
— Monsieur le docteur, dit-elle avec vivacité, jo suis madame Hudson, de Thôtel Kinglake, ci-devant des Abruzzes, rue de Rivoli. Je suis venue consulter plusieurs fois, j'ai été satisfaite ; aussi, je vous amène du monde.
— Je VOUS remercie, dit Roquefort, quoique nous en ayons déjà plus que nous n'en voulons.
— Je le sais, monsieur le docteur.
— Néanmoins, comme il faut que les fidèles soient privilégiés, je m'arrangerai pour faire passer vos amis d'ici à quelques jours.
— Impossible, monsieur le docteur.
— Cependant...
— Impossible, vous dis-je. J'ai là avec moi une jeune fille, belle comme les anges, qui est si malheitreuse que son histoire ferait pleurer les pierres. C'est la fille, — vous devez connaître cela, vous qui êtes médecin, — c'est la fille du docteur Garassus, le tueur de la Mort.
— Bah!
— C'e^t tel que je vous le dis.
— Que voulez-vous que j'y fasse?
— Mais il faut lui faire retrouver son père, qu'une indigne populace a jeté dans la Seine.
— Mais, reprit jle docteur avec une impatience simulée, je ne suis pas maître nageur.
— Je le pense bien, monsieur le docteur; mais il
faut vous dire que les plongeurs y ont perdu leur latin, le bonhomme n'est plus dans l'eau.
— Où est-il alors ?
— Dame I c'est ce que nous venions demander à votre Égérie.
Et, ce disant, elle déposa sur la table du docteur un billet de caisse.
— Allons, reprit Roquefort, il faut faire tout ce que vous voulez... Faites entrer votre mondé. ,
La sojnnambule Malvina était une . grande fille sèche et pâle, qui avait été un peu fille de famille, un peu ruinée, un peu honnête, un peu sous-maîtresse et beaucoup malhonnête.
Comme toutes les institutrices possibles, elle avait jeté le trouble dans toutes les familles qui n'auraient pas dû l'honorer de leur confiance. Après avoir exploité les jeunes pères et les vieux oncles, elle avait fini par se faire épouser par un frère idiot, avec le- (juel elle n'avait pas tardé à plaider en séparation. A l'heure où se passait ceci, elle trompait, avec un comédien du boulevard, le docteur Roquefort, qui se servait d'elle pour tromper le public.
Lorsque Hélène et Rarnix entrèrent, la devineresse
206 LA DArMir A LA PLUMEk liOlflF.
était assise sur son fauteuil de brocatelle jauoe. Se* longs cheveux noirs tombaient sur ses épautes et se noyaient dans les plis onduleux dfune robe de chambre de velours noir.
— Êtes-vous fatiguée? lui demanda le docteur d'un ton impératif.
— Oui, répondit Malvina ; vous me tuez..
Et elle laissa retomber sa tète^ sur sa poitrine.
,— Pauvre chère victime 1 dit madame Hudson avcû intérêt.
Roquefort fit quelques passes, a projeta son fluide» sur Malvina, qui semblait sa tordr-; pou& une étreinte invisible.
— Dormez-vous ? cria Roquefort en roulant d'arffreux yeux blancs, dorme^^vous ?
— Oh î que je souffre I répondit la somnambule.
— Pauvre femme I pensa Hélène, elle est bien à plaindre de faire un tel métier. Monsieur, dit-elle à Roquefort, dites, je vous prie, à cette bonne dame, avant' de Vendormir, combien je suis fâchée d'être la cause de se& souffrants; dites-lui surtout qu'il faut
* un cas aussi malheureux que celui qui nous amène pour que je persévère à la faire souffrir, et que ma
vie entière ne sera pas assez longue pour loi prouver ma gratitude*
— Mademoiselle , dit îloqueiort , ces seirfiments vous honorent et eussent été doux au cœur de Malvina; malheureusement, je ne puis les lui transmettre, ^le dort.
— Quelle frime 1 murmura Zidore.
— Dormez-vous? demanda le magnétiseur enroulant de nouveau ses yeux.
— Je souffre. *
— Soyez lucide 1
— Je soulTre. .
— Parlez I
— Je souffre.
— Je le veux ! je le veux I
Roquefort, debout, les Iras teadoB /vers son jsujet, prononçait ces mots avec une autorité ridicule qui aurait fait bien rire les assistants s'ils n'avaient eu Tespoir de voir un édairGififiemeat isorUr de cette comédie.
— Je le veuxl je le veuxl criait 4dtgoure Roquefort.
— Je suis lucide, dit avec effort Maivina en appuyant la main sur son front. Que voulez- vous ?
— Regardez autour de vous.
— Je vois.
— Quoi ?
— Un beau jeune homme blond qui arrive de bien loin.
— Ensuite ?
— Un polisson qui se moque de vous
— C'est moi ! s'écria Zidore; c'est épatant. Je ne me moque plus.
— Après ?
— Je vois niadame Hudson.
— Près d'elle, qui voyez-vous?
— Une jeune fille, belle comme les anges, que je vis il y a trois jours.
— Que veut cette jeune fille ?
— Je ne sais.
— Cherchez.
— Elle veut savoir des nouvelles de son père.
— Cherchez son père.
— Je ne puis...
— Je le veux.
— Ah ! que je souffre I
— Cherchez, cherchez.
— ^^ Ah! je le. vois.
— Où?
— Sur une grande place.
— Que fait-il?
— fl se déba* au milieu de la foui
— Après ?
— La foule l'entraîne sur un pont.
— Après ?
— Ah 1 mon Dieu ! ce que je vois est terrible.
— Que voyez-vous?
— Je n*ose le dire.
— Parlez, je le veux.
— Des misérables s'emparent de lui.
— Après ?
— Ils le balancent dans l'espace.
— Ensuite;
— Ahl...
— Quoi?
— On l'a précipité dans Tcau.
— Après ?
— Je souffre, je meurs.
flO LÀ DAVE A Uk PLUME NOIRE
— Mesdames, dit Roquefoi^, voos le voyez yousmêmes, mon sujet ne peut -pbiR continuer ; le forcer serait vouloir sa mort. Demain, «i vous voulez, nous continuerons la séance.
— Monsieur, dit Karnrx, v^us êtes un chariatan et un imposteur ; vous n'entendez rien au magnétisme, vous en ignorez les premiers fléments.
— Monsieur, s'écria l'opérateur, vous m'insultez chez moi !
— Chez vous ou ailleurs, poursuivit Karnix, peu m'importe; on n'insulte jamais les gens de votre espèce.
— Si c'est votre argent que vous regrettez, fit-Roquciort avec dédain, vous pouver le reprendre.
— Mon argent, dit Karnix avec dégoût, garëe-ld, misérable que tu es; non, ^ce ;n'eBt pasl-ai^nt que je regrette, c'est l'espoir perdu de cette douce créature qui croyait que tu lui ferais trouver son ipère. Mais aussi bien je n'aurais pas dû m'y laisser prendre. Rien qu'à te voir, j'aurais dà deviner tu que n'étais qu'un fourbe de bas étage, digne associé de cette fjotte dévergondée.
LA DAMB ik LA PL.UME NOIRE 211
— ©ites flomc, voub, fi*6cma Malvina, vous n*ètcs qu'un insolent.
— Voilà ce qu'elle appelle le sommeil magnétique Ah I la sotte et stiïpide créature î
— Monsieur, dit Boquefort en cherchant à être digne, vous insultez une lemme !
— Ça, une femme? fit Rarnix avec mépris; ce n'est pas plus une femme que tu n'es un homme toi-même. Vous êtes deux escrocs qui ne savez pas le premier mot de la science. Le dernier fellah du Kocëir en sait mille fois plus que vous.
Se tournant vers M"" Hudson qui levait les bras au ciel avec désespoir, il lui dit :
— Eh bien ! madame, -vous avez entendu ces imposteurs vous .raconter un fiait que tout Paris connaît. N'êtes-vous pas contente? — Allons, ma bicn-aimée, dit-il à Hélène, partons.
Hélène ne bougeait pas*
— M'avez- vous entendu, chère adorée? demanda Rarnix. Ne perdez pas courage ; nos efhris pour retrouver votre père seront plus efficaces que les mensonges de ces faux voyants.
Hélène, clouée sur son fauteuil, semblait ne pas entendre.
— Mamselle Hélène, cria Zidore en se mettant à genoux devant elle, mamselle, qu'avez-vous? Par pitié, parlez; n'ouvrez pas ainsi vos grands yeux. Souffrez-vous ? dites ?
Hélène ne faisait aucun mouvement et semblait ne pas entendre ; ses beaux yeux démesurément ouverts étaient d'une fixité effrayante.
— Oh I mon Dieu, mon Dieu ! fit Zidore» et il se mit à sangloter,
— Hélène ! fit Karnix.
— Que veux-tu? répondit la jeune fille.
— Dieu est grand, dit Karnix, en levant les yeux au ciel.
— Qu'y a-t-il? demanda M"* Hudson.
— Il y a, s'écria Karnix avec exaltation, il y a que cette chère créature est une vraie voyante : il y a qu'elle s'est endormie aux passes de cet empirique ; il y à que, par elle, nous allons savoir où est le docteur et bien d'autres secrets.
— Impossible, dit Roquefort, le magnétisme n'existe pas.
et
— Hélène! fit Karnix en dominant la jeune fille de son regard, que voyez-vous?
— Toi, mon bien-aimé; tu es beau I
— Qui vois-tu encore ?
— Isidore; le pauvre enfant pleure à cause de moi, il m'aime bien.
— Oh oui I murmura Zidore, bien, bien, bien l ■r- Voyez- vous votre père, Hél'';ne ?
— Non.
— Cherchez ?
— Où?
— Dans Teau 1 — 11 n'y est pas.
— Descendez le courant, fouillez les bateaux, les maisons qui avoisinent la rivière, fouillez partout, ne laissez pas un espace grand comme la main sans l'explorer, regardez ! regardez I
— Ah ! s'écria Hélène, je le vois ; pauvre père, comme il est changé 1
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