VI
L’émotion d’Armand ôtait pins que naturelle, si on songe à l’amour passionné qu’il avait voué à la Darne au gant noir, amour que n’avaient cessé d’irriter les obstacles qui le séparaient d’elle et l’impénétrable mystère qui semblait l’envelopper.
Aussi hésita-t-il un moment avant d’enjamber l’entablement de. la croisée et de sauter sur le toit. Le toit était à six pieds au-dessous. Cependant, à l’extrémité de ce toit, un point lumineux semblait lui indiquer la croisée mystérieuse, car la nuit était sombre et le brouillard humide assez opaque pour ne point permettre à Armand de bien juger de l’éloignement et de la distance, du saut qu'il avait à faire pour arriver sur le toit, et du trajet à
parcourir pour gagner la fenêtre de la maison voisine.
Ce moment d’hésitation qui s’empara de lui, et qu’il consacra à dominer son émotion et <\ comprimer les battements de son cœur, permit à Armand de jeter un rapide coup d’œil autour de lui et d’embrasser, à la clarté du rat-de-cave, l’ensemble du lieu où il se trouvait.
C’était une petite pièce tendue d’un papier jaune, avec des rideaux d’un blanc douteux à bordure rouge au lit et à la croisée, un vieux fauteuil en velours d’Utrecht et quatre chaises de paille; sur la cheminée, une pendule
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d’ albâtre à colonnes, surmontée d’une corbeille de fleurs vide, était veuve de son globe. A sa gauche, on voyait un pot en grès brun rempli de tabac à fumer. A sa droite, le locataire de ce logis avait trouvé drôle de placer une tète de mort.
Le fauteuil était roulé devant une table en bois blanc couverte de livres de médecine, d’instruments de chirur gie et de pipes de toute forme.
Fulmen n’avait point menti : Armand était bien réellement chez un carabin.
Le jeune homme, après ce rapide examen, qui avait un moment distrait sa pensée, allait enjamber l’entablement de la croisée et se laisser couler sur le toit, lorsqu’il aperçut en face de la cheminée, sous un rideau de l’alcôve, un portrait de femme peint à l’huile, et qui, placé dans une pénombre, se trouvait assez loin de lui pour qu’il n’en pût distinguer parfaitement les traits; mais cependant une chose frappa Armand : il lui sembla que ce portrait avait deux mains, dont l’une était gantée de noir...
Et il se prit à tressaillir, courut à la cheminée, s’empara du rat-de-cave et voulut examiner le portrait; mais eu pénétrant dans la chambre de l’étudiant il avait oublié d’en refermer la porte. La porte, située en face de la fenêtre ouverte, avait établi un courant d’air, et ce courant d’air fut assez violent pour éteindre le rat-de-cave, au moment où Armand, frappé de cette coïncidence bizarre du voisinage de la demeure de la Dame au gant noir, et
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de ce portrait de femme dont une main seulement paraissait également gantée de noir, s’approchait pour examiner le portrait...
Le rat-de-cave éteint, Armand se trouva dans l’obscurité et en même temps dans l’impossibilité de se procurer delà lumière.
— Allons , se dit-il, je suis fou. Comment aurait-elle pu donner son portrait?... Serait-il donc aimé d’elle?...
Ce soupçon hérissé les cheveux du jeune homme et amena quelques gouttes de sueur à ses tempes, mais en même temps il agit sur lui comme un aiguillon et coupa court à ses hésitations. Il monta sur le rebord de la fenêtre et se laissa glisser sur le toit, après s’être un instant suspendu par les mains. Le toit formait un plan incliné assez rapide.
Armand reconnut qu’il aurait besoin de tout son sangfroid et de toute son agilité pour ne point glisser sur le zinc et s’aller briser sur le pavé d’une cour quelconque.
Ce danger physique acheva de lui rendre son calme, et il se mit bravement en route, son poignard d’une main, tandis qu’il s’aidait de l’autre pour assurer sa marche. Il arriva ainsi sans accident jusqu’à la croisée au travers de laquelle il apercevait une lumière. Cette croisée était élevée de quelques pieds au-dessus du toit, et Armand fut obligé, pour eu atteindre l’entablement, de se cramponner à un tuyau de cheminée en terre cuite après lequel il grimpa comme au tronc d’un arbre, jusqu’au rebord, sur lequel
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il plaça ses deux mains, après avoir mis son poignard entre ses dents.
, La croisée était munie de rideaux, mais à travers ces rideaux mal joints Armand put glisser un regard à l'intérieur. lit voici ce qu’il vit.
D’abord une petite pièce, meublée à l’antique, avec des tentures d’un vert sombre, et, sur la eheminée, un buste en marbre blanc recouvert d’un voile noir.
C’était la pièce où deux jours auparavant le major Arlcff, introduit par la Bavaroise, était venu trouver sa mystérieuse compagne.
Le cœur du jeune homme se reprit à battre avec une grande violence lorsqu’il eut aperçu, lui tournant le dos, une femme assise dans un grand fauteuil, auprès de la cheminée, et tenant un livre à la main. C’était... ce devait être elle...
Un moment l’émotion d’Armand fut si forte qu’il faillit desserrer les mains, lâcher l’entablement de la croisée et tomber à la renverse pour aller rouler du toit dans la cour. Mais l’instinct de la conservation l’emporta.
Cependant il n’osa tout de suite se dresser sur l’entablement et s’y établir... D’abord il craignait de faire du bruit et d’effrayer ainsi la Dame au gant noir. Ensuite il n’était point assuré que ce fût elle, et alors...
Cette dernière pensée, si navrante qu’elle fut, engagea Armand à conserver sa gênante position, jusqu’à ce qu’un mouvement quelconque de la femme assise devant la cheminée lui permit de voir sou visage. Celle attente mo-
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mentanée lui donna le temps d’asseoir ses idées et de réfléchir, autant que peut réfléchir toutefois, un homme amoureux et désespéré comme l’était Armand.
Il eut pourtant assez de présence d’esprit pour se rendre un compte exact de la situation où il se trouvait, et par conséquent pour prendre un parti sur-lechamp.
Fulmen lui avait indiqué les moyens à employer et la route à suivre pour arriver jusqu’à la Dame au gant noir; elle lui avait conseillé de briser un carreau, et d’entrer, par conséquent, de force chez la femme qu’il aimait... Mais Fulmen n’avait probablement réfléchi à aucun des dangers qui pouvaient résulter de cet expédient un peu violent, et dont le moindre pour Armand, eu égard à son amour, était la police correctionnelle qui punit tout citoyen qui use de l’escalade et de l’effraction, même en matière de sentiment. En même temps Armand se dit: — Si je brise un carreau, elle me prendra pour uu voleur et appellera au secours... Mais si je ne pénètre point ainsi chez elle, comment y pénétrer autrement? D’ailleurs, acheva-t-il mentalement, quelle est la femme qui ne pardonne pas l’audace.
Au moment où cette dernière réflexion s’empara de son esprit et agissait sur sa détermination d’une façon victorieuse, la femme assise au coin de la cheminée se leva et alla prendre sur une table voisine un couteau d’ivoire dont elle se servit pour couper les feuillets du livre
qu’elle avait à la main. Armand sentit sou sang se figer, ni 7
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un nuage passer devant ses yeux, et tout son corps se prit à trembler... C’était elle !
C’était bien la Dame au gant noir, la femme entrevue dans les Apennins, à Florence, à Naples, à Milan, à Pétersbourg, à Paris, et qui lui échappait sans cesse.
— Oh ! cette fois, murmura-t-il, dominé pur une audace subite et qui lui donna le courage de tout braver, cette fois il faudra bien qu’elle m’entende et me voie à ses genoux.
Et Armand se dressa tout debout sur l’entablement de la croisée. Si rapide qu’eût été cette première manœuvre, elle n’en avait pas moins produit un léger bruit, et, à ce bruit, la Dame au gant noir se leva vivement. Puis, comme si elle eût été prévenue de cette étrange visite qu’elle allait recevoir, ou habituée à une visite semblable, elle se dirigea sans hésitation vers la croisée et l’ouvrit en disant tout bas : — Est-ce vous?
D’un bond, Armand sauta dans la chambre. Mais soudain la jeune femme se recula vivement, étouffa un cri, courut à la cheminée, y saisit un pistolet et en dirigea le eanon sur la poitrine de son visiteur, en lui disant : — N’avancez pas... Qui êtes-vous? que voulez-vous?
Ce n’était donc pas à lui que la Dame au gant noir avait cru ouvrir sa croisée ?
Et il passa comme un éclair sinistre dans le cerveau d’Armand, et il se souvint de ce portrait qu’il avait tout à l’heure entrevu sous les rideaux du carabin. Ce souvenir lui donna le vertige... Et la Dame au gant noir le vit
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croiser ses bras et demeurer immobile, muet, la sueur au front, attachant sur elle un œil égai e, tandis que son poignard lui échappait et tombait sur le parquet.
11 y eut entre ces deux personnages un moment de silence et de mutuelle hésitation qui prenait cependant leur source dans des motifs tout différents, en apparence du moins. En effet, la jeune femme, qui voyait entrer chez elle, par la fenêtre, un inconnu, pouvait, à bon droit, se trouver sous le coup d’une violente émotion et n'avoir ni un mot, ni un cri, ni un geste pour la traduire, surtout si, comme on en pouvait juger par la question qu’elle avait faite à Armand en ouvrant la fenêtre, elle attendait réellement quelqu’un par ce singulier chemin, quelqu’un dont l’homme qui entrait semblait avoir pris la place.
D’autre part, le silence, la stupéfaction du jeune homme, devaient être attribués tout entiers à cette question : « Est-ce vous ? » suivie du cri d’effroi que la Dame au gant noir avait poussé en le voyant.
Elle attendait donc quelqu’un, et ce quelqu’un, ce n’était pas lui ! Armand aimait depuis un an, avec tous les emportements, tous les délires, tous les désespoirs de lu passion, cette femme en présence de laquelle il se trouvait pour la première fois seul à seul, et cette première entrevue commençait par un mot qui lui laissait deviner un rival...
Un rival préféré sans doute, et qui s’introduisait la nuit
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par les fenêtres... Du moment où un homme a levé les yeux sur une femme, celle-ci ignorât-elle son amour, cet homme s’attribue le droit d’être jaloux...
Ce fut donc ce qui rendit Armand muet et stupide, en face du pistolet que la Dame au gant noir dirigeait sur sa poitrine.
Cependant ce silence et cette immobilité ne pouvaient se prolonger éternellement des deux côtés, et ce fut la femme qui le rompit la première. Elle fit un pas vers Armand et l’enveloppa d’un regard plein d'éclairs : — Qui êtes-vous? que voulez-vous? lui dit-elle.
A sou tour, et peu soucieux de cette gueule d’arme à feu qui le menaçait, Armand fit un pas vers elle.
Alors un rayon de lumière, venu de la lampe placée sur la cheminée, tomba d’aplomb sur son visage et l’éclaira si parfaitement que, à moins que la Dame au gant . noir u’eùt gardé de lui aucun souvenir, il lui était impossible de ne pas le reconnaître.
— Rassurez-vous, madame, dit-il d’une voix émue et ferme cependant, je ne suis pas un voleur.
Soit qu’elle l’eût reconnu, soit que ses vêtements, son ton, ses manières, l’eussent complètement rassurée en effet, la jeune femme abaissa le canon de son pistolet et recula de nouveau d’un pas.
— Pardonnez-moi, madame, dit Armand qui commençait à s’enhardir, pardonnez-moi l’étrange chemin • que j’ai pris... pour arriver jusqu’à vous...
— Étrange, en effet, monsieur.
Et, replaçant son pistolet sur la cheminée, la jeune femme, qui paraissait avoir reconquis un sang-froid parfait, s’assit à l’extrémité opposée de la pièce, et, continuant à darder sur Armand ce regard dont il était difficile de supporter l’éclat : — Vous m’assurez, monsieur, lui dit-elle, que vous n’êles point un voleur. Je crois, en effet, à en juger par votre émotion, que vous dites la vérité. Veuillez donc m’expliquer comment il se peut faire que vous pénétriez ainsi chez moi...
— Regardez-moi, madame...
Et Armand prononça ces mots avec une émotion mal contenue.
— Je ne vous connais pas, répondit froidement la Dame au gant noir.
— Regardez-moi bien...
— Mais, monsieur, j’ai beau vous regarder, je ne vou3 connais pas...
— Vous ne m'avez jamais vu?
— Jamais.
— • Oh ! fit Armand d’une voix étouffée.
— Monsieur, continua la Dame au gant noir avec un accent glacé, j’aime à croire que si réellement vous étiez de ma connaissance, vous seriez entré chez moi par la porte, et je ne puis attribuer votre visite qu’à un accès de démence...
— Madame...
— Vous êtes probablement quelque voisin en état de somnambulisme et qui court la nuit sur les toits, ou bien
quelque amoureux qui a un rendez-vous et se trompe de croisée.
Ces derniers mots, prononcés d’un ton dédaigneux et railleur, furent un trait de lumière pour Armand et lui rendirent quelque présence d’esprit. •
— Vous dites vrai, madame, fit-il avec vivacité, je suis amoureux, si toutefois ce mot peut rendre la passion terrible, profonde, qui torture mon cœur depuis un an.
La Dame au gant noir l’interrompit : — Assurément, monsieur, s’il en est ainsi, vous vous trompez de croisée.
Elle le regarda d'un air railleur et triste à la fois.
Mais Armand hocha la tète.
— Vous croyez ? demanda-t-il.
Elle se redressa comme si elle eût été piquée par un reptile : — Ah cà ! monsieur, dit-elle, prétendez-vous railler? Je ne vous connais pas... vous entrez chez moi la nuit, par la fenêtre, et vous osez venir me dire...
La Dame au gant noir avait prononcé ces mots avec un tel accent de mépris et d’irritation que son interlocuteur s’en trôuva horriblement froissé. 11 est de certaines heures où la voix de la ternrae qu’on aime et sur un signe de laquelle on donnerait sa vie entière, il est des heures où cette voix, devenue ironique et dédaigneuse, vous irrite à ce point qu’on perd toute retenue et qu’on oublie toute mesure.
Armand eut le t vertige, il se souvint de cette interrogation : « Est-ce vous ? » échappée à la femme qu’il avait devant lui et qui le traitait avec un mépris écrnsant, et il
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lui répondit brutalement : — Mon Dieu! madame, vous attendiez cependant quelqu’un.
Et du doigt il montra la croisée.
— Ah ! s’écria la Dame au gant noir, qui courut à un cordon de sonnette, ceci est plus que de l’audace... L’insolent!...
Les paroles de la Dame au gant noir, son geste et la mine qu’elle fît d’agiter un cordon de sonnette, dégrisèrent complètement Armand. Il tomba à genoux, et son attitude fut si humble, si noblement suppliante, qu’elle eut l’éloquence nécessaire pour arrêter le bras de la jeune femme. Elle abandonna le cordon de la sonnette et revint vers lui.
— Voyons, monsieur, lui dit-elle, que me voulez-vous? Comment êtes-vous ici?
Armand s’était relevé et il était demeuré devant elle, muet, pâle, et si respectueux dans son attitude qu’elle en eut pitié.
— Madame, lui dit-il d’une voix qui s’efforçait de pa- . raitre assurée, permettez-moi, avant de vous dire pourquoi et comment j’ose pénétrer chez vous, permettez-moi de chercher à rappeler vos souvenirs.
— Faites, monsieur.
Et elle s’assit de nouveau.
— Un soir, dit Armand, il y a de cela à peu près un an.
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je voyageais en Italie, et la nuit nous surprit, un de mes amis et moi, au sortir d’une gorge des Apennins.
Armand s’arrêta et la regarda. La Dame au gant noir était tout à fait impassible.
— Nous avions entendu des coups de feu dans le lointain, continua Armand. Une heure après, nous vîmes arriver dans la misérable auberge où nous nous étions arrêtés une femme vêtue de noir, suivie d’un seul domestique, et dans une chaise de poste dont les chevaux succombaient à la fatigue. Le domestique était blessé, les autres compagnons de cette femme avaient été tués et...
Armand s’arrêta encore. La Dame au gant noir paraissait l’écouter avec une surprise profonde, mais rien dans son visage ne semblait annoncer qu’elle eût quelque chose de commun avec la femme dont parlait Armand.
Il poursuivit: — Cette femme, c’était vous...
— Moi?
Et il y eut un étonnement si bien joué dans cette simple exclamation, que le jeune homme recula stupéfait.
— Ou bien, reprit-il avec moins d’assurance, mais pourtant avec l’accent de la conviction, cette femme vous ressemblait si parfaitement...
— Oh ! monsieur, dit-elle, de pareilles ressemblances ne sont pas rares.
— Mais, fit-il en désignant le gant qu’elle portait à la main, elle avait comme vous un gant noir, un seul...
— Eh bien ! qu’importe.
La Dame au gant noir prononça ces derniers mots avec
une sorte de dureté qui fit tressaillir Armand, Il continua cependant : — Quelques jours après, à Milan, au théâtre de la Scala, je retrouvai la même femme; cette fois un homme âgé l’accompagnait... mon ami et moi nous la saluâmes.
— Monsieur, interrompit la Dame au gant noir, pourriez-vous me dire quel rapport existe entre cette femme et moi?...
— C’est vous, dit-il avec conviction!
Un éclat de rire moqueur fut la réponse qu’il obtint. 11 eut le courage de continuer : — Enfin, madame, à Florence, à Vienne, à Pétersbourg, à Paris, partout je vous retrouve, et partout vous niez être la femme de l’auberge des Apennins. Et pourtant, madame, murmura-t-il avec effort, pourtant... Oh! depuis cette nuit fatale votre souvenir me poursuit sans cesse, torture ma pensée et fait battre mon cœur... Depuis ce jour, vous seule...
Elle l’interrompit d’un geste hautain : — Pardon, monsieur, dit-elle, permetlez-moi, au lieu d’écouter un aveu qui me parait au moins étrange, de vous demander, moi, comment vous avez pu arriver jusqu’ici?...
Et du doigt elle indiquait la croisée. Armand se troubla. Comment, en effet, à moins de faire un mensonge, expliquer à cette femme qu’il aimait que c’était grâce aux indications d’une autre femme qu’il avait pu parvenir dans m 7.