SCÈNE VII CORADIN, SYLVIE
SYLVIE
Enfin ! nous voilà donc casés dans la même maison !
CORADIN
Ils ne se doutent pas de la manigance !
SYLVIE
Enfoncés, les Bourgeois I
, CORADIX.
On fera un peu danser l’anse, ma chatte!
SYLVIE
Nous avons déjà un petit magot... et, à nous deux, nous saurons bien l’engraisser !
CORADIX.
Sont-ils riches, ces gens-I^ ?
Ils ont des millions... deux, trois, quatre... je ne sais combien !
CORADIX.
C’est drôle cdmme les millions sont communs aujourd’hui!... On en voit partout... excepté dans ma poche!...
SYLVIE
Ça viendra peut-être... quand nous serons établis!
CORADIX. •
Je l’espère!... en faisant deux ou trois fois banqueroute...
' SYLVIE
Oh! banqueroute!
CORADIX.
Ain nouveau, île Si. Robillard.
Ma chère, la délicatesse Il faut quéqu’s fois s’asseoir dessus!
ENSEMBLE
Dessus !
SYLVIE
Le fait est qu’avec la richesse Partout nous seron.s bien reçus...
E.NSEMBLE.
Bien r’çus !
CORADIX.
Les Bourgeois, qui ne sont pas bêtes,
Nous recommand’nt la probité...
Mais, s’ils ont 1’ moyen d'élre honnêtes.
Qui sait s’ils l’ont toujours été ?
ENSEMBLE
Oui, chez eux, sans rougir.
Il faut saroir nous arrondir!
. Et qui peut s’enrichir Sur le reste doit s’étourdir!
SYLVIE