‹ La danse devant l'archeChapitre 55 sur 61 · ANDRE SALMON · texte numérisé non relu

ANDRE SALMON

littérature ne trouble. Et l'on pense à François Villon... Mais à cette pureté il désespère de jamais atteindre et il en fait l'aveu douloureux :

Car tu ne seras jamais nu, porteur de hardes

Malgré les trous de tes genoux

Fus-tu roi ? Allons donc, négrier de toi-même :

Et ton malséant calumet

A ta timidité ajoute un ton bohème

De mauvais goût, et qui déplaît.

Qu'André Salmon se rassure. Outre que son ton bohème est au contraire fort plaisant, son humilité est la sûre promesse d'un progrès. Dès maintenant, sous ses grimaces, on aperçoit son visage et l'on peut bien présumer, aux gambades où il s'essaie, que c'est à une plus noble danse qu'il doit être prédestiné.

Novembre 19 10.

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