LES DANSKS RELIGIEUSI^. — LES DAXSES EN ESPAGNE ET DANS LI-; MIDI DE
LA 1 KANCE. LES ORIGINELS Dl- LA DANSE I RANÇAISE. LE COMME.N-
CEMENÏ DES MASCARADllS ICT LI"^ PREMIERS BALLETS.
LA suite du s.ic de Ivonic pnr Totil.i, la danse avait presque
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A LA suite dii sac de Konie par ■^^ disparu. Cependant, dans la
sparu. L.epenilant, dans la Gaule devenue romaine, on dansait encore, malgré la défaveur que les baladins, errants daiLs les Gaules comme parmi les autres provinces de l'empire, avaient jetée sur leur ait. On dansait chez les l'rancs et chez les Goths. Le culte chrétien avait encourage d'abord les danses primitives, il se les était même appropriées. Les chrétiens célé- ^r J^ braient les Mystères dans les églises par des hymnes et des
danses, ainsi que les Juifs avaient jadis coutume de le faire; ils dansaient dans les cimetières pour honorer les morts; peutêtre même, les danses étaient-elles un souvenir sacré du culte d'autrefois.
« L'office divin, dit le père Ménestrier, jésuite qui a écrit en l(j.'i.i un ouvrage des plus intéressants sur la danse, était composé de psaumes,
I)ANSE ANTigl i;
D'après une statuette moderne
imitée des statuettes de Tanafjra.
LA /i.l.VAC A. rHAyKHS LH.S AdlJs
J'Iiymitn et Je antiques, pjrce que l'on récitait, l'un clunuit et l'on danviit les louanges de Dieu, comme un en liviit les oracles dans ces extraits du vieux et du nouveau Testament que nous nommons encore aujourd'hui du nom de • leçons ». Le lieu où l'on n-ndjit .\ Dieu ce» hommages en eut le nom de « chu-ur », comme ces parties de la comédie et de la tragédie où l'un juignait la danse au chant pour en faia- les interntèdes. Les prélats en furent nommés, en langue latine, pr^suks a pnrsilifnJo parce qu'ils faisaient dans le chœur à l'é-gard des louanges de Dieu ce que faisait dans les jeux publics celui qui commençait la danse et que les Grecs nunmiaient druragos. »
Scaliger vient corroborer cette assenion. D'après lui, les premiers évéques furent nommés prttsults parce qu'ils menaient la danse dans les solennités; de même, le premier des prêtres Saliens institut-s ;\ Rome par Numa avait porté le titre de pr,rsul.
Li danse était tellement admise par les Pères de l'iiglise, que saint Gré-jJiuia- de Nazian/e reprochait seulement à l'empereur Julien le mauvais usage qu'il en faisait. «< Si tu te plais ù danser, lui disait-il, si ton penchant t'entraîne dans ces fêtes que tu parais aimer avec fureur, danse tant que tu voudras, j'y consens; mais pourquoi renouveler à nos yeux les danses dissolues de la barbare Hérodiadc et des païens! Exécute plutôt les danses du roi David devant l'arche; danse pour honorer Dieu. Ces exercices de paix et de piété sont dignes d'un empereur et d'un chrétien. »
Le père Ménestrier nous rappelle que Platon considérait la danse comme un remède très cfficice, de même espèce que celui dont on se sert pour guérir ceux que les tarentules ont mordu. « Cir, dit-il, comme pour faire sortir le venin qui s'est glissé dans
leurs veines, on leur chante certains airs propres à échauffer le sang et à ouvrir les pores pour pousser dehors ce poison, la danse sert .i modérer quatre passions dangereuses : la crainte, la mélancholie, la colère et la joye; la crainte, la mélancholie, en .— --^ ^ . .- , , rendant le corps leste, souple, léger et plus traitable; ç^ . I '- ■' ' / et les deux autres passions, en adoucissant leurs
saillies par des mouvements plus r^lé-s. Mais, si la danse est un remède ù l'égard de ces passions, elle est naturelle à la joye, qui est elle-même une danse et une agitation douce et agréable qui se fait par l'effusion des esprits, lesquels se répandent du cœur L LT DE LA MuHT abondamment par tout le corps. C'est le raisonne-
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