‹ La danseChapitre 17 sur 78 · I.\ Êl · texte numérisé non relu

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le nom d'une fort .iiKauiic danse très gaie, qu'on avait appelée ainsi parce qu'elle nécessitait un mouvement du pied aussi prompt que celui de la main en tricotant, dit I-a Monnovc cii son Glossaire des luvis.

o Ces Tricotets, dit M. Desrat, furent exécutés dans maints ballets sur des motifs divisés en quatre couplets et entrées. Le dernier était dansé sur l'air de yive Henri II'! resté si populaire en France. Gardel l'a placé plus tard,

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f-l porunt sur eus ce jour-li pour plus de deux cent mille écus de pierreries. «

Tels furent les divertissemenis grandioses de la cour des \'alois. Sous le bon roi Henri, les danses furent simplement joyeuses. Us Béarnais ont toujours p.issé pour des danseurs émérites.

Henri IV e.vcella dans les TricoUls.

auquel il ajouta même un pas qui garda son nom. Les Tricotets étaient

DANSELKS GROTESQUES Darrc» une gravure de CaUol. {BitliollUquc nj/unj,

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cil 1 7."- >, dans son ballet de Miiulle à la cour, où il obtint le plus vif succès. IVu s'en fallut même que, dans une repré-sentation , tous les assistants ne chantassent ensemble le refrain : Vive Hritri in vive ce roi vaillaiil! tant les pas étaient approprié-s aux paroles. »

Le grave Sully dirigeait lui-même les fêtes. Voici d'ailleurs un passage de ses Mémoires à ce sujet. « 11 ne fut question, dit-il, pendant tout le temps du séjour de Henri de Béarn, que de ré-

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jouissances et de j^nlanteries. Le ijoùt de Madame, sœur du roi, pour ces di\■ertis^ements,'lui était d'une ressource inépuisable. J'appris auprès de cette princesse le métier de counisan, dans leijuel j'étais fort neuf. Hlle eut la bonté de me mettre de toutes les parties; et je me souviens qu'elle voulut bien m'apprendre elle-même le \x\s d'im ballet qui fut exécuté avec beaucoup de maj^ni licence.... L'Arsenal était toujours l'endroit

LES DIVIMTÙS INFEK.NALKS. — BALLliT DONXli A LA COI R DL' ULC llli lOSCANK Daprcs une gravure du Callol. (Ilibliolhù^uc lulioiulct

OÙ s'exécutaient ces jeux ou ces spectacles, qui demandaient quelques préparations.... J'.ivais fliit construire à ce sujet une salle spacieuse. »

Pendant les vingt années du règne de Henri IV (i5S<)-i6i(i), plus de quatre-vingts ballets furent organisés à la cour; on donna en outre nombre de bals et de mascarades. « Le roi avait, dit L'Estoile, une véritable passion pour les mascarades ; il en fit une de sorciers, le 2.3 février l597, premier dimanche de carême, et courut les bals et sociétés de Paris; il alla chez la présidente de Saint-André, chez Zamet et à tout plein d'autres lieux. «

C'est pendant une de ces fêtes que le roi apprit la prise d'Amiens par les Espagnols : « Ce coup est du ciel, s'écrie-t-il ; c'est assez fait le roi de France; il est temps de faire le roi de Navarre. » Et s'adressant à la belle Gabrielle, il ajouta : « Ma belle maîtresse, il faut prendre d'autres armes et monter à cheval pour faire une autre guerre.... «

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