I. \ />.iv.s7r t rn.wrns /./:v Anrfs
>i oïl l.i comp.irc .1 icllc du \ crt-(j.ii,iiit, \,i ci)ur ùc l.oiii> XIII devait sembler un peu stimbrc. Le duc de Nemours composait des ballets afin de l'égayer, ("e prince voulait, dans ces divertissements, remplir exactement von rôle à un tel point, que pour se rendre au sinj^ulier hallft des Goutteux, donné en i(>3ii, il se fit transporter en litière au milieu de la danse, dont il marqua la mesure avec son bâton.
Le balJd dts Montagnes, représenté en août l'ioi, fut éj^alement d'une bizarrerie caractéristique. Li scène représentait cinq }»rands monts : venteux, résonnants, lumineux et ombreux, et la cliaine des Alpes. Au centre s'étalait le champ de gloire dont les habitants des cinq monts voulaient s'emparer. I-i Renommée ouvrit le ballet et exposa le sujet. Hlle était à dos d'.ine, déjjuisée en vieille, et portait une trompette de bois.
Puis les montagnes, entr'ouvrant leurs flancs, laissent échapper des quadrilles vêtus de couleur de chair, coiffés de moulins à vent et armés de soufflets. Ils représentent les \'ents. D'autres, guidés par la nymphe Hcho, surgissent bientôt de tous côtés, coifTés de cloches, munis de tambours et couverts de grelots. Le Mensonge s'avance cahin-caha, avec une jambe de bois, des masques pendus à son habit, une lanterne sourde à la m.iin.
\'ienncnt ensuite les habitants des montagnes lumineuses, le Sommeil et les Songes, une Renommée sérieuse, et des cavaliers aux brillants costumes qui chassent les \'ents, les Échos, etc.
Certains ballets du règne de Louis XIII où ce roi dansa furent d'une bouffonnerie un peu grossière, tels le ballet de Maître Galimalhias, le Grand bal de la douairière de Billebahault et de son Qnfan de Sottei'ille.
C'est contre ces spectacles peu relevés que le cardinal de Richelieu voulut réagir en organisant le grand ballet de la Prospérité des armes de Franee. Le cardinal avait fait lui-même une annonce qui fut distribuée avec le programme de la pièce. Cette annonce commençait ainsi : « Après avoir reçu, cette année, tant de victoires du ciel, il n'est point assez de l'avoir remercié dans les temples, il faut encore que la reconnaissance de nos cœurs éclate par des réjouissances publiques, etc. »
Au premier acte de ce grand ballet, qui se passait en enfer, on voyait paraître l'Orgueil, l'Artifice, le Meurtre, la Tyrannie, le Désordre, l'Ambition; puis Pluton entrait en scène, entouré des Parques et des Furies: Au deuxième acte, on était remonté sur la terre où des Fleuves italiens, espagnols et français engageaient un combat, à la suite duquel était représenté, sans aucun lien logique apparent, la prise d'.Arras. Au troisième acte apparaissaient des sirènes, des néréides, des tritons, au milieu desquels
i.r. DÉncT i)i:s cr.wds r.M.i.irrs.
DANSE DU FOU D'après le tableau de P. CodJe. IMiiscc .1c l.i IJ.iyf.)
déliaient les dieux de TOlympc. C'était, on le vent, fort ennttyeux, d\,ne complication extrême et d'inie jurande incohérence.
On connaît les attaques personnelles qui remplissaient, à Athènes, les comédies d'Aristophane et des poètes de la même époque. La I-rance a eu des ballets de ce genre, malheureu.scment ils tombèrent rapidement dans la plus grossière bouffonnerie.' lAni d'eux, donné en .(.i(. à la cour, rappela un peu les premiers ballets thvméliques par les allusions très nettes qu'il faisait à l'arrestation du prince de Condé, en un dialogue entre deux personnages, Danion et Svivie :
D.\MOK.
Qui pourrait de votre face Voir les lys sans vous servir ;
SiLVIE.
Mais vous avez eu l'audace De me les vouloir ravir.
Da.mox.
Le niyrthi; qui vous coeronne Est fort agréable .n voir.
SiLVin.
On doit aimer ma couronne Sans aspirer de l'avoir, etc., etc.
La cour avait fort heureusement vu des ballets d'un goût plus relevé. Le père Ménestrier nous en décrit un dans ces termes : « Il ne s'est guère vu de grand balkt plus superbe que celuy qui se ht dans la .salle de Bourbon, le iq m.rs .r,,.", pour le mariage de Madame de France avec le Rov d'Espagne. Le grand ballet con> nicnça par trente génies .soutenus en l'air qui vinrent annoncer la venue de .Minerve;
n. Al hASSE A TR.Wrns LES ACES.
c ctaicnt les musiciens de la chambre et de la cliapelle du Roy. Un t;rand dur doré, tiré par deux Amours, portait Mincr\e et quatorze nymplies, ses compagnes; une trou|Hd"amazones accompagnait ce char et faisait un concert de luths. U reine d'Espagne, qui repri-sentait Minerve, dansa sur cinq airs diffc-rents, chacun diversifié de plusieurs figua-s. Au sixitme air, tous les luths, les voix et les violons furent joints ensemble. .\lincr\c et les quatorze nymplies dansi-rent ensemble; quarante personnes étaient en
même temps sur la seine, trente dans le ciel, six sus- |H-ndues en l'air, tous dansant et chantant en même temps. »
On voit l'importance que prenaient les spect.icles Je ce genre.
En 1627, le duc de S.ivoie finit le carnaval par le ballet de Ciné clmsà de us États, aussi compliqué et aussi extravagant de composition et de mécanisme que la plupart de ceux qui furent donnés à 1.1 même époque. Il donnait celte fête aux dames de sa cour. Circé et ses suivantes dansèrent, dit le père Méncstricr, " en faisant leurs sortilèges avec des baguettes, des tours et des cnlasscmcnts. On vit ensuite, continue-t-il, douze rochers dansant diverses figures pour s'entasser ensuite et ne ùire qu'une montagne, des flancs de hiquelle sortirent des chiens, des chats, des tigres, des lions, des sangliers, des cerfs, des loups qui mêlèrent leurs cris, leurs miaulements, leurs rugissements et leurs hurlements aux sons de l'orchestre, le tout formant le plus grotesque concert que l'on eût jamais ouï. » Après ce vacarme, une nuée descendit du ciel, couvrit toute la montagne, et les douze blocs de rochers amoncelés se transformèrent miraculeusement en douze brillants cavaliers qui exécutèrent les pas d'un ballet.
La coutume s'introduisit de plus en plus d'organiser des réjouissances somptueuses
DANSE AIX FLAMnF.\lX Daprès la Kravure de Crispin de Pas. [UibUnlhiiue mtionak.)
i.i: DKiur iu:s /;/»• i v/i.s hm./.hts.
GKNTII.SIIU.MMLS l^r l'AVSANS Daprcs unu i,Tavurc ilc Tliiiodorc de liry. (Uitliotlu\iui: luIioiuU:
à l'oCcMsioii des cvciicments importants de l'iit.it. C'est .liiisi qu'.'i l.i couv de Savoie on dansa en H»:;, pour l'anniversaire de la naissance du duc, ini ballet dont le sujet était Promctik'f dcrobaiil k fcii du àcl.
De niè-me, l'année suivante, un KiUet fut donné, à l'occasion de la prise de la Rochelle qui amenait l'unité politique de la Trance, par les pensionnaires du collèi,'e de Reims. Le sujet était la ComjiuHc du char de la Gloire par le grand Théandre. On vovait là les géants de la tour noire inviter tous les chevaliers errants à la conquête du fanieUN char. Li tour noire était entourée de sortilèges, et l'on ne pouvait en ouvrir les portes qu'au son d'un cor enchanté. Le sujet était enfantin comme l'allusion, car la tour noire était la Rochelle, et les sortilèges qui l'environnaient représentaient l'Hérésie et la Rébellion.
Un 1004, on dansa — c'était encore à la cour de Savoie — pour la naissance du Cardinal un « ballet moral » dont le sujet était la Vérité ennemie des Abparenees et soutenue par le Temps.
Il commen>;a par « im chœur de laiix Bruits et de Soujiçons qui précèdent l'Apparence et les Mensonges », dit le père .Ménesirier, auquel nous allons laisser la parole pour ne rien perdre de la saveur du récit :
« Ils étaient représentez par des personnes vètiies en coqs et en poides, qui chantaient un dialogue moitié italien et moitié français, mêlé du chant des coqs et des poules :
Su gli albori matiiliiii
Cot, col, col, col, col, Cllllltllljo
Col cucurrir s'inchiiii E bisbigli mormorando Fra i sospetli, e fra i ruiiion Cil, Cil, Cil, Cil, cil, cil, cil.
Salntiam deî iiovo sol gli aliiii sbleiidori.
l-aisaiu la guerre au silence, Cot, cot, cot, avec nos chants, (-ette douce violence Ravit les cieux et les champs, Rt notre inconstant hospice Cot, cot, cot, cot, cot, cot, cot, Couvre d'apparence un subtil artifice.
UAVHHS LES AGES.
« Après ce chant des coqs et des poules. U scène s'étant ouverte, on vit sur un grand nuage accompagné des Vents, l'Apparence avec des ailes et une grande queue de pon, vitûe de quantité de miroirs, laquelle couvait des œuC d'où sortirent à la fois k-s Mensonges pernicieux, les Tromperies et les Fraudes ; les Mensonges agréables, les l-latteries et les Intrigues ; les Mensonges bouffons, les Fbisanteries et les Petits Contes.
LN UAL DE SOCIÉTÉ Sl)l S LOI IS XIII D apris une gravure d' Abraham Bosse. (Bitlwlhiiue njtionjlt.t
« Les Tromperies étaient vètûcs de couleur obscure avec des serpens cachez pamiy des fleurs. Les Fraudes, vêtues de réls, en chasseurs, rompaient des vessies en dansant. Les Flatteries étaient vêtues en singes; les Intrigues, en pescheurs d'écrevisses avec des lanternes à la main et sur la tète; les Mensonges ridicules étaient repré-sentés par des gueux qui contrefaisaient les estropiez avec des jambes de bois. Le Temps, ayant chassé l'Apparence, avec tous ces Mensonges, fait ouvrir le nid sur lequel l'Apparence couvait : on y voit une grande horloge à sable d'où le Temps tait sortir la Vérité, et, rappelant les Heures, elle-s font avec elle le grand ballet. » Cette description nous prouve que l'art des ballets avait déji fait de grands progrès à cette époque.
.Mais revenons aux danses proprement dites dont la chorégraphie théâtrale nous a éloignés. Vers la fin du moyen âge régnaient deux catégories de danses que Tabourot
LE DElll'T DES CliAXDS BALLETS.
UAi, i ii.\.Mi'i:ri(i: ai' xvii .sillli; D'après une s.'raviirc il'Ahraham Bosse. (lUNinlhcquc n.ilinn.7U:)
nous .1 dd-critcs dans son Orcbcsogruphic : l:i basse danse et la danse baladine.
La basse danse, nons explique-t-il, était grave et lente : d'abord réservée à la noblesse, elle était tombée déjà de son temps (i58H) dans le commun, et il en constate, pour sa part, l'abandon avec peine : « Elles sont hors d'usage, dit-il, depuis quarante ou cinquante ans ; mais je prévois que les matrones sages et modestes les remettront en usage. » On s'adonnait surtout aux Branles, à la Pavane, à la Gaillarde, à la Courante et surtout à la Volte.
La mesure de la basse danse était ternaire et s'accompagnait de la longue llûte et du tambourin '.
Elle se divisait ainsi : i" la Révérence; 2" le Branle; 3" les Passes; .(" le TDrdidn, qui en était indépendant. De ces danses étaient naturellement exclus les mouvements rapides et les sauts.
\'oici les recommandations que Tabourot adresse aux danseurs, au sujet de la basse danse :
I . « Le t.imbourin accomp.ngné de la flûte longue cst.iit, du tems de nos pères, emploie pour ce qu'un seul joueur suffisait à mcsncr les deux ensemble, et faisaient la symphonie et accordanse entière sans qu'il fust bcsoing de faire plus grande despense et d'.ivoir plusieurs .lultres joueurs comme violons et semblables. » (^TH0IN0T-.-\RBEAe, dit Tabourot.)
nu LA /Mvs/. I ii<\\'r:Rs r.f-:s Ages.
• F-n prrniicr lieu, quand vous scres entré au lieu où est la compagnie préparée )K)ur la Jance, vous choisirés quelque honneste damoiselle telle que Um vous semblera, et, ostani le chapeau ou le bonnet de vostre main pulclie, lui tendres la main droictc pour la mener dancer. Mlle, sage et bien aprise, vous tendra la main gaulche et se lèvera pour vous suyvre. I^rs la conduirés au bout de la salle, à la veue d'un chacun, et advcrtirés les joueurs d'instruments de st)nner une basse dance, car aultrement ils pourroient sonner par inadvertance quelque autre sorte de dance. V.t quand ils commenceront à s«)nner, vous commencerés à dancer, et notterés que leur demandant une basse dance, ils entendront assés qu'en demanderés une régulière et commune. Toustefois, si l'air d'une chanson sur laquelle est formée une basse dance vous agréeoit plus que d'une aulire, pourrés leur nommer le commencement de la chanson. »
Le bon Tahourot donne sur le maintien quelques conseils pleins de bon sens et d'humour.
« \'ous avés bien formé vos p.is et mouvements et estes bien tumbé en cadence, mais, quand vous dancerés en compagnie, ne baissez point la teste pour contrerooUer vos pas et voir si vous dancés bien : aies la teste et le corps droits, la veùe assuré-c, CMchés et mouchés peu, et, si la nécessité vous y contrainct, tournés le visage d'aultre part, et usés d'un mouchoir blanc.
« Devisez gracieusement et d'une parole doulcc et honncstc; vos mains soj'cnt pendantes, non comme mortes, ni aussi pleines de gesticulations, et soies habillé proprement avec la chausse bien tirée et l'escarpin propre.
« Vous pourries (s'il vous plaisoit) mener deux damoisellcs, mais il suflict d'une et, dit saigemcnt le commun proverbe, que : « Trop en ha qui deux en meine. » Semblablement quand vous estes planté au bout de la salle avec une damoisellc, ung aultre peut se planter avec sa maîtresse à l'aultrc bout de la salle vis-à-vis de vous pour dancer, et, quand vous aprochez les ungs des aultres, il laut rétrograder ou user de conversion. »
I,a Gaillarde, connue aussi sous le nom de Romanesque, serait venue, raconte-t-on, de la campagne de Rome. Elle y resta même longtemps populaire, prétend Kastner. C'était une basse danse, ignorée par conséquent des gens du peuple, ré-servée aux gcntes dames et aux gentilshommes et réglée comme les autres aux sons du tambourin et du hautbois. Voici ce que dit Tabourot à son sujet :
« Ceux qui, dit-il, danccnt la Gaillarde aujourd'hui, par les villes (i.^ftS), dancent tumultueusement et se contentent de faire les cinq p.is. Au commencement, on la dançoit avec plus grande discrétion, car après que le danceur avait prins une damoiselle et qu'ils s'étoient plantés au bout de la salle, ils faisoient après la révérence un tour ou deux
/./: i>i:iur nrs cR.wits n.M.i./rrs. iv,
siinplcnicnt. Puis le ilaiicciir hiclioit la liicto li.lnltli^L•lll.■ i.ii ilanç.int à |i.ii't jusqncs au bout lie la liicte salle.... Les jeinies ijeus sont plus aptes à I.i liaucer que îles vieillaiils comme moi. »
La Gaillanie tut longtemps luie îles ilanses les plus goûtées et les plus en honneur. Nous avons conservé les titres île quelijues-unes îles Gaillardes qu'on il.uis.iit très sou-
aj
IN .MENir.T Uaprcs le tableau il'Adricn .Morcau. (.liw julurisalinn de J. Hoiisso.1, M.in:i, Jny.inl el lie, c.lil.fri'tr.)
vent à cette époque. C'étaient : la Tradilorc iiiy la inoriir, VAiilhoinclIc, la Milanaise, •la Baisons-nous, bclh\
Cette dernière aurait été la plus répandue, car, dit Tabourot, « il faut conjecturer que les danccurs l'ont trouvée ainsi de meilleure grâce pour apporter quelque variation délectable. »
Le Toidion ou Toiirdion, qui se dan.sait d'ordinaire après la bas.sc danse, à laquelle il apportait une diversion par son rythme d'allure plus vive, différait peu de la Gaillarde. Ses pas étaient plus terre à terre, plus plies, pour ainsi dire : on marchait, on glissait plus qu'on ne dansait. La bizarrerie du Tordion ne pouvait lui a.ssurer une longue
or. LA n.WSi: A TliAi'ERS LES AOKS.
iliir^-. i^coutons encore te bonhomme Tabourot donnant ses conseils sur h m;:nicrc lie le- iLinser.
«< Coniinuex tant que le joueur d'instrument continuera de jouer, jK-rmutez et tuntK-/ réciproquement en cadance. Hn dani;ant, on tient toujours la damoiselle par la main ; et qui danceroit le dict tourdion trop rudement, en donneroit trop de peines et de sargots à ladicte damoiselle. Après que le joueur d'instrument a fini le tourdion, il fault dure une rt-vérence salutatoire }H»ur prendre congé de la damoiselle, et la fault doulcement restituer en la place où l'avés prinse, en la remerciant de l'honneur qu'elle vous a fiiict. »
Li danse ii.iute, ou danse b.iiaiiinL-, n .iv.iit p.is l.i };r.ivité et la initcur de la basse danse : c'était la danse populaire et libre d'allures. Fille consistait en Rondes, Uourrées, l'arandolcs, et en fimtaisies mimiques de toute espèce.
Quant à la l'oUe, qui fit peu à peu délaisser la basse danse, elle date du rè^ne de Henri III. <' Henri III dansa le premier la valse à trois temps sous le nom de l'ollt », dit .M. Desrat. Li description des premiers pas donnée dans XOrctxsographie de i5<H8 établit, en effet, clairement le caractère de cette danse. L'origine de la Voile, devenue la Valse, est française. Elle arriva de Provence et charma la cour des Valois.
Tabourot écrit, en sa bonhomie quelque peu malicieuse :
« \*ous restituerez en sa place la damoiselle ayant volté, où elle sentira, quelque bonne contenance qu'elle lasse, son cer\cau esbranlé plein de vertiges et tornoyemants de teste, et vous n'en aurez peiilt-estrc pas moins. Je vous laisse à considérer si c'est chose bien .séante à une jeune fille..., et .si en ce.ste volte l'honneur et la santé n'y sont pas bazardés et intéressés.... » On pouvait faire ainsi plusieurs tours de volte, en tournant tantôt à droite, tanttSt à gauche; c'était pour le cavalier une difficulté de plus.
Les Branles, qui furent en grande vogue jusqu'au xvn" siècle, d'après Jean-Jacques Rousseau, sont probablement le type le plus ancien de nos danses figurées. Le bal commençait par un Branle d'entrée et se terminait d'habitude par un Branle de sortie, comme on faisait naguère pour la K>iilaiii;ère, qui se chantait, comme tous les Branles. Ch.iquc danseur embravsait sa danseuse dans les Branles, de même que dans la Boulangère et, comme dans cette danse, le même refrain se retrouvait à la fin de chaque couplet.
« C'est peut-être la danse qui a laissé dans les jeux populaires, dans les jeux de l'enfance, les traces les plus .sensibles, dit .\L Celler dans .ses Origines de ro{vra. »
LE DKIUT I)i:s r.l^wits i;.\ i./.irrs.