‹ La danseChapitre 20 sur 78 · LI-: DiciiLT i>t:s <;n\\i>s nM.i.irrs · texte numérisé non relu

LI-: DiciiLT i>t:s <;n\\i>s nM.i.irrs

« Les historiiiis, dit-clIc, lui prctciit deux origines : les uus la font venir d'l!si>.i i^iie, d'autres racontent qu'elle a été exécutée en premier lieu à Fadoue.

<' Au point de vue chorégrapliique, continue cet auteur, et bien que la Pavane par ses mouvements imitatifs tut déjà connue dés la lin du xiu' siècle, elle parait s'être reformée tout naturellement de la basse danse. Hlle était un peu moins «^rave que cette dernière, par les pas mêmes et par sa mesure qui est binaire; et n'avons-nous pas raison

LNE KERMIiSSU: AU MOYEN ACE Daprcs le tableau J"Adrien .Moreau. (Ave; julmis. Je J. lUmssv.t, M.iii:i, J,n.jul cl Cie, éJil -frofi:

de dire qu'elle était aimable, puisque, dans la basse danse, le cavalier « décoche discrète- « ment une œillade » :\ sa dame, tandis qu'à la tin de la Pavane il lui dérobe un baiser. »

Li majestueuse Pavane l'ut la danse de cour; toute la gent princière d'iiurope s'v livra, chacun tenait à honneur de ligurer dans une Pavane. On faisait cercle autour des danseurs qui émerveillaient l'assistance.

C'était vraiment un beau spectacle de voir les rois, les princes et les grands seigneurs, vêtus de lourds manteaux, que l'épée soulevait, les reines et les princesses, en robe de parade dont la longue traîne était souvent soutenue par les demoiselles d'honneur, s'avancer au son des instruments et marcher, plutôt que danser, en cadence, en une pompe et une majesté de dieu.x et de déesses.

(^Lxlrail do LJ*)i du laiitn Pusm. — A. Uurjna v; r.i-, LJi;^ur-.j

U^xtraits des &.,.. ,,„„., y,,.,. A. iAir.uul et Mis, Lducurs.;

LA DASSE A TU A Vi: lis LES AOES.

On cuniprcntl que la Pnvanc ait pu nous venir ilT-spagne, on peut admettre aussi réivnutlo^ic que lui prêtent certains auteurs qui tirent son nom du mot latin patv o jUDii », car le> danseurs rap|H-laient cet oiseau au merveilleux plumage, étalant orteil- Iciis^inent, en sa démarche lente, les étincelantes moires de sa queue lorsqu'il fait la roue.

Splendeur dor<c et roK et bleue D'un innombrable dùniani, Ia • ;

En U largeur de ses déplit

Tout un éul d'orfcNTc tremble !

Et la Pavane lui rcsicmbic

Mais avec des pieds plus jolis. (Catulle Mendh.)

riioinot-.Xrbeau dit que les premières Pavanes furent souvent cliantées tt danséx-s. Celle dont nous avons donné la musique dans les pages précédentes a un charme tout paniculier, mélancolique et majestueux à la fois. Marguerite de Valois, que Brantôme appelle « la plus suave dame du monde », excellait dans la Pavane, et Henri III lui-même s'v distinguait dans les fêtes si somptueuses de la cour.

Après avoir suivi le développement de la danse au moyen âge et pendant la Renaissance, nous allons assister maintenant à son épanouissement. Pendant le grand siècle, elle deviendra grave et pompeuse comme la cour du Roi-Soleil. Nous aurons, une fois de plus, l'occasion de constater que cet art charmant peut être considéré conuiu nu reflet sincère des mœurs et de l'esprit des différentes époques de notre histoire.

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Par r.illol. I /

Ti I.Ml ( lIVRirS ri |-,T I.A PRINCESSE ÉLISAUETII DANSANT DANS IN BAL A LA HAYE. Dapris le talMeau de Jansscns. (l'hJWjii .ie W'in.lsor.)

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