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PcnJjiu tout ic temps qu'il y fut, on ne dnnsj que des d:inscs graves et sérieuses,
où h lH>nne {;r.ke, la noblesse de I;i danse parurent dans tout leur lastre. »
Ixs bals niasqu{-s, fort à la nuxle sous le rù-gne de Louis XIV', ne commençaient
qu'après minuit, la plupart se distinguaient de ceux de la cour par une grande liberté
d'allures. sans que cela nuisit h leur beauté.
I-tirsqu'on dî*sirait, à cette i'ptxjue, se rendre dans un bal avec la volonté de ne
point prendre part ii la danse, il suffisait de s'envelopper dans un large manteau.
Quant aux dames, elles s'entouraient d'une écharpe. Cette convention était d'ordinaire respectée. Q-pendant les dames s'elTorçaient de faire tomber le manteau du réfractaire et de lui faire abandonner sa résolution. Elles attachaient beaucoup de prix à la réussite de leur projet.
L'antique Pavane, qui jadis avait remplacé la basse danse dans les solennités, la noble danse de la cour de Henri III, le grand bal, comme on l'appelait autrefois, vivait encore à la cour de I^uis XI\'. Ce n'était plus pourtant celle de Tabourot :
1 Le gentilhomme la peut dancer ayant la cappe et l'espée; et vous aultres, vestus de vos longues robes, marchant honnestement avec une gravité posée et
les damoiselles avec une contenance humble, les yeulx baissés, regardant quelquefois
les assistans avec une pudeur virginale »
Ce sont des Pavanes, disait-il encore, « que nos joueurs d'instruments sonnent
quand on meyne cspouser en lace de la Sainte Eglise une fille de bonne maison...
et lesdites Pavanes sont jouées par hautbois et sacquebutes, qui les appellent le grand
bal et les font durer jusques à ce que ceux qui dancent aient circuit deux ou trois
tours dans la salle, si mieux ils n'aiment la dancer par marches et desmarches. » Dur.iiu près d'un siècle, les grands sujets des premiers b.iliets av.ilciu f.iit leurs
M. UALl.oN, DANSKI R A L Ol'ERA D'arri'N une (.Tavurc du Icmps. {llitliolhégue nj/innj/f.)
LA D.WSI-: AT CRWIi SI i:c 1./:.
ciitrccs aux sons tlo l.i Rivanc. lu non seulement elle tiu en vogue dans les théâtres et dans les cours, niais la bour i;eoisie tranijaise s'y adonnait avec passion.
On voyait alors le cavalier, le chapeau dune main, l'épée au côté, un yrand manteau relevé sur le bras, otlVant "gravement la main droite à sa dame, rii^ide en sa rohe à traîne, pesante, chamarrée d'or et de pierreries. Tel qu'un couple d'idoles, le seigneur et la dame allaient, solennels, en cadence lente.... Avant de commencer la danse, ils s'étaient gravement promenés autour de la salle, et étaient allés saluer les maîtres de la maison. Four égayer un peu l'assistance, on dansait quelquefois une Gaillarde après l'altière Pavane.