‹ La danseChapitre 31 sur 78 · I.e vrr lutt f-l composé de ou.it repas · texte numérisé non relu

I.e vrr lutt f-l composé de ou.it repas

qui

BAI.I.ET DE PY<1MA1.10N (I7')t(l Dapris une traTurc .lu temps. ( DitlintM:iue nalinnjle. )

IIAI.I.KT m l'HlNCE t)E SAI.KKNi; D'après une pravure du icmps.

cependant, par leurs liaisons (selon les ternies de l'art), ne sont qu'un seul pas.

II y .avait aussi une seconde manière plus facile d'exécuter le Menuet : « .^vant le pied gauche devant, vous portez le coqis dessus en approchant le pied droit auprès du :;auche, à la première position, que vous pliez >ans poser le droit à terre; lorsque vous êtes .issez plié, vous passez le pied droit devant vous à la qu.atrième position, et vous vous élevez du même temps sur la pointe du pied, en étendant les deux jambes l'une près de l'autre, et de suite vous posez le talon droit à :<.rre, pour avoir le corps plus ferme et plier Ju même temps sur le droit sans po.ser le gauche et, de là, le passer dev.ant de même que vous avez fait du pied droit jusqu'à la quatrième position, et, du même temps, se ■ lever dessus et marcher les deux autres pas ■-ur la pointe du pied, l'un du droit, l'autre du .gauche, mais au dernier il faut poser le talon .ilin de prendre votre pas de Menuet avec plus Je fermeté » (^'ESTRIs).

Compan dit : « Le nombre des mesures d'air, dans chacune de ces reprises, doit être de quatre ou d'un multiple de quatre, parce qu'il en faut autant pour achever le pas de

LA \ ll.ll.LI>M I. . . i KlNl l: D'après le tableau de Rossi. (Arec jutnrlsjlion Je J. lious3o.l, Mjiizi, JnyiHt cl Cle, iJlt.-frofr)

Dans son Dictionnaire de la Danse, Conipan, qui sYtcnd lonçiicment sur k- Menuet, nous apprend que dans les bals règles il y avait un Roi et une Reine qui ouvraient la danse. Ce premier Menuet terminé, la Reine invite un autre cavalier à venir danser avec elle; celui-ci, la danse terminée, va reconduire la Reine et lui demande, en faisant sa révérence, quel est le nouveau cavalier qu'elle désire. La Reine ayant désigné la personne de son choix, l'autre se dirige vers cette dernière, s'incline profondément et la convie à danser.

Le Menuet fut introduit dans les opéras-ballets. « Les compositeurs en avaient intercalé les airs dans les sonates, les duos et autres espèces de morceaux, dit Vestris, comme ils avaient fait pour la Gigue et la Gavotte. Mais le .Menuet seul, ajoute-t-il, eut uiK- liiiii'iic- durée, et .luiDuririnii iiiiiiie il .i cours d.ius l.i svniplionic. »

Menuet, et le soin du musicien doit être de faire sentir cette division par des chutes bien marqutx-s pour aider l'oreille du danseur et le maintenir en cadence. »

11 y avait différents autres pas de Menuet : le .Menuet en arriére, le Menuet de côté, qu'on appelait aussi Menuet ouvert, mais ils n'étaient que des variantes du Menuet véritable. Les quatre anciens Menuets qui ont marqué dans les annales de la d.tnsc sont : le Menuet du Dauphin, le Menuet de la Reine, le Menuet d'txaudet et le Menuet de la Cour.

LA /M.V.s/:' .suis /.(T/.s A I'

Avec If Menuet, le Passe-Pied et l.i G.ivottc ét.iieiu les d.mse.s les plus en vo^iie.

Nous avons déjà parlé du iireniier; i^u.int A la seconde, elle tut en vo^ue sous Louis XV, mais c'est sous Louis X\'I qu'elle prédomina dans l'art choréi^rapliique, et nous la retrouverons bientôt dans sa plus brillante lloraison.

Hn 17-45, le i^rand Rameau avait introduit la Contredanse dans les ballets. HUe fut accueillie avec une telle faveur, qu'elle lit négliger les Bourrées, le Menuet, la Cosaque et diminua même un instant l'éclat de l'ambitieuse Gavotte.

Li plupart des auteurs attribuent l'origine du mot •< contredanse » à Coiiiiliy-itciinr,

.MLM LT iJi; I..\ CUL R h.nri'i-'" une ^rravurc du .\mii* siècle. (llil'li"llwguc lulioiulc.)

c'est-à-dire « danse champêtre ». L;i Contredanse serait donc venue d'Angleterre. Quoi qu'il en soit, elle ressemble un peu à notre Quadrille actuel.

A l'époque où nous sommes, la pléiade des grands compositeurs, des grands chorégraphes, compte déjà Pécour, Beauchamp, Dupré, Feuillet, Desax et Ballon, qui fut le maitre à danser de Louis X\'. Mais, en dépit de l'éclat qui signala leur passage, ils ne s'écartaient guère de la vieille routine et n'apportaient aucune modilication au fond même des ballets-opéras et des divertissements des opéras. Tout opéra, à cette époque, débutait par des P;isse-Pieds au prologue; venaient ensuite les Musettes au premier acte, les Tambourins au second, et des Chacones et des Passe-Pieds aux actes suivants. C'était la formule consacrée dont on n'osait ou dont on ne voulait pas se départir.

« En tout ce-^ii, dit Baron, ce n'était pas la marche de l'opéra qui décidait, mais des

144 /"'« nAsst: A TK.WHits i.i:s A<ii:s.

considérations ., ;jicnt tout ik dit étningcrcs. Tel danseur excellait dans les

Clucones, telle d.in.scusc dans les Masettes. Or, comme il fallait que dans chaque opéra tous les premiers sujets dansassent chacun dans \cu- •. t que le meilleur danvU Ic

demier, c'était d'après cette loi, et non d'après l'action du poème, que les pas étaient réglés; et cela était d'autant plus inévitable, que jamais le poète, le musicien, le costu-

JJ'^^'^^'^^'^'r^ZKj'. .

Ils l'i.rirs ( iijiEiiiLNS KcpruJuclion d'une (rravurc ancienne d'après Graveloi. (HiMMHè^ue nationale.)

micr, le dtcoratcur ne se consultaient .sur rien. Les lignes étaient tracées; chacun de son coté parcourait éternellement les mêmes, sans s'inquiéter si elles aboutissaient au même point; aussi avait-on la plus grande peine à déraciner le mal. Pour qu'un seul eut quitté SCS habitudes de routine, il aurait fallu que tous les quittassent en même temps; qu'on s'entendit, qu'on se concertât; et c'était demander l'impossible. »

I;nlin Novcrrc vint, et, le priniicr en France... Du feu de son génie il .inini.-i la danse. Aux beaux temps de la Grèce il sut la rappeler : En recou\Tant par lui leur antique éloquence, Les gestes et les pas apprirent à parler.

Nous allons voir que ces éloges étaient justifiés et combien grand tu: son rôle.

/. I l).\\s/-: SDlS I.ol'l.s AI

Nuvcrrc, cticbrc in.iitrc de ballet lic l.i cour de l-"iaiice, et de celles de Stuttgard, de Vienne et de Saint-Pétersbuiiri;, ressuscita l'art de la pantomime et créa le t;rand

'i.lv'.Jt'

.M.\l)l;.M01SLLI.E AI.I.AKU DANS LE UAI.l.ET « IIEUE » Daprcs un Jcssin ilu temps.

ballet d'action tel que nous le possédons encore

de nos jours. Ma.vimilien Gardel, d'Auberval et

Gardel jeune le periectionnèrent et y ajoutèrent

une correction plus parfaite, une élégance plus

raffînée et mieux étudiée.

Noverre révolutionna la danse; il substitu.;

les inspirations de la nature à la banalité routinière. » Un ballet, disait-il, est un tableau ou

plutôt un-.' suite de tableau.v reliés entre eux par

l'action qui forme le sujet du ballet. » Pour lui,

b scène est une toile sur laquelle le compositeur

nurque ses idées, note sa musique, a-^ence la

décoration à laquelle les costumes donnent la couleur. Le compositeur de ballets poursuit une (vuvre anaU)i;ue à celle du peintre. « Bien plus, ajoutait Xuvene, un tableau n'est qu'une copie de la nature; un beau ballet est la nature ellemême, ennoblie de tous les ciiarmes de l'art. » Xous ne discutons pas le juj^ement de Noverre sur l'œuvre jieinte, ce serait sortir de notre sujet. Mais, à cette comparaison, il en ajoutait une autre : « La musique est à la danse ce que les paroles sont à la musique ». Ce parallèle signifie simplement que la musique dansante est ou devrait être le poème écrit qui fixe et détermine les mouvements et l'action du danseur; celui-ci doit donc le réciter et le rendre intelligible par l'énergie et la vivacité de ses gestes, par l'expression vive et animée de sa physionomie; par conséquent, la danse en

N.VIlICNOISLLI K NtSTRIS EN (OSTllIi; DE UEKOÉKE Daprcs un JcsMn Ju teinr». [lUHinlhiqut mUnnile.)

,,,, /,.t/»1N ' I IRM'KKSLKSAlih'i

i^uvn wM Mu^.iia qui doit .w.u.v v. vx,..^,..v. clairement les idix-s écrites de la danse. Non seulement Noverre poussa le scrupule jusqu'à l'exccs J.ins l'ordonnance du ballet, mais il se persu.t.l> .m. li .înisc !>..ii\.iit lôiii lAprimcr.

Ni

iiiKT JojJ, IMi6drc et le Misanihro|\.-.

Ut d'ailleurs un maître de ballet, facétieux, j'imagine, ne prétendait-il point traduire en entrechats et en jetés battus les épif-rammes de Ik-aumarchais ?

Xoverre fit tous ses efforts pour supprimer au théâtre les masques', les paniers et les tonnelets; il s'attacha beaucoup aussi à relever le castume. Les acteurs éuicnt souvent forcés de se négliger, faute de ressources. A cette époque, les premiers sujets recevaient cent louis par an, et les figurants, chanteurs ou danseurs s'estimaient fort heureux avec quatre cents livres. Des chanteurs portaient sur la scène des costumes qui leur servaient depuis huit ans quelquefois, et dont les paillettes flétries ne montraient plus que l'étain et le cuivre. Il eut les plus grandes peines à secouer la tor)>eur qui endormait le théâtre. Il discutait même pied à pied avec le costumier, qui haussait les épaules et l'envoyait

dessiner ses p.is.

Dans le ballet des Horacts, une de ses compositions, Camille apparaissait atïublée de deux monstrueux paniers sur les hanches, avec une coiffure de trois pieds de haut, faite de fleurs et de rubans. Ses frères s'avançaient avec un tonnelet de chaque côté. Les Horaces étaient vêtus de drap autrefois tissé d'or, et les Curiaces de drap tissé d'argent. Cinq boucles de cheveux poudrés à frimas se balançaient h chacune de leurs tempes qu'elles prétendaient orner, et un haut toupet à la grecque, comme on disait, s'élevait en pyramide au-dessus de leur tète, à la manière des toupets des clowns de nos cirques.

I. li 11 y p.irMin jMv i.i;.ti^i..o.i. J'après Castil-Bbze. Celui-ci raconte en eftet que • le 21 janvier 1772 on jouait Castor et Pollux, opéra de Rameau, chéri des dilettanti. et dont ils étaient privi-s depuis quelque temps. Gaétan Vestris devait y danser, au cinquième acte, Pentrée d'.\poilon ; il î sentait le blond Phébus avec une énorme perruque noire, un ntasque et un grand soleil de cui\rc rayonnant sur sa poitrine. Je ne sais quelle raison empêcha Gaéun Vestris de remplir son rôle ce jour-là. mais Maximilien Gardcl fut rappelé pour le remplacer; il y consentit, à condition qu'il p.ir ses longs cheveux naturellement blonds, sans masque et débarrassé des atu-ibuts ridicules dont .Apollon. Cette heureuse innovation fut approuvéx- par le public, et des ce moment les premiers sujets abandonnèrent le masque. On le constna pendant quelques années encore pour les chorist. pour les Ombres, dont le masque entièrement blanc praissait convenir parfaitement aux , repré-semés, pour les Vents et les Furies, l-n i-iiS, les Vents figuraient encore dans le prologue de farart avec leurs masques bouffis, mais ils n'avaient pas le soufflet à la main, comntc autrefois ». — Sans remonter jusqu'aux traditions de la comédie antique, on sait qu'en Frar.cc. à la ville, le masque avait été d'un us-ige fréquent pour les femmes au xvr siècle ei jusjue sous Louis XIII.

LA Dwsr: sors i.oiis w

MO

Aussi quelle piteuse mine t'.iisait Xoverre en cunsiJéiMiu r.itViibleineiU iks pcisoiinai^es de son ballet. Il triompha pourtant, mais après combien de luttes!...

Li révolution que Xoverre apporta dans la danse tiié.ttrale s'imposait. On avait de fort habiles danseurs, les Vestris, les Gardel, les Dauberval, mais ils n'étaient point en état d'exécuter de véritables danses. Ils arrivaient sur la scène, la tète couverte d'un casque ombras;é d'un énorme j\machc, et leur visaj^e disparaissait sous le masque. Du tond du thé.'itre, ils s'avançaient sur la scène avec des bonds prodigieux en déployant avec beaucoup d'art la souplesse de leur taille, chacun faisant valoir l.i beauté de .son bras, la perfection de s;i jambe : ce n'était point l.'i de la danse proprement dite.

« \'oule/-vous savoir Ci.

qu'est la danse théâtrale?. s'écriait un auteur du temps. Transportez-vous aux temps heureux de Fylade et de Bathylle; voyez Pylade plonger les spectateurs dans la douleur la plus profonde, voyez-les pâlir lorsque danse Orcste, entendez les cris passionnés des dames romaines.

Voulez-vous prendre encore une idée de la danse thé.itrale? Ce siècle vous fournit trois ou quatre ballets dans le vrai genre. Quelle impre.ssion ne font ■pas sur vous les fureurs de Médée dans le ballet de l'illustre Novcrrc! Comme notre attention est captivée par la vérité du jeu de Mlle Allard! Comme vous ressentez les douleurs de Creuse, repré.sentée par Mlle Guimard! Comme Jason vous attache! Voilà de la danse théâtrale! »

Parmi les exemples qu'allègue l'écrivain, il n'a garde d'oublier le charmant pas de Sylvie, inventé par Dauberval. Ce n'était ni le nombre des dan.seurs, ni la richesse des costumes et de la décoration, ni les beaux développements des bras et des jambes qui le rendaient intéressant. La scène était très simplement décorée et deux acteurs l'occu-

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