‹ La danseChapitre 43 sur 78 · s' /M.v.v/v'.s' ('//.\Mi'i'rrn/:s · texte numérisé non relu

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AV l'AVS IIRETON. — I.A DANSE IMI-KOVlSEl; D'après le tableau ilo Dcyrullc.

en se tenant par la main, ou devant la demeure des gens auxquels on voulait taire honneur. « Pendant la Révolution, dit Jean Dutrecli, les Farandoles furent fréquentes à Tulle. Elles prirent alors le caractère d'une manifestation violente contre les personnes ou les choses qui rappelaient l'ancien régime. La tourmente passée, la Farandole n'évoqua plus, dans l'esprit des gens, une danse; elle fut inséparable du souvenir des journées révolutionnaires et prit alors moins de place dans les divertissements populaires. Aujourd'hui encore, les soirs d'élections, les habitants se servent du mot « farandole » pour désigner les manifestations flivorables ou hostiles qui se produisent pour ou contre les candidats heureux ou malheureux. »

Au cours de mes voyages, j'ai vu danser une bien gracieuse Ronde chez les paysans de la Sardaigne : ils accompagnaient leur danse d'un chant rythmé à la manière sarde et qui constituait la plus étonnante musique qu'on put entendre. Ce n'est point viainient le son de la voix humaine, mais un bourdonnement musical qui s'enfle, puis décroit, pour s'enfler encore. Parfois une note élevée domine, sonore et pure; puis c'est la basse qui résonne à son tour. Par instants, les voix donnent à l'unis-son en formant une sorte d'accompagnement en sourdine, sur lequel un soliste brode des phrases de mélopée. Ce chant particulier, étrange, qu'il est difficile d'analyser, pourrait .se comparer à des canti-

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! ^ luxqucllcs les buurduiintnxnis l'orgue et quelque chant sacrî* I ; li scrviraiein d'accomp-igncmcnt.

C!'ctaii J.ins le village de Beivi, 1 xirUnigne, sur les flancs du grand < iL-niugcntu, le « mont d'Argent ».

Au son de cette musique sin- ;ulière, jett-e aux vents du soir par es musiciens des montagnes, se L-nant debout, enlacés presque, les cunes hommes et les jeunes filles se sont avancés pour former un cercle autour d'eux. Fuis les jeunes lilies se sont prises par la main et se sont serrées les unes contre les autres; les jeunes gens ont fait comme elles, les deux groupes se .sont unis par un côté, et, doucement, cette sorte de ronde enveloppant les danseurs a tourné, avanijMiit et reculant, réglant la cadence suivant la mélodie des voix.

Tel est le rvthme sarde et la danse du doitro-doiiro. La musique est grave et belle, grave aussi la danse, qui est plutôt un p.is qu'une danse.

Nous trouverons encore en Gascogne la Ronde s'associant aux fêtes populaires et aux cérémonies du mariage.

Mon ami P. KaufTmann entendit un jour, dans ce p.iys, au .sortir d'une me.s.se de mariage, des musiciens entonner un chant aux modulations douces et lentes auquel s'a.ssociérent tous les invités qui formaient le cortège des époux.

LE SERGENT IIELLKPOINTE FAIT HANSER < ATIN « \x marié, dit-il, prt- 0'.iprcsl.i lilhi.fr.iphic UcCharlct.

j./:s D.w.sKs ( ii.imi'i:ti</:s. -.,,,

liant la main de sa fcniinc, les couples Je la ni)co, suivant et se tenant de la même faijon, marchèrent en avant en cadençant leur pas d'im mouvement j^raçieux et très élètiant. Tantôt tournant sur eux-mêmes, tantôt glissant lèt^èrement sur le sol, ils arrivèrent crescendo à une danse vive et animée, dont le mouvement ondulatoire otVrait dans les poses et les attitudes les aspects les plus i^racieux, les elTets les plus inattendus, et rappelait un peu la Farandole des pays provençaux. Cette danse s'appelle le Rondo.

LN KETK l>i; KA.MII.I.l; 1£N UANE.MAKHi Daprcs le tableau Je Munies.

Toujours dansant, nous arrivâmes à la maisonnette rustique, dans la cour de laquelle, sous des ombrages de verdure em|iruntès à la forêt voisine, un excellent repas, en rapport avec la sobirièté connue des invités, était otTert par M. B.... Xuus ne nous finies p.is faute d'y assister et d'y faire honneur.

« ... Les braves Landais, continue-t-il, si passionnés pour la danse, quittaient la table pour se lancer joyeusement dans leur Romlo favori. Ce fut, aux dernières heures du jour, un crescendo formidable, une course véritablement endiablée, folle, terrible même, où, surexcités non par la boisson, mais par l'exercice adoré, tous ces jeunes couples, tournant en mille replis sur eux-mêmes, sautant par-dessus les obstacles, gravissant les plus raides, escaladant, sautant, courant toujours, n'arrivèrent à s'arrêter que lorsque les sons du fifre s'éteignirent devant le souffle épuisé des ménétriers, ce qui

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