‹ La danseChapitre 45 sur 78 · I.A DASSE A Tl( Wrft · texte numérisé non relu

I.A DASSE A Tl( Wrft

' quji une lui» Je plus j'iur!> que b musique

it L iljiiM., comme toutes clioses, iloivrnt, |>our éta* bien . s'ix'outer dans leur milieu.

i i ik»urrée .luvergnaie pivse pour une li.nise louriic, un jKU urossière, avec ce bruit de sabots ou de souliers ferrés TnipinS violemment contre le sol, qui mnrque le troisième temps de la mesure. Surprenez comme moi les couples dans la lande ou dans les pâturages solitaires par un Ivau soir d'été, et quelle iolic et ixiLiiouc vision vous ciiiis<.r\Lrc/ de la scène!

Li IVmrrée est originaire d'Auvtrgne, on la dit dérivé-e d'un Branle très ancien. Elle est pratiquée couramment dans les départements du Qmtal, du Puy-de-D«)me, de la Corréze, de la Haute-Vienne, de la Creuse, dans une partie des départements de la Dordogne, du Lot, de l'.Aveyron, du Cher, de l'Indre, de la \'ienne, de la Charente et de la Haute-Lx>ire, c'est-à-dire le Limousin et l'Auvergne en entier, le Quercy, le Rouergue, le Berri et le Poitou en partie.

D'après un vieux dicton, qui se trouve même répété dans une chanson à danser, les Auvergnats ont la prétention d'être plus habiles à danser la Bourrée que les Limousins, et ceux-ci répliquent que les femmes de leur pays la chantent mieux que les femmes de l'Auvergne :

I \l; »'Mil HV. m ItAH. ('AT.\LAN l».ir><:» un JoMii .II- Mauhn.

Ptr btii la ilaiiiar, l'iiv loin Aitvtrnaly !

Ptr btn la clkiiitar, /'i:vi las l,imou\inasl.

Ht, en effet, les femmes limousines ont un répertoire de Bourrées aussi original que varié. Ces chants, vous les entendrez sur les plateaux rougis par les bruyères, dans les gorges où roulent les écumeux torrents, sous les chênes des forêts mystérieuses, et, comme moi, longuement vous écouterez pensifs et charmés.

Li Bourrée fut mise ;\ la mode à la cour des Valois par .Marguerite, fille de Catherine de Médicis. Le succès qu'elle y obtiju persista jusqu'à la fin du règne de Louis XIII. C'est une danse mimée. Li femme, en ses mouvements, tourne autour de l'homme conmie pour s'en rapprocher, et lui

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s'éloigne et revient pour fuir encore, chiquant ses doii^ts, poussant un cri sonore, fra)-pant ilu jned en siyne d'allégresse et (.le force. iJacli, Haeiulel, Hameau et il'autres maîtres encore ont composé des lîourrées dont le rythme dilTère un peu de la Bourrée

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traditionnelle. Quelques-uns de nos maîtres modernes en ont écrit également des motifs : M. Saint-Saëns, entre autres, dans sa Rapsodlc d' Anvergm , M. Raoul Pugno, dans l'entr'actc de Pitilc Poiurllc, et M. Sylvio Liizzari dans sa jolie Suite d'orchestre.

Les dan.ses catalanes n'ont aucun rapport avec les Bourrées auvergnates ou limousines; elles .se distinguent même de toutes les danses par une mise en scène toute spé-

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