IDYLLE
l'action. Cette association de la i)arri.>un laiiicaudc Kaph!'! i > .fiu.ii,.n\i:ijuii.iumi-iiicia.:)
. ". LA ItAS'SK À TU.W'EKS LES AGES.
po6sic, de la musique et tic U danse plastique donna h la clioré^trapliie des Grecs une
grande beauté et un caracitrrc bien tranché.
Chez les Grecs, des batteurs de mesure accompagnaient la danse, niais diri-
gi-aient l'action, pressant le mouvement, le ralentissant, l'interprétant dans les nuances les plus fu(>ilives. Leurs pieds étaient chaussés de sandales de bois ou de fer, d'épaisseur diiïérente selon les effets qu'iLs se pro|>osaient. Dans les cadences légères, ils frappaient l'une contre l'autre leurs mains munies d'é-cailles d'huitres ou de coquilles, comme
font encore aujourd'hui les ILspagnoLs avec leurs castagnettes.
^7* Les Grecs empruntaient la plupart de leurs danses tngiques à la mytho-
/ V ^^ logie et aux souvenirs des héros. Ils représentaient le plus souvent Saturne
V -' dévorant ses enfants, les amours de la déesse Cvbcle et d'un berger,
Jupiter enlevant Europe, Apollon poursuivant I-éda ou Daphné, le
^» iigcmcnt de FAris.
Comme danses gaies, ils avaient la DipUe, dont les voix marquaient
^■^' '^''^^m '•' cadence; Vtphiknut, sorte de ronde chantée et accompagnée de
- .^^^ musique. Li K'wlv formait un véritable grand ballet, divisé en cinq
J •» SB^ p.irtics : le prélude, le défi, le comb.it, le répit et enfin la victoire.
^jif I..1 Kriiion était un branle d'ensemble dansé et chanté par
■7- f des chœurs; la Pa> aliénai Tettora était exécutée par quatre acteurs
J ^ seulement. Une autre, la Xuloit Caralepsis, se dansait avec un
■ ' bâton à la main. Pvlade excellait dans la Pyladeios, qui avait pris
son nom et fut sans doute une de ses créations. Li Scbislas
Terre cu'urj'iili]! »'«-.« j.nzé., ^'^'''"' "^^'"'^ majestueuse et des chœurs graves l'accompagnaient.
Les Grecs se livraient aussi aux danses comiques. Elles étaient vives et gaies, souvent bouffonnes, parfois tn^me licencieuses. Ixs danses comiques, parait-il, étaient réser\ées à des gens éciiauffés par les vapeurs du vin. Théophraste, dans ses Caractères, va plus loin encore en mettant au nombre des actions d'un homme qui a perdu toute honte celle de danser la Cordacc de sang-froid et sans être ivre. Le nom générique de Cordace serait celui d'un satyre auquel on en attribuait l'invention. Elle était le tiième de toute danse comique et pouvait s'improviser.
Dans la Chréon Apokopé on représentait, en dansant, la coupe des viandes; VHypogoiiés mettait en scène des vieillards courbés sur leurs bâtons.
Dirtérentes danses exprimaient des mouvements souvent ridicules, parfois de gaité loUe; dans la Nihadisiiws, par exemple, les J.inseurs imitaient les bonds capricieux des chèvres.
LES D.WSES .WTIOl'ES.
l>ANSi;i si; i.mi I v' !'•
Iiaprt^ uiiL' Krri' cuilc cyrcnauiiic.
(.UH>i.r .tu t.'iuyrc.)
N'ous citerons encore parmi la vaste chorégrapliie que nou offrent chdque race, chaque province, cliaque ville niùme, la danse Bucolique, la danse des Fleurs ou .■/////.'(•«;<», dans laquelle les Atliéniens répétaient : » Où sont les roses? Où les violettes?... >■ Une de ces danses avait pris même le nom d'un vase employé par les fondeurs d'or. Il y avait la danse de la Démarche noble, l.i Ronde, le Combat, le Mortier. l'Hi^ale, l'Hxhortation, les Tourbillons de poussière, le Justement, les Satvres, la Splendeur. D'aucunes étaient réservées à Hercule victorieux, d'autres repré- ^ sentaient un combat naval, certaines offraient la singularité d'être exécutées par des personnages portant des vases appelés carnos. Dans la danse d'Adonis, les gingriiur, flûtes phéniciennes consacrées uniquement au cuite de ce dieu, marquaient la cadence.
De ces saltations, certaines tiraient leur nom de la flûte des prêtres d'Apollon. lien était qui indiquaient les inflexions du col, et d'autres qu'on dansait avec des bâtons .'i la main. N'ous citerons encore parmi les plus en lion- i "^
neur les danses des Nymphes, les furieuses rondes des Silènes à Lacédémonc, la danse du Javelot, l'Incendie du monde ou la l'able de Phaéton, les danses de la Chevelure, des Genoux, de la Fuite, de la Coupe de verre, la danse Courbée, celle des Lléments, des Jeunes Filles esclaves. Plusieurs ressemblaient à des exercices du corps, on cite notamment une danse rustique consacrée à Bacchus, dans laquelle on sautait à cloche-pied sur des outres pleines de vent et frottées d'huile afin de les rendre glissantes.
On attribuait à Thé.sée l'invention d'une danse dont les exercices imitaient les départs des oiseaux migrateurs. Elle peignait, dit Callimaque, les détours infinis auxquels le héros avait été obligé de se livrer pour sortir du labyrinthe. D'ail
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leurs les p.iN imitant U-s nliurcs des animnux étaient nombreux. On comptait le pas du Hihw, du Vautour, de la Ovuetlf, du Rnianl, et bien d'autres encore.
Sous le nom de Sichmis ou danse satirique, les Grecs avaient un troisième genre de danse théiktrale qui les repos.iit des (motions fortes de la tra^^êdie. Lx-s danses satiriques accomp.tgnaient des chansons lestes, des poèmes licencieux pleins d'allusions scabreuses, de mots risqués. Les danses tragiques étaient quelquefois parodiées par les danses s.itiriques. Des citoyens étaient même l'objet de ces parodies. \x danseur mettait un m.rsquc donnant l'im-ige fidèle de celui qui faisait l'objet de la satire. Les actes publics ou privés de grands jK-rsonnages oflîcieb étaient tournés en dérision par la Sicinnis. On dit que cette sorte de danse était propre surtout aux peuplades de l'Attiquc; 'mais, malgré la finesse de l'esprit athénien, les danses satyriques se dégradèrent au contact des chansons i boire et des poèmes erotiques, accompagnés de gestes indécents, qui firent oublier leur primitive gaité et leur verve mordante.
D'après Ulpien, la Sicinnis était en usage dans les festins. Bacchus avait porté cette saltation aux Indes. C'était la danse particulière aux Satyres. Légère, bscive, variée, suivant certains auteurs, elle fut, sekin d'autres, une danse militaire.
On sait qu'elle fut pratiquée à Rome dans les Pompa ludorum et dans les triomphes. Là, les danseurs s'efforçaient à parodier grossièrement les danses sérieuses.
La danse grecque, si étroitement liée aux cérémonies sacrées, en honneur dans les fêtes publiques et au t!ié.\trc, devait se retrouver dans les réunions privées. Aussi toute fête de famille, tout événement heureux, l'arrivée d'un .imi, le retour d'un voyage, la naissance d'un enfant, son anniversaire, la moisson, la vendange, les récoltes.
INK BACCHANTl D .iprès un dessin de Wallcr Crâne.
LES n.\ v .S' /:■ .s wriorr. s.
•irîi.ii
tout c'tnit prctcxtc pour se livrer
aux divertissements Je l.i J.uise.
Lonf'us, dans ses pastorales, a
décrit Vnpili'iiitii ou tète des vendanges. Ces danses, pratiquées à
l'origine par les membres Je la
famille et caractérisées par des sauts
prodigieux, des exercices d'adresse
avec ou sans accessoires, turent
abandonnées ensuite à des baladins
de profession et aux parasites. Les statuettes de Tanagra, dont nous avons reproduit quelques-uns des plus beaux .spécimens, nous donnent une idée de la grâce des mouvements qu'exécutaient les théories de jeunes femmes, lorsque, dans le décor merveilleux des théâtres antiques, sous le beau ciel de la Grèce, elles se livraient .1 ces danses tant aimées Jun peuple épris de tout ce qui était beau.
Les Grecs, comme le disait justement .\L Emmanuel, n'avaient pas seulement des Apelles et des Phidias; ils avaient aussi des Damans et des Daumiers, Jes Chérets, des Carans J'Ache et des Forains, tous artistes, chacun dans leur genre, et traduisant avec excellence le même instinct d'art. Mais si nous connaissons .assez bien, par lierculanum et Pompéi, la vie familière des Romains, les vases peints de la Grèce ne nous offrent que très incomplètement une histoire de la caricature et de l'impressionnisme. Ce qui nous parait trop souvent fantaisiste ou ridicule est — nous pouvons nous en rapporter là-dessus au livre de .\L Emmanuel — le résultat d'un dessin d'une raideur archaïque ou d'une composition trop naïve ou trop simple.
.Mais ces représentations tiennent aussi au caractère de l'orchestique grecque. « Li liberté qu'elle laisse au danseur dans le choix et dans l'exécution de ses mouvements, continue notre auteur, permet .i la fantaisie de chacun de se domier carrière. 11 suffit de parcourir du reg;U"d la série des vase juints iicnir voir les effets Je cette inJé-
DANSt; 1II-; NV.MI'llliS tiniviirc Ju XMif sicclc, >l:iprcs Ei^L•n,