‹ La danseChapitre 53 sur 78 · MISS · texte numérisé non relu

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1I.\KT()\ 1).\NS 1,1; liAI.I.KT I) • .\Kli;i. Uaprcs une j!raviirc ilu Iciiips.

■ciales qui, en dehors de l'aristocratie, y participéiein. Les dimanclies surtout, les létesdan- .santesde ces baraques étaient pleines d'animation et d'entrain, et leur jo\euse musique égavait tout le quartier. Plus tard, Tinkson, associé à un restaurateur voisin, remplaça les petites chaumières par une salle va.ste et assez luxueuse, la « Grande Ciiaumière ", dont le succès s'ailîrma dés le premier jour, comme il en avait été pour les modestes baraques. Dénoncé en I7<).i au tribunal révolutionnaire conune suspect, Tinkson prend l.i fuite; on ignore ce que devint son associé. Plus tard seulement, on retrouva le petit-fils de cet associé, mariant sa lille au fameux Lahire qui donna .1 la Chaumière la grande vogue dont elle jouit si longtemps. Ceci se passait vers lH j().

/ I ;. ivs/- I Tnwrns- r r^ \nrs

. truu UU>, Uii U pUtiuttu, iidiilL u porit uo Liucrs; un monstre à

ruclm de U l'uison d'or; U Chaumière possède un gardien qui

!i i-.; :i: imot.uirc, mais qui n'en a pas moins toutes stmes de rapjHirts avec ces

npcv'cs vil i^v»'.n.is mytliulofsiqucs : c'est le jK-re I-aliire! Le père Laliire est orné d'un a-il

d'aigle qui vaut h lui seul tous les yeux d'Argus. A son ]H>sie à

^A. jX l'heure du bal, posé dans toute la majesté de sa taille, il réprime

W ' .m le moindre abus qui se pré-sente : vous voudriez vous livrer à

t:n i^alop frénétique... gare h Ixihire! sa voix tonne, il faut se

' .intr.iindre; il a bon pied, bon œil, et saurait vous mettre

\ , I dehors. Lihirc est propriétaire de la Chaumière en même

^A ' / ten>ps que négiviant en vins ; B.icchus et Teq>sichore se

•^ j^ donnent la main, et, .i ce double commerce, il .i

yagné une fortune considérable et un embonpoint tout ù fait notoire.

« Liliire aime la pai.x et l'harmonie, il règne avec simplicité, il inspire .i la fois le respect et l'amitié, s'exprimant avec grâce de la voix et du geste. «

Gavarni, le grand dessinateur doublé d'un homme d'esprit, a dit : « Li Chaumière est un grand jardin où les jeunes gens se réunissent le dimanche pour entendre de la yÇ musique religieuse apris vfprcs. » Cette mu-

sique religieuse, on l'écoutait en se prome-

i..\ T.vdLiiiM liant dans des bosquets et des charmilles, le

l'ar Cbalun. Edwanl Morton, lith.

long de plates-bandes et de tapis de g.izon

tleuris de marguerites et de roses sauvages; cette soi-disant musique religieuse excitait,

sous les constellations des globes de 12.1Z. les danses échevelées qui mettaient sans cesse

aux prises l'autorité et les danseurs.

Li plaquette nous raconte ce qui se passait à la Chaumière dans le carré de la dchucha française.

« Li Cachuchi, invasion castillane, ne sera p.is un fait moins culminant dans l'histoire des hommes que l'importation des pommes de terre.... Un duc d'Orléans, dirat-on plus tard, parvint à une monarchie sous le rè-gne de la Cachucha.

« Je ne parle pas de Mabille ou de Petitpa, ni de tous ces danseurs de ballets qui.

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renfermes dans un cercle de li>^nes tracées, n'exécutent qu'mi jeu mécanique et géométrique; je parle de l'étudiant qui s'abandonne sans j;éne, sans entraves, aux élans du jjénie et de la liberté; je n'entends pas faire l'éloi^e de Taglioni, de l"annv lissier ou de Carlotta Grisi qui, s'assujettissant à des réi^les rigoureuses, ne font pas une pirouette, pas un geste, pas un pas qui ne soit mesuré, calculé, préparé, mais bien de la grisette qui ne suit que les lois de la nature, les mouvements naïfs et sincères du plaisir. « Aux premières mesures du Quadrille, l'étudiant s'est posé académiquement, le pied gauclic en avant, la tète inclinée, le dos cambré et le bras arrondi autour de sa danseuse; celle-ci, la main gauche appuyée sur ré)iaule du cavalier, semble se soutenir comme une fleur aux branches du palmier; de l'autre main elle tient un pli de sa robe en avant, et son écluirpe, serrée autour de sa taille, en dessine les contours. « On part : c'est un pèle-mèle ravissant qui éblouit par sa vivacité, qui électrise par son entraînement; l'un se penche avec nonchalance et se redresse avec agitation, l'autre court d'un bout à l'autre et trépigne de plaisir; celle-ci s'avance rapidement connue dans

une glissade imprudente, et termine par un petit sautillement d'une piquante coquetterie; cellelà passe et repasse avec plus de calme, connue fatiguée, abattue; mais un bond ménagé avec art, un soubresaut frénétique vient révéler de temps en temps les tiertés de ses mouvements, le rallinement de ses attitudes.

« On se mêle, on se croise, 3ooooo FRANCS u"ai>i»ointi;mi;n i> !

Dapris une lilhoirrarhie de Henri .Monnicr. OU se quitte, on se rejoint aveC Une

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