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DANSE ESPAGNOI.i; D'après uni; cau-forti; de (iova. {Ilitlinllic^iic lulimulc.)
lût (.i.in-sc devant ses juges. La raison, l'équiié avaient inspirécet avis. On manda deux danseurs espajlnols des deux sexes; ils dansèrent devant cette auguste assemblée. La grâce, la vivacité de ce duo commencent par dérider le front des Pères; une vive émotion, un plaisir inconnu pénètrent dans leurs ànies; ils battent la mesure des pieds, des mains; la salle du consistoire devient une salle de bal, chaque tminence se lève, suit en cadence les gestes et les mouvements des danseurs, et,
d'après cette épreuve, le Fandango obtint sa grAce et lut rétabli dans tous ses lionneurs. » Cependant les professionnels retrouvent dans le BoIito le souvenir de quelques anciennes danses, de Li Cliacone, par exemple, et de la Sarab;inde.
Le Boléro, qui est exécuté par deux personnes, se divise en cinq parties, d'après Blasis :
« Le pli SCO ou promenade, qui est une e>]ietc d'introduction; le Iniivrsias ou croisé, pour changer la position des places, qu'on f;iit avant et après la dijcrciuias, mesure dans laquelle on change de pas; vient ensuite \^ finale, qui est suivie du hiai parado, gracieuse attitude, ou groupe du couple qui danse. L'air du Boléro est en 24; cependant quelquesuns sont en 3/4. La musique est très variée et pleine de cadences. L'air ou la mélodie de . cette danse peut se changer, mais son rythme particulier doit être conservé ainsi que son temps et ses préludes, qu'on appelle aussi feintes pauses. Les pas du Boléro se font lene à terre; ils sont glissants, battus ou coupés, mais toujours bien trappes. »
Au théâtre, le Boléro est dansé par plusieurs parejas ou couples. Une des plus gracieuses postnras ou attitudes est celle qu'on nomme dar la vtiella. Elle consiste pour le danseur et la danseuse à se retrouver face à face après avoir fait un demi-tour. La danse de la femme est infiniment plus expressive et plus passionnée dans le Boléro que la danse de l'homme.
Si le Fandango dansé par les gens du peuple dépeint la passion brutale et la vie, nos
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i ikiiMJii II ^i" iiuuiiii- ll.lll^ Il iiioiiuc. Ainsi moucrt' imi h.n hj^hs iiii iiK.uii, Il v;.iK"«. «.cnaincmcnt en grâce, nui* il perd de sa fougue.
Ix Holffo ou /W/TH, vif et léger, ne coivstituc pas une danse ancienne, il daterait de la lin du siècle dernier et aur.nt <'i'* in\.iitr ivir Sil>.istiin Catl/u, iili'l>ri JinH-ur du temps de Charles III.
Kn résumé, le Boléro est une danse plus noble et plus distinguée que le l'andango : • Le Boléro enivre, a-t-on dit ; le Fandango enflamme. » — Les deux danses ce|K-ndant sont proches parentes et elles offrent, l'une et l'autre, quelques analogies avec la StguUilla.
Far Seguidilla, on entend aussi bien un certain genre de poé-sies populaires qui accomp.ignent les danses de ce nom, que la danse nationale elle-même connue de tous. Le pas des SfgiiiJillas actuelles fut exécuté, dans la Manche, au commencement du siècle dernier, c'est pourquoi elles sont désignées sous le nom de Segiiidillas manclxgas. G.'pendant des Seguidill.is, très différentes peut-être du pas actuel, sont fort anciennes. Cervantes en parle quelque peu dans son Doii Qtlicliotle, et Mateo Aleman, auteur andalous qui vivait à la fin du \\f siècle, s'en occupe dans son célèbre roman picaresque : Vida y IwIjos Jel picaro Gtismati de AlfaraclK.
« Les édifices, les m.nchines de guerre, dit-il, se renouvellent chaque jour. . . les chaises, une armoire, les tables, les lampes, les chandeliers changent aussi, et il en est de même des jeux, des danses, de la musique et des chansons, car les Seguidillas ont remplacé la Sarabande et feront place elles-mêmes à d'autres danses qui disparaîtront à leur tour. »
« M. Soriano l'uertes, dit le baron Davillier, auteur d'une "excellente histoire de la musique espagnole et l'un des compositeurs les plus populaires de la péninsule, pense que les Seguidillas peuvent être considérées comme les plus anciennes danses d'Espagne, si l'on excepte cependant les baiks en corro (danses en rond) et la Daii:^a prima, encore en usage dans les Asturies et qui remonterait aux âges reculés. Soriano Fuertes pense qu'une grande variété dans les figures, une grâce modeste et beaucoup d'entrain sans licence font de ce pas un divertissement populaire des plus iionnêtcs et des plus gais à la fois et qui contraste d'une manière remarquable avec le laisser-aller quelquefois exagéré des danses andalouses. •
En Andalousie, les Seguidillas occupent .\ tel point tout le monde, petits et grands, pauvres et riches, que les ahamcos de calaiia, éventails populaires, que l'on vend deux ciiarlos. aux abords de la p/<j^rt de toios, les jours de corrida, les caisses jaunes des calesas, les tambous, de basque représentent d'habitude ces sortes de danses. Ce sont toujours des peintures aux vives et éclatantes couleurs qui ne manquent pas d'originalité et dont l'attrait réside justement dans leur caractère naif. Elles rappellent en bien des points les
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{'tninjîLs et lutihmtcs comjHJsiiions omniu les charrettes populaires lie Palerme, qui éblouissaient mes yeux et m'intéressaient toujours par la bizarrerie de leur conception.
II n'y manque jamais une femme à l'attitude à la fois gracieuse et expressive, les mains sur les hanches, la jupe relevée à mi-jambe.
Les Set;uidillas andalouses sont d'un rythme rapide et les cliants qui les accompajinent, les couplets, cot>Ias de hiile, sont d'ordinaire vifs et de la plus franche gaieté.
IN .ME NI' ET D'aprùs le tableau Je D. T. l'ucbla. nnl. /..lurcnl, .i Ma.lri.i.)
Dans la .Manche, la province la plus enjouée de l'Espagne, celle dont les habitants aiment le plus la musique et la danse, les Seguidillas sont improvi.sécs couramment par les poètes populaires : les copias de seguidillas qui courent les faubourgs et les villages, sifflées par les muletiers, exhalées par les tavernes, traversant dans les campagnes l'air embra.sé du jour, sont innombrables :
Dans la Manche les jeunes filles Triomphent dans les Seguidillas....
Les couplets de la Manche sont réputés : certains d'entre eux sont l'objet d'un