Cf. en particulier la figare 14G
334 LA CBOBEGRAPBIB.
334. Deux Hommes. — Les deux danseurs qui,surla figure 128, sautillent l'un devant l'autre, — leur sautillement est marqué par la flexion des genoux (300), — agitent leurs mains à contre-temps. Le danseur A tourne la pauroe en bas pendant que le danseur B la tient en l'air : cette diSîércnce de détail rompt la symétrie '.
La figure 444-5 est un exemple de mouvements simultanés et semblables, fixés à deux moments diamétralement opposés l'un à l'autre. Ces tournoiements emboîtés ont été expliqués plus haut (315).
Les mouvements exécutés par les deux kômastai (415), qui se font vis-à-vis sur la figure 408, sont entièrement dissemblables (303). On peut en dire autant de ceux auxquels se livrent les kômastai du psyctëre '*' ■■■ (190, planche 1). Ces éphèbes sont visible-
ment associés deux à deux; mais chacun danse pour son propre compte et se livre à sa fantaisie orchestique.
Quelquefois l'un des deux danseurs tourne le dos à son c mais il ne cesse pas de le regarder et se tord le cou pour ne pas le perdre de vue (%■ «5).
Pourquoi ne rangerions-nous point parmi les Pas de Deux l'amusante petite scène que représente la figure 486? Le Satyre saute sur place, d'une jambe sur l'autre, en exagé- '*'
rant le relevé de la cuisse (305). En face de lui le bouc s'cs de son mieux.
335- Danse du Pressoir. — Elle s'exécute toujours à deux sur les monuments de basse époque qui nous la montrent. Elle se présente sous une double forme :
ipere,
. Mâme différence de détail ci
a de la Egare 407.
PAS DE DEUX
Fig. 487 : les deux danseurs, jambes enchevêtrées, tournent rapidement de droite à gauche ou de gauche à droite, autour d'un axe de rotation, vertical, qui passe par le centre de la couronne à laquelle leurs mains se retiennent. Ils écrasent, sous leurs piétinements, les grappes qui remplissent la cuve circulaire. Un joueur de flûte double les accompagne;
Fig. 488 et 489 : les deux fouleurs marquent le pas sur place en exagérant le relevé de la cuisse (305).
La symétrie décorative est presque absolue sur la figure 487, qui est empruntée à un bas-relief de terre cuite, fabriqué en Italie, au i*** siècle avant notre ère (18). Nos musées possèdent un certain
Fig. 488.
Fig. 489.
nombre de monuments de cette nature : ils sont conçus dans un style ornemental nouveau qui admet souvent les motifs répétés en pendants rigoureux; c'est là un système de décoration exclu de l'art proprement grec. II est bon d'observer d'ailleurs, en ce qui concerne l'exemple cité (fig. 487), que la danse représentée appelle par sa forme même et par son mécanisme, la symétrie dans la décoration. Elle est une des rares exceptions à la règle générale (333). '
' 336. Deux Femmes. — De chaque côté delà porte d'entrée, à l'intérieur de l'Héroon de Trysa (15), une danseuse tournoie par piétinement sur la demi Pointe, en IV croisée (267) ; le tournoie-
136 LA CHOHBGIIAPHIK.
ment de ces deux hiérodules (407) se fait ea sens ÎDverse. Les mouvements des jambes sont donc semblables et contraires, et l'auteur des bas-reliefs les a exprimés pardes formules antinomiques (277) ; mais il a différencié les mouvements des bras pour ne pas pousser trop loin la symétrie décorative (fig. 490,
T' Z. I^^s deux danseuses représentées
i-rm^ par la figure 492 l'une agite des
crotales et se livre a des sauts sur
place accompagnés de mouvements
qui ont été décrits (305); l'autre,
fig 4M f,^ 4j, qui exagère avec effronterie le geste
delà tunique (44), parait avoir Glissé
en avant la pointe du pied gauche. La tête et les jambes de cette
femme sont dessinées de profil; son Corps est vu de face. Faut-il
par la pensée corriger le dessin (25) ou voir dans cette gaucherie une intention du peintre d'exprimer l'Epaulement (150] h droite? Rien n'est plus charmant que la série des danseuses groupées
PAS DE DEi;X. 337
deux ù deux sur un petit vase du iv° siècle, une pyxis bien connue; mais rien n'est apparemment moins ordonné que chacun de ces Pas de Deux : (fig. 493, 494 ; les figures 369 et 420, qui ont été dissociées, constituent un troisième groupe).
£ Fig. 493, A : Cambrure; jeu du manteau (316);
I Fig. 493, B : Glissés simultanés (226).
l Fig. 494, X : une des formules exprimant la course (82) ;
l Fig. 494, B : jeu du manteau (318) et Cambrure.
(Fig. 420; voyez (310);
I Fig. 369 : Pirouette sur le Cou-de-picd (271).
La dissemblance des mouvements exécutés par les danseuses qui se font vis-à-vis dans chacun de ces trois groupes est si évidente et si complète, qu'on pourrait attribuer ii la seule fantaisie du peintre céramiste la juxtaposition de CCS figures deux à deux. Mai est très vraisemblable (jue cette fantaisie soit inspirée de formes or-
chestiques admises com- '"
munément dans les Pas
dé Deux : chacun des danseurs y conserve son indépendance gym-
238 LK CHOREGnAPHIE.
nastique et c'est dans un rythme commun qu'il faut chercher la raison d'être de leur association.
Lorsque les danseurs se tiennent par la main, — ce qui est relativement rare, — la concomitance de leurs mouvements est nécessairement plus étroite. On peut le constater dans la danse du pressoir (335). La figure 495 en est une nouvelle preuve. Elle exprime que les deux danseuses tournent à petits pas courus sur la demi Pointe, autour d'un axe vertical passant par le centre du cercle qu'elles décrivent sur le sol; les deux femmes sont aux extrémités d'un même diamètre de ce cercle et conservent, en se déplaçant, ces positions respectives.