‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 113 sur 166 · HomiDd dt Femme. — C'est une exception lorsqu'un · texte numérisé non relu

HomiDd dt Femme. — C'est une exception lorsqu'un

homme et une femme, associés dans une danse à deux, se tiennent

ou se touchent; elle ne se produit jamais sur les monuments les

plus anciens ; elle reste très

rare îi partir du iv' siècle.

Dans rOrchestique grecque, l'homme et la femme qui dansent ensemble sont toujours séparés l'un de l'autre ; il semble que, le plus souvent, leur gesticulation ait un sens mimétique.

Sur les vases corinthiens du ^'''- *"■ vil' siècle (9) les Pas de Deux

exécutés par un homme et une femme en vis-à-vis sont assez nombreux, et d'une grossière simplicité. En général, les deux danseurs sautillent en face l'un de l'autre, .ivec quelque symétrie (fig. 496).

On trouvera sur les vases à figures noires (10) de curieuses scènes à deux, qui relèvent bien plus de la mimique que de la danse et dont l'analyse sort de notre cadre. Aucune symétrie d'ailleurs dans les mouvements représentés; chacun des deux associés s'escrime pour son compte et à sa manière (6g. 497).

PAS DE DEUX

Le Satyre et la BacchaDte qui se tournent le dos et que montre

la figure 498, exécutent une sorte de Pas assez remarquable, qui

n'est pas sans analogie avec ^^

certaines figures de la gigue ^-ffes^-,

anglaise. De même que les ^^^^Ç^-^

deux danseuses de Pompéî '-"""''^^

(fig. 495), ils décrivent sur le &r\

sol une piste circulaire, en i^W-^

conservant leurs positions res- ^^s^^-^^^

pectives aux deux extrémités ^^ ^ d'un même diamètre. Mais ils

Fis. iK.

restent opposés dos à dos et

se déplacent en sautillant d'une jambe sur l'autre, le corps légèrement incliné vers le centre du cercle.

On a décrit (311) un Pas de Deux à contre-temps. 338. Homme et Femme se tenant par le cou ou par la main- — Des trois figures 490,500,501, représentant des couples de danseurs, lu dernière seule exprime un Pas orchestique h proprement parler. Sur la figure 499 un Satyre jouant de la double flûte pré- ^__--^ cède les deux Bacchants, jeune homme et jeune fille qui se tiennent par le cou et s'avancent du même pas. La femme porte une torcbe. Derrière le couple voltige un Eros Hermaphrodite qui agite des cymbales. Le

mouvement de nos deux Fit'. **>.

personnages ne peut guère

être considéré que comme une marche cadencée. On peut y voir un joyeux départ pour Cythère, au son des instruments. L'allure de ces deux autres jeunes gens (fig. 500) est la même; ils sont moins étroitement enlacés. La femme porte un candélabre. Deux personnages précèdent le couple ; une joueuse de flilte et un éphèbe; celui-ci tient un vase de sacrifice et une bandelette. Toute la bande

LA CaORÉGIlAPHlE.

se rend à une cérémonie religieuse en rythmant ses pas sur les mélodies de la flûte. La scène est orchestique, dans le sens le plus large du mot.

La figure 501 a été relevée sur un vase dont la technique est de i dont la d<5coration est charmante.

Le couple représenté est, cette fois, un couple dansant. Le danseur est un jeune Pan, cornu, à pieds de bouc. Il conduit la jeune fille par la main, en lui relevant le bras, un peu à la façon de nos élégants du xvii" siècle. On peut se demander si cette jolie peinture n'est pas une allégorie, ou un trait de la légende d'Écho. La belle insensible parait ici Fig. 501. traitable. Pan rythme avec

ses doigts [àitoxpOTr.ua] les petits pas qu'elle esquisse sur la demi Pointe : on dirait d'un Tempo di Minuetto. Le geste de la tunique (44) est d'une exquise élégance.

11 est probable que, sous cette forme mythique, le peintre céramiste a reproduit une danse dont les modèles vivants étaient sous ses yeux; s'il en est ainsi, ce Pas où l'homme et la femme se tien-

Page 1