‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 114 sur 166 · PAS DE TROIS · texte numérisé non relu

PAS DE TROIS

nent par la main, est une création récente. Nous ne connaissons pas de monument antérieur qui puisse servir de prototype h celui-ci, qui reste une exception. Le motif qu'il présente ne fit pas fortune; ni les vases du m® siècle, ni les bas-reliefs hellénistiques, ni les plaques de terre cuite décoratives (18), ne témoignent de son succès. Cela tient sans doute a ce que jamais, ou presque jamais, un homme et une femme associés dans la danse ne se touchaient la main.

339. Les trois exemples précédents n'infirment donc point cette règle invariablement appliquée dans TOrchestique grecque : l'homme et fa femme, lorsqu'ils dansent ensemble j restent séparés F un de l'autre.

Il ne faut pas tenir grand compte des couples enlacés qui voltigent sur les fresques de Pompéi. Ces figures aériennes, purement décoratives (317), ne sont qu'une imagerie bachique et amoureuse, dont la valeur représentative est suspecte. Du reste, bien qu'elles soient directement affiliées à l'art grec, elles sont d'une époque très basse et peuvent être inspirées de formules orchestiques italiotes.

Les faussaires ignorent la répugnance des Grecs pour le couple enlacé dansant : il circule des terres cuites qui nous montrent Satyre et Ménade exécutant un Pas de Boston, les bras à la taille. Ce détail est à lui seul une marque de fabrique.

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